Maoloud 2016 : Sens et origine d’une célébration

Dakarmidi – La communauté musulmane célèbre, dans la nuit du dimanche au lundi, la naissance du Prophète Mouhamed (Psl). Une célébration qui revêt un cachet particulier puisqu’il c’est ce jour que le Prophète (Psl) est venu au monde…

Célébré chaque année, le Maouloud, ou Gamou en Wolof, rappelle le souvenir d’une naissance qui a marqué une nouvelle ère d’espérance pour l’humanité toute entière. De sa venue au monde, qui a eu lieu en 570 à la Mecque, à son rappel à Dieu, survenu en 632 à Médine, le Prophète Mohamed a toute sa vie durant mené une lutte sans merci pour l’affirmation de la dignité humaine qui a été longtemps bafouée. C’est ainsi qu’il livra d’épiques batailles dont les plus mémorables furent, entre autres, celles de Oukhout et de Badr.

En butte à l’hostilité des siens, les Khouraichi, le Prophète Mouhamed (SAW) quitta la Mecque en 622 pour aller se réfugier à Médine : C’est l’hégire. Dès lors, il put compter sur le soutien indéfectible de quatre hommes dont la grandeur d’âme, le désintéressement, l’abnégation et surtout la loyauté, n’ont d’égal que leur foi en Dieu et leur attachement au fils de Abdallah et de Aminata. Ainsi surnommait-on le Sceau des Prophètes. Ils ont pour noms Ababacar, Omar, Ousmane et Alioune.

Rassembleur hors-pair, pacifique dans l’âme et fin stratège, le Prophète Mohamed (SAW) a su mener une croisade contre le règne de l’obscurantisme et le primat de la force sur le droit. Messager lumineux de Dieu, il se fixa pour objectif sublime, et c’est Lamartine qui nous l’apprend, de « saper les superstitions interposées entre le créateur et la créature, de rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, de restaurer l’idée rationnelle et sainte de la divinité dans ce chaos de Dieux matériels et défigurés de l’idolâtrie. » Ainsi, avec une poignée d’hommes, dans un coin du désert de l’Arabie, démunis mais armés de foi, il a su hisser le message universel sur les cimes.

Un résultat spectaculaire à plus d’un filtre que d’aucuns n’ont pas hésité, à juste raison d’ailleurs, de qualifier de « foudroyant succès sans commune mesure avec les maigres moyens dont disposait Seyyidouna Mouhamed (SAW) ». C’est pour célébrer cet homme exceptionnel et multidimensionnel que la Umma Islamique, à la suite de Mouhsir Abou Zaïr, Roi de Harbal, pays situé à la frontière entre l’Iran et l’Irak, se fait le devoir de célébrer le Maouloud Al Nabi qui marque le jour de sa naissance. S’étant approprié ce « Bida Hassana »,

Innovation positive, des érudits comme El Hadj Malick SY, Baye Niasse, etc. entreprirent de donner à cet événement toute sa solennité pour rendre gloire à Dieu, l’implorer et guetter son pardon. Quoi de plus naturel pour célébrer un être d’exception dont Lamartine disait qu’il est « philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels d’un culte sans image, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel.

Rewmi