Gambie : Un fou assis sur un trône

Dakarmidi – Certains aspects de l’histoire d’hier sont tapissés de faits désastreux qui ont très souvent terni l’image de l’humanité pourtant en marche vers l’accomplissement d’un rêve de fraternité et surtout de raison. Ces faits sont l’œuvre d’hommes puissants installés au toit du monde, on ne sait par quelle baguette magique. J’en citerai  l’exemple de NERON, cet empereur romain qui régna de l’an 54 à 68 en basculant dans la cruauté et en assassinant sa propre mère, sa femme et tous ceux qui étaient autour de lui à cause d’une mégalomanie absurde et teintée de folie.

Sa cruauté sans pitié faisait qu’il persécutait toutes les personnes qui s’opposaient à lui avant de détruire Rome par un incendie incontrôlable. Il finit par se suicider emportant dans sa tombe toute la honte Julio Claudienne. Aujourd’hui, un fou assis sur un trône est né dans cette partie ouest de l’Afrique en la personne de Yaya Diameh qui régna sur la Gambie lovée en plein cœur du Sénégal pendant plus de deux décennies battant ainsi la durée du règne de son modèle et fan NERON.

Petit capitaine venu au pouvoir par un coup d’Etat qui a renversé Daouda Diawara père de l’indépendance de la Gambie, il élimina tous ceux avec qui il avait conquis le pouvoir pour finalement se poser en maitre absolu habillé d’un manteau de dictateur aux élans dévastateurs. Battu à la régulière aux élections présidentielles de Décembre 2016, Dieu qu’il invoque malhonnêtement, délia sa langue et l’obligea à reconnaitre sa défaite devant le monde entier.

Se rendant compte de sa gourde, il se rétracta en invoquant des malversations dans le vote de ses « SUJETS » avant de plaider pour l’invalidation des élections auprès d’une cour suprême fantôme composée d’étrangers dans la plupart des cas. La communauté internationale prit fait et cause pour son challenger Adama BARROW démocratiquement élu par ses compatriotes. Nul doute que Yahya Jammeh veut, à l’image de NERON, mettre le feu dans son pays avant de se suicider lâchement comme le font les despotes et les sanguinaires à la fin de leur règne.

Puisse le sens de l’honneur des militaires se réveiller en lui à temps avant que le déluge n’emporte son peuple. S’il avait lu les mémoires de Pinochet, il se rendrait compte que les dictateurs finissent toujours mal.

 

La Rédaction