Ousmane Sonko revient encore de plus belle et souligne les errements du régime qui ont coûté au Sénégal, des milliards de Fcfa

Dakarmidi – Ousmane Sonko est  très actif ces derniers jours, après une longue période dans l’ombre. Il refait surface en effet après son commentaire sur la démission du juge Ibrahima Dème, le président des Pastef revient en soulignant les errements du régime, notamment avec les milliards dépensés dans l’organisation du Référendum, et d’autres activités  du régime, qu’il considère comme un gaspillage des ressources du Sénégal.

« je m’adresse de moins en moins à une classe politique traditionnelle généralement corrompue, arrogante et incompétente, et de plus au peuple, seul détenteur de la souveraineté. En effet, ce qui se passe dans ce pays interpelle désormais plus le peuple que la bande de politiciens responsables du cancer économique, politique et social qui nous ronge. A propos du referendum par exemple, nous vous avions dit que le projet de constitution ne consacrait aucune avancée significative et que cette mascarade, pour maquiller un wax waxète présidentiel sur la réduction du mandat, ne méritait pas un gaspillage des deniers publics. », souligne l’ancien inspecteur des impôts.

Le patriote étale une liste d’activités qui ont coûté au contribuable sénégalais des milliards de Fcfa « 1°) Nous vous avions dit que le referendum ne couterait pas 3 milliards comme annoncé par le ministre de l’intérieur (ou ministre de la fraude électorale en préparation); le gouvernement rua sur les brancards pour nous traiter de menteur. Au finish, la loi de finance rectificative, intervenue au mois de mai 2016, consacrait des crédits cumulés de plus de 10 milliards (sans compter les milliards dépensés pour l’organisation de la campagne du camp au pouvoir).
2°) Nous vous avions dit que le projet de maquillage constitutionnel ne réglait pas la question du déséquilibre des pouvoirs au Sénégal. Laquelle se manifestait, pour ce qui est de la justice, sous trois aspects essentiels: le Président de la République devait cesser de présider le Conseil supérieur de la magistrature, l’inamovibilité des magistrats devait être garantie et les conditions de nomination revue. A la place, le Président et son constitutionnaliste ne firent qu’augmenter le nombre des « sages » du Conseil constitutionnel de 5 à 7: l’indépendance de la magistrature, version wathiatia, se résumait à ça. Aujourd’hui, les sorties réccurrentes de l’UMS et le coup de gueule de Dème nous rappellent que « le mensonge à beau être rapide, la vérité le rattrape toujours ».
Il conclut en disant : « Tous ces milliards pour une mascarade referendaire n’auraient-ils pas été plus utiles à acheter des machines de radiothérapie, ou d’IRM, à remplacer nombre des 6000 abris provisoires par des salles de classe. Le budget alloué à ce machin des collectivités locales pour caser des reliques politiques, fruit de ce referendum, n’aurait-il pas mieux servi ailleurs?
Face à ces questions, certaines « colères » sont franchement risibles.
Ce qui l’est moins, c’est l’attitude du peuple sénégalais, toujours spectateur passif. Ce même peuple qui avait voté majoritairement OUI au referendum de mars 2016. »