Me Assane Dioma Ndiaye : « avoir un avocat comme ministre de la Justice ne garantit rien… »

Dakarmidi – Le président de la Ligue sénégalaise des Droits de l’Homme était, ce vendredi 19 avril, à Kaolack lors de la journée de clôture de la session des Chambres criminelles du Tribunal de Grande Instance. Une occasion qu’il a saisie pour faire une plaidoirie pour une justice hors des influences politiciennes et une fin sans délai des longues détentions provisoires.

« Maître Malick Sall est un grand avocat qui a fait plus de 35 ans de carrière donc il connaît les problèmes, mais cela ne garantit pas qu’on aura une meilleure justice parce que les meilleurs ministres du secteur n’ont pas été des hommes du sérail. Il a été nommé en tant que politique mais il doit se souvenir qu’il est dans un domaine technique autrement dit il doit cultiver le devoir d’ingratitude envers l’exécutif », a affirmé Me Assane Dioma Ndiaye.

« Les longues détentions provisoires : cancer de la justice »

« Bien que des efforts ont été faits par le ministère de la Justice avec la réforme des Cours d’Assises en Chambres criminelles qui sont devenues des audiences périodiques, le problème reste entier notamment dans les régions comme Thiès ou Dakar où le pourcentage des dossiers criminels est plus élevé », a révélé l’avocat.

Pour des pistes de solutions, le droit de l’hommiste nous informe qu’il y en a à la pelle. « Les audiences des Chambres criminelles doivent être plus fréquentes, mieux les mandats de dépôts dans les affaires criminelles doivent être limités comme ils le sont en matière correctionnelle où ils ne dépassent jamais 6 mois. Mieux les peines alternatives comme les travaux d’intérêt général dans les services publics, permises par la Loi doivent être aussi appliquées par les juges », a-t-il listé.

Galsen221