Popenguine 2018 : l’église sermonne les politiques, s’engage pour la protection des jeunes et appelle les sénégalais à se mettre en mouvement

Dakarmidi – Les rideaux sont tombés sur la 130 ème édition du pèlerinage marial de Popenguine. La cérémonie officielle de l’événement de la communauté chrétienne du Sénégal s’est déroulée ce lundi en présence de l’Archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye et aussi des autorités administratives avec une délégation dirigée par Aly Ngouille Ndiaye.  Le ministre de l’Intérieur était en compagnie de plusieurs membres du gouvernement dont les ministres, Serigne Mbaye Thiam, Samba Sy, Abdoiu Ndéné Sall…

L’autorité suprême de l’église du Sénégal a dans son discours, appelé les acteurs politiques sénégalais à revoir leur conduite s’appuyant sur le contexte actuel qui prévaut dans le pays. L’archevêque de Dakar a aussi lancé un appel par rapport aux rapts d’enfants et aussi sa vision de la situation qui prévaut dans les universités sénégalaises. µ

« Pouvons-nous encore nous prévaloir d’une culture sénégalaise bien encrée dans la religion lorsque les principes fondamentaux, de la protection, du respect de l’autre… sont encore bafoués. Les situations de violence physiques ou verbales, sont devenues que trop récurrents (…) pour être des faits isolés. Comment ne pas s’indigner, du fait que ces violences soient exercées sur des enfants innocents à des fins inavouées ? Comment ne pas de désoler de ce que le terrain politique au lieu d’être le lieu de croissance positive d’une Nation, le terrain de débat opportun, vrai pertinent et civilisé devient de plus en plus dans notre pays, un champ de bataille, un terrain de lutte pour des intérêts partisans ? », a laissé entendre Monseigneur Benjamin Ndiaye dans son discours lors de la cérémonie officielle de la 130 ème édition du pèlerinage marial de Popenguine.

Le chef de l’église du Sénégal a aussi tenu à se faire avocat de la jeunesse. Il a fermement dénoncé la situation des jeunes allant des meurtres d’enfants aux problèmes de l’éducation sénégalaise. « Comment ne pas se préoccuper des dangers que l’ont fait courir à l’avenir de nos enfants et de nos jeunes ? L’école et l’université sénégalaise avec des gréves cycliques et des lenteurs administratives. Comme nous le savons, le développement d’une Nation est surtout avec des infrastructures modernes, l’attention et la diligence portée par la conscience, à travers l’éducation aux valeurs ».

« Chers sénégalais, mettons-nous en mouvement vers un réel changement de mentalité et de comportement qui promeuvent la sécurité, l’équilibre des chances et la justice. C’est un appel plein d’espoir que je lance. Pleinement conscient que nous disposons d’hommes et de femmes de valeurs », a conclu Monseigneur Benjamin Ndiaye.
La rédaction