Exclusif : Abéné : les résultats de l’enquête publique, 93% disent NON

C’est avec un pourcentage qui tourne autour de 93% selon les chiffres à notre disposition, que le Non à l’usine chinoise d’Abéné s’est prononcé. Ceci à la suite de douteuses transactions et autorisations administratives que la SPH s’est implantée dans cette paisible cité touristique. Mais, il aura fallu le temps d’une rose pour que les populations qui étaient embarquées dans ce projet par une Mafia politico-affairiste sous fonds de soutien d’une hydre administrative qui a fini de démontrer que « Qu’ils se servent de la Casamance en desservant l’Etat. Briefé par une fiche des Renseignements avant son départ pour Moscou , le Président Macky Sall promet de mettre fin à cette hydre dans les prochains jours. Enquête!
Que n’a t-on pas entendu depuis que votre site préféré et le très sérieux quotidien SourceA ont récemment publié l’énorme scandale qui est à l’origine de l’arrivée des chinois en passant par l’obtention d’extension d’autorisation de production de farine de poisson et d’huile pour une industrie qui, à l’origine, devrait se limiter à la congélation des produits halieutiques comme l’atteste le cahier de charges en notre possession.
Aux premières heures de la période d’essai, les populations se sont rendues compte de la supercherie faite à leur encontre par les chinois en complicité avec l’administration. Car, en fait d’usine de congélation, c’était carrément une industrie polluante et dangereuse qui a été installée à leur insu. D’où le courroux qui a débouché sur des manifestations monstres au point que le très patriote et responsable Ministre de l’Environnement, Mame Thierno Dieng ait instruit le gouverneur Guedj Diouf d’instaurer une enquête publique et d’envisager la délocalisation de ladite usine dans les plus brefs délais.
Une chose est sure, aussi bien à Gunjur en Gambie qu’à Abéné, Saint Louis et Kafountine,les chinois ont mis mis beaucoup d’argent sur et sous la table.
En Gambie, il a fallu une surveillance de l’unité industrielle par la police pour éviter le pire. Car, pour les populations impactées, cette usine est une grave menace pour la sécurité et la santé publique. L’entreprise chinoise qui produit de la farine de poisson, a été prise sur le fait en train de déposer ses déchets et des poissons morts le long de la côte et des communautés avoisinantes.
Plus grave, l’usine dégage une mauvaise odeur intense qui rend les gens malades, détruit nos réserves de poissons et pollue les eaux. C’est une menace directe pour la vie et les moyens de subsistance des populations de Gunjur, Kombo et de la Gambie dans son ensemble. Pourtant, cette entreprise appelée Golden Leaf Factory continue d’opérer sans contrôle par le gouvernement depuis l’année dernière sous l’administration d’Adama Barrow. Pourquoi?
1er juin, début de l’enquête publique 
Plus d’un an après le démarrage des activités de la SPH, le ministre Mame Thierno Dieng renvoie le gouverneur de Ziguinchor, le Préfet de Bignona, le sous préfet de Diouloulou et son homologue en charge de l’économie maritime aux fondamentaux du fonctionnement de l’administration.
Le ministre a tout simplement rappelé les préalables qui ont été piétiné d’amont en aval cette unité de produits halieutiques, en faisant instaurer une enquête publique qui déterminera l’opinion des citoyens sur cette usine qui continue de solliciter des prorogations de période d’essai alors qu’à ce jour, l’étude d’impact environnementale n’existe pas sans compter le certificat de conformité.
Une façon de dire que l’administration régionale qui aide les chinois à violer la loi. À quel prix ? Yallah rek kham.
Afriquemidi.com poursuit ses investigations et mettra sur la table toutes les opérations douteuses qui parsèment la SPH d’Abéné et l’unité qui est en train de voir le jour à Kafountine.
Près de 93% des populations disent Non à l’usine, 6 villages déposent un Mémorandum
C’est dimanche 17 juin que l’Enquêteur Public à fini son travail. Sur un total de personnes auditionnées compris entre 550 et 650, plus de 93% ont dit NON à la présence de l’usine à Abéné, selon les chiffres bruts qui nous sont parvenus.
Malgré les tentatives de corruption des populations comme ce fut le cas au moment de l’implantation de la SPH, le NON à triomphé. D’ores et déjà, de hautes personnalités s’agitent pour mettre sous le coude les chiffres officiels de l’enquête publique et de fortes pressions sont en cours à Ziguinchor.
Afriquemidi.com a en sa possession les résultats bruts de l’enquête et même les mémorandums des villages d’Abéné, Djannah, Kabadio, Niafrang, Colomba, Bambadjiaky pour motiver leur refus de vivre à côté d’une industrie « tueuse » et toxique.
Les chiffres de même que les mémorandums seront publiés en temps opportun.
Pour rappel, lors de l’implantation de l’usine, les chinois et leur homme lige, un retraité de l’éducation nationale, politicien jamais gagnant, avaient réussi à compromettre les « Représentants » des populations en les mettant dans l’avion destination Dakar, séjour dans un bel établissement hôtelier et espèces sonnantes pour dire au ministre de la Pêche qu’Abéné voulait cette usine.
C’est la même pratique qui avait été mise en branle en mettant dans des bus des gens n’habitant les zones concernées par l’enquête, en leur demandant de prendre d’assaut les bureaux de l’Enquêteur Public. Grace à la vigilance des populations qui ont découvert le subterfuge, ces indésirables ont été démasqués et renvoyés chez eux.
Retour sur un scandale aux parfums de corruption et mensonge 
Ce scandale qui a failli « embraser » la paisible zone touristique est parti du fait que l’implantation de l’unité industrielle a été conçue sur un énorme mensonge aux populations.En effet, un sinistre individu défendant les intérêts de sinistres personnages se disant leaders politiques de la zone, ont réussi à berner les chinois en leur faisant croire que le démolition du campement touristique villageois au profit de l’usine allait permettre de réduire le chômage. Hormis les employés qui avaient été recrutés pour les travaux de manœuvre, aucun natif d’Abéné n’a eu la chance d’émarger chez le promoteur chinois.
Entre les prorogations des périodes de test faxées directement aux chinois en contournement l’administration, les différentes infractions à la législation sur l’environnement, sur l’habitat sans compter celle là afférentes au séjour des étrangers au Sénégal, les promoteurs de la SPH ainsi que leurs complices méritent la potence tout simplement.
Comment plusieurs dizaines de chinois ont pu à travers la Gambie, s’installer tranquillement à Abéné sans qu’aucune autorité sécuritaire ou administrative ne pipe mot?
Ces responsables sont elles encore dignes de la confiance du Président de la République qui a décidé de placer la sécurité au dessus de tout pour préserver le Sénégal des fléaux comme le Terrorisme?
Tout porte à croire que le fardeau sur la tete de ces personnes est trop lourde et qu’ils ne sont pas les hommes qu’il faut à la bonne place.
Joint au téléphone pour donner le point de vue des promoteurs, Monsieur Diané qui avait promis de nous revenir, est depuis lors injoignable.
Cheikh Saadbou Diarra