Brésil : le président Michel Temer accusé de corruption, refuse de quitter le pouvoir et exige une enquête….

Dakarmidi – Le président brésilien, Michel Temer, s’accroche à son mandat malgré de nouvelles accusations de corruption. Plusieurs perquisitions ont été menées, jeudi 18 mai, à Brasilia, Rio de Janeiro et Belo Horizonte, après les révélations publiées mercredi par le quotidien O Globo.

Le Brésil va-t-il vers une seconde destitution un peu plus d’un an après celle de Rousseff ? En 24h, le pays a entendu son président donner son accord au versement de pots-de-vin et vu l’un de ses alliés accusé de recevoir des valises de billets.

Des accusations que ce dernier a nié devant le public en demandant une enquête plus approfondie ; »Je n’ai acheté le silence de personne ! Je ne démissionnerai pas ! » Dans une allocution télévisée, le président brésilien, Michel Temer, a rejeté les accusations de corruption qui pèsent sur lui. Jeudi 18 mai, le quotidien O Globo a successivement révélé l’existence d’un enregistrement et d’une vidéo compromettants pour Michel Temer et l’un de ses alliés.

Dans l’enregistrement consulté par O Globo, on entend Michel Temer s’entretenir avec le magnat de l’agroalimentaire Joesley Batista. Quand ce dernier déclare au président qu’il verse de l’argent à Eduardo Cunha, afin qu’il garde le silence, le président répond : « Vous devez continuer », rapporte le journal.

C’est Joesley Batista lui-même, qui a présenté cet enregistrement aux procureurs dans le cadre de négociations avec la justice. Il est lui-même impliqué dans le scandale Petrobras. Si la conversation ne semble contenir aucune preuve explosive à l’encontre du chef de l’État, au-delà de la conversation ambiguë, il ne s’agit là que d’une seule des pièces communiquées par Joesley Batista aux procureurs.

D’autres éléments pourraient être prochainement diffusés, rapporte France 24. Selon Reuters, le fait que la Cour suprême, qui a vu tous les éléments transmis, autorise l’ouverture d’une enquête signifie que d’autres éléments peuvent impliquer Michel Temer. Signe de la confusion et de l’incertitude régnante, O Globo a annoncé – à tort – la démission du président.

La Rédaction