Trump annonce qu’il «a l’intention» de fermer sa fondation

Dakarmidi – Le président élu Donald Trump a annoncé samedi son intention de dissoudre sa fondation caritative, qui fait l’objet d’une enquête du procureur général de New York. Donald Trump n’a pas précisé le calendrier prévu pour le démantèlement de ses oeuvres de bienfaisance mais a annoncé vouloir « éviter ne serait-ce que l’apparence d’un conflit avec mon rôle de président ». L’homme d’affaires doit entrer en fonction le 20 janvier.

Le procureur général de New York, Eric Schneiderman, a ordonné en octobre à la Donald J. Trump Foundation de cesser de recevoir des donations, l’accusant de déroger aux lois de l’Etat requérant un enregistrement auprès des autorités locales. Le Washington Post avait révélé plus tôt une série d’irrégularités dans la gestion de la fondation, notamment l’usage de fonds de bienfaisance pour régler des litiges juridiques visant les affaires Trump. Samedi, une porte-parole du procureur général a annoncé que Donald Trump ne pourrait dissoudre sa fondation pendant la durée de l’enquête.

« La fondation Trump fait toujours l’objet d’une enquête par ce bureau et ne peut légalement être dissoute avant que cette enquête ne soit achevée », a dit Amy Spitalnick, sans préciser de date. Donald Trump s’est dit « très fier » de l’argent levé par sa fondation et a dit que la structure avait fonctionné « essentiellement à coût zéro pendant des décennies ». « Mais parce que je vais consacrer tant de temps et d’énergie à la présidence et à la résolution des nombreux problèmes auxquels est confronté notre pays et le monde (…) je ne veux pas que ce bon travail puisse être associé avec un possible conflit d’intérêt ».

Créée en 1988, la fondation Trump n’organise aucun programme de charité en propre, mais donne de l’argent à d’autres groupes de bienfaisance. Cette semaine, Donald Trump a annoncé que son fils Eric cesserait de lever de l’argent pour sa propre fondation en faveur des enfants malades afin d’éviter tout soupçon de conflit d’intérêt. Il a toutefois estimé que c’était une « honte » que de devoir mettre fin à l’oeuvre.