Mali : l’état d’urgence prorogé de six mois jusqu’à fin octobre

In this photo of Thursaday, Oct.21, 2010, Al-Shabaab fighters display weopons as they conduct military exercises in northern Mogadishu, Somalia A failed offensive by Somalia's strongest insurgent group has left at least 20 people dead as the Islamist group attempted to recapture a district in southwestern Somalia from government forces, an official and a witness said Friday. The attempt by al-Shabab, an al-Qaida-linked Somali militia, to win back a district near Kenya's border left 12 people injured, said local resident Osman Gelle. Gelle said the violence, which started Thursday afternoon, was the worst he had seen in more than a year. Somali government forces took over the Beled-Hawa district last Sunday in an offensive launched to take back areas held by militants. Al-Shabab militants took control of the area in Jan. 2009 after Ethiopian troops, who had entered to support Somalia's transitional government, withdrew from Somalia. The militia group briefly lost control of the town in Aug. 2009 to Ahlu Sunna Waljamea, a moderate Islamist group allied to the government. (AP Photo/Mohamed Sheikh Nor)

Dakarmidi – Réunie vendredi, l’Assemblée nationale a prorogé « l’état d’urgence jusqu’au 31 octobre 2017 sur l’ensemble du territoire », le projet de loi « a été voté à l’unanimité des députés présents », a dit cette source, sans plus de détails.

Cette mesure d’exception a été instaurée à plusieurs reprises dans le pays depuis l’attaque jihadiste contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre 2015 (20 morts, outre deux assaillants tués).

Il a été rétabli pour la dernière fois le 19 avril pour dix jours par le gouvernement en raison, selon un communiqué officiel de « la persistance de la menace terroriste ainsi que des risques d’atteinte grave à la sécurité des personnes et de leurs biens ».

L’état d’urgence accorde notamment des possibilités d’intervention accrues aux forces de sécurité et restreint les rassemblements.

Il a été réinstauré après une nouvelle attaque attribuée aux jihadistes le 18 avril à Gourma Rharous, dans la région de Tombouctou (nord), ayant fait cinq morts et « une dizaine de blessés » parmi les soldats maliens, selon un bilan officiel.

La force française Barkhane de lutte contre les jihadistes au Sahel est intervenue et a neutralisé « une dizaine de terroristes », avait indiqué l’état-major français le même jour.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur d’une rébellion touareg qu’ils avaient fini par évincer.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques.

La Rédaction