Sheikh Alassane Sène  » Tarëe Yallah  » annonce la sortie d’une oeuvre poétique dédiée à Cheikh Ibrahima Fall

Dakarmidi- Au commencement était l’écriture, et l’écriture fût doté aux hommes.

Parmi eux, un homme, un écrivain, un poète d’une dimension hors norme, exception parmi les exceptions qui vient de nous régaler encore une fois d’une nouvelle production poétique en version électronique.

Sans commenter je vous laisse en exclusivité cette publication de cet homme, amoureux du prophète Muhammad (Psl), son nom : Sheikh Alassane Sène  » Tarëe Yallah  » :

 

J’ai l’immense honneur de vous annoncer la sortie, dans les tout prochains jours, en version électronique, de cette œuvre poétique que j’ai dédiée à Cheikh Ibrahima Fall. Cet opuscule est une invitation à la méditation sur la vie d’un saint homme qui a cherché à entrer dans les grâces divines et qui y est arrivé avec la plus prestigieuse des mentions. Voilà pourquoi le destin de Cheikh Ibra est fabuleux.

Un court extrait …..

Tout le monde soufi est fasciné par la rencontre entre Rûmî et son maître spirituel Shams ed Dîn Tabrîzî à Konya

C’est à travers le livre écrit par son père « Ma’ârif » qu’il [Rûmî] a accès sa recherche pour trouver son maître [Shams ed Dîn Tabrîzî]. Une rencontre des plus exceptionnelles qui eut lieu finalement en 1244. Le maître Shams ed Dîn Tabrîzî vient avec un livre miracle qu’il a écrit sur les « maqâmât ». Ils passèrent ensemble 16 puissants mois, et la jalousie des disciples de Rûmî a poussé le maître à s’éloigner de son disciple et à élire domicile à Damas, loin de la terre de leur rencontre. Naquit alors le Samâ, cette union liturgique avec le divin qui lui permit de retrouver son maître dans un tout autre état de fusion.

Cette parenthèse que j’ai ouverte est uniquement destinée à attirer l’attention des savants soufis et du monde intellectuel, qui prennent souvent référence à la puissance de la relation qui liait ces deux saints hommes et qui pourtant, ne saurait être comparée à celle de Cheikhoul Khadim et de son illustre disciple Cheikh Ibra Fall survenu au 20é jour du mois de Ramadan en 1883, soit 639 après celle de Konya.

Il fallait être uniquement Cheikhoul Khadim pour être le directeur de conscience d’un aussi éminent maître, en la sainte personne de Cheikh Ibra Fall.

Le manifeste de la foi, la voie mystique avec l’éveil de la conscience rallient le sens profond de l’unicité de la création avec autant d’amour fixé à un seul idéal, l’obtention de l’agrément du Seigneur.

Alors, est affichée la compréhension intelligible de ses deux Attributs: le Seigneur des univers et le Seigneur des humains. Et ensuite comment arrive-t-on à adhérer à la haute station? Soit emprunter l’état spirituel ou le laisser vous envahir! Cheikh Ibra a réussi à jumeler ces deux phases, réussissant ainsi une mission jamais sondée auparavant, sans verser de sang, isolant les jalousies, freinant intelligemment les ambitions démesurées des uns et des autres et se focalisant sur son objectif, l’agrément du Seigneur via son illustre guide, Cheikhoul Khadim.

À la place de l’amour des biens et des siens, Cheikh Ibra est tombé amoureux de Dieu, ce sublime Créateur à travers qui, Cheikhoul Khadim lui-même cherchait à nouer contact avec le Saint Illustre, Tâ-Hâ (psl).

Voilà pourquoi j’ai décidé de le chanter. Un honneur à tout prix, celui de magnifier le saint homme dans ses multiples dimensions d’homme de Dieu avec sa grande capacité d’élever une philosophie sans soulever des tensions ni des révoltes autour de lui. Beaucoup de guides n’ont pas pu produire toutes les œuvres qui sommeillaient en eux, à cause des conflits qui ont marqué toute leur existence. Voilà pourquoi le cas d’université Cheikh Ibra est intéressant à plus d’un titre, ….