Défense des droits humains : Amnesty internationale sollicite plus de considération de la part des Etats  

Dakarmidi – Amnesty international s’est révolté du fait des attaques perpétrées contre les défenseurs des droits humains en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale. Selon l’organisme de défense des droits humains, ces agressions contre les hommes et  femmes qui ont la vaillance de défendre l’injustice, ont pris des proportions inquiétantes.

Dans le cadre de sa nouvelle campagne mondiale, « Osons le courage », Amnesty International déclare que 48 journalistes ont été arrêtés arbitrairement en Afrique de l’Ouest depuis 2014. Il affirme également que tous les cinq jours, un manifestant est tué dans un rassemblement. Face à leurs efforts d’instaurer la paix au sein des communautés, les défenseurs des droits humains sont affaiblis par les Etats Africains, renseigne le document.

Ainsi,  l’organisation par la voix de Alioune Tine Directeur du programme Afrique de l’Ouest et Afrique centrale à Amnesty International, rappelle aux Etats : « les défenseurs aux droits humains ne sont pas des ennemis de l’Etat, ce sont des personnes qui combattent l’injustice et engagent des actions pacifiques pour améliorer la situation des droits humains ». Il insiste sur l’importance de leur rôle de gardien de la quiétude en interpellant les autorités sur l’impact de leur courage, qui contribue continuellement au respect des droits humains.

Par ailleurs, Alioune Tine regrette jusqu’à sa dernière énergie, la diabolisation de ses paires par des termes plutôt hostiles : « criminels, agents de l’étranger, terroristes, indésirables ». Il a également dénoncé les restrictions dont ils font face quant à l’exercice de leur devoir. « De nombreux Etats ont adopté des lois limitant l’accès à internet en soumettant les défenseurs des droits humains à une surveillance de leurs activités en ligne. Au Sénégal, par exemple, des modifications du code pénale et du code de procédure pénale permettent aux autorités de restreindre l’accès à du contenu « illicite en ligne » et de pénétrer des systèmes informatiques sans aucun contrôle judiciaire », déplore  M. Tine.

La Rédaction