Ouverture de l’AIBD : « A nouvel aéroport, nouveaux taxis! « 

Dakarmidi – Pour ne pas créer de désordre esthétique, voire un chahut « architectural »,  les autorités ont pris l’option de mettre en service de nouveaux taxis sur les parkings de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Les vieilles guimbardes « jaune-noir » qui officiaient à Léopold Sédar Senghor sont désormais hors circuit.

Du coup, les « taximen » qui gagnaient leur vie à Dakar-Yoff et qui sont censés assurer à présent la navette entre la capitale et le nouvel aéroport de Diass, devront impérativement remplacer leurs bagnoles par des véhicules neufs.

Le problème, c’est qu’ils n’ont pas les moyens de cet investissement. Très en verve, parce que cette question lui tient à cœur, Ousmane Sarr, président des chauffeurs de taxis de l’aéroport (Gie RCPT/A,) soutient : « Si on doit nous déplacer sans pour autant tenir compte de certaines conditions et ne pas nous aider à  faire partie des taximen qui seront installés là-bas, ce sera un grand problème. Nous reconnaissons tous que, pour un nouvel aéroport aussi moderne, il faut des taxis neufs. Nous en sommes conscients et c’est pourquoi nous interpellons l’Etat aux fins qu’il nous aide à acquérir des taxis neufs pour pouvoir continuer notre travail. »

Pour sa part, Mamadou Niang, chauffeur de taxi affirme qu’il n’y a aucune inquiétude à son niveau. « Je pense que je n’ai pas trop de soucis à me faire sur ce point. Si on ne nous donne pas de ces taxis neufs, cela ne m’empêchera pas de vivre et de continuer le travail. Il faut aussi savoir qu’on ne gagne pas beaucoup d’argent dans cet aéroport puisque nos compatriotes passe tout leur temps à marchander et ont réussi à transmettre cette manie  du « wahalé » aux étrangers. On peut rester ici toute la journée, et ne gagner que 5000 FCFA. C’est pourquoi, dès qu’on se fait pointer, puisque le garage est très bien structuré, on part chercher des clients hors de l’aéroport. Sinon on ne gagne rien » soutient le trentenaire. Poursuivant son propos , il lance : « je ne vais pas me tuer pour avoir un de ces taxis. Si j’en obtiens un, je remercierais Dieu. Au cas contraire, il n’y à pas de péril en la demeure. Car je le dis ici, personne ne pourra nous empêcher d’emmener nos clients à Diass. »

Néanmoins, ils sont presque 500 taximen qui espèrent bénéficier de ces nouveaux taxis qui seront mis à la disposition des conducteurs qui seront transférés à l’aéroport Blaise Diagne.

La Rédaction