Al Mustafa As-Shakur (psl) (Par Sheikh Alassane Sène  » Tarëe Yallah »)

Dakarmidi – Dieu, le Tout Puissant, unique Témoin de ce que je vis
Sans Lui, rien ne serait, avec Lui tout est
Grâce à Lui, Il est, Lui, As-Shakur (saws)

Les cieux sur Makkah étaient d’un bleu « singulier »
Et ailleurs, partout dans l’univers, ils étaient d’un bleu « pluriel »;
Qui dessinaient les sublimes visages
De Celui que la Syrie a vu naître,
Devenu ami soumis de l’ami, l’Ineffable;
De la servante offerte à son illustre épouse,
Du fils prodige, qui fut à l’origine de l’immolation,
Makkah rayonnait, le plus prestigieux de ses fils
Allait caresser sa Kaaba, de sa main salvatrice,
Miséricorde du Seigneur, elle fut bénie.

Le miracle s’y est produit un lundi,
Les montagnes de leurs intérieurs,
Résonnèrent, hurlèrent, gardèrent le silence et pleurèrent,
« Sallalahou Aleyhi wa Salam » entama sa « descente » vers l’univers
Les grains de sable se remuèrent, s’entrelacèrent en profondeur
À l’heure où le miracle fut déclenché,
Aucun péché n’eut été commis sur tout l’univers,
Le mal s’était tu, laissant le champ libre total à la grâce,

Les vents frais avaient endormi tout être menaçants et agressifs
Le temps était logé au diadème de la quintessence,
Le « Prestigieux » Muhamad (saws) venait de naître
L’idolâtrie larmoya, d’une chute douloureuse, elle s’inclina,
Elle allait vivre ses dernières décennies sur terre,
Ses plaies furent creusées, une odeur méphitique y sortit.
Le vent du silence signait son apparition
Al-Aqsa s’est montré depuis Jérusalem
Pour saluer son ami, la Kaaba, point de départ du victorieux,
Vers le voyage nocturne et vers son Seigneur, Il alla.

Le père Abdallah, fut déjà sous terre, heureux et gracieux
La mère Amina sentit des vibrations caresser son ventre, tout béni
Dans ses oreilles, résonnaient les sublimes noms
De ce noble Envoyé, qui vint au monde, pour libérer la Kaaba,
Transmettre le sacré incrusté dans son poinçon,
Restaurer l’équilibre du monde, encourant tous les risques.

Dans les mains d’Amina, de fins coulants s’y glissèrent
Annonçant l’avènement du miracle divin
De loin, les terres tremblèrent, les secousses se suppléèrent,
Makkah vécut ses plus belles heures sans heurt
L’orée nocturne fut silencieuse,
La sueur de l’aube dorée sillonnait ses contours,
La Kaaba était heureuse, ses vœux exaucés,
Son cœur s’illustra un lundi, nuit et aube ravies,
À leur écart, Il passa!

Le cœur fécond, s’est manifesté, dans la baie d’amour,
Quand toute qualité, toute grâce, toute attention étaient orphelines.
Le miracle fut sa naissance, qui injecta à son oncle, un pur bonheur,
Lui qui devint par la suite son pire ennemi.

Je parle de ces moments sacrés, qui m’ont aidé
À comprendre ce qu’est l’amour,
Si de tels moments intenses n’existaient, je ne sais point
Si mon cœur pourrait répondre aux délices de l’amour
Qui m’ont versé à l’insomnie, qui ont capté mon esprit
Et qui ont conditionné mes doigts à l’éloge du Saint illustre
Qui a provoqué ces moments en moi, Lui, l’amour du Dieu Amour

Si l’amour vécut silencieux dans les artères de tout corps
Tu es le miracle qui l’a déclenché en nous, et vers Toi, il est allé.

Si aimer, est un signe de faiblesse, si aimer provoque une infirmité,
Alors cet amour qui vit en nous, dédié, est une expression de liberté
Fondé sur une branche gnostique où ses uniques témoins sont
Le cœur et le corps à l’état stoïque,

Je suis soulagé de T’avoir vu vaincre tes ennemis
Tu leur enseignas les clés de la loi, les secrets de la foi,
Les mystères de Ton silence, les tréfonds de Ton pardon,
Le mythe de Ta personne, Ta relation congrue avec Dieu,
La science qui vit en Toi, et nul ne peut exceller comme Toi,
Dans tout et pour tout, Il avait décidé, Lui, Dieu, de Te célébrer partout.

La nuit douce frappa à la porte de ma conscience endormie,
De ses doigts d’amour, elle me réveilla, me parla de Toi,
De l’aide soutenue que Tu lui apportas,
Me parla de Toi, de l’amour que Dieu a injecté en elle,
Sans excitation, elle vécut heureuse de passer à chaque fois,
Le témoin à l’aube, qui vécut,
Dans un amour indicible, à Toi, elle l’a dédié.

Ô toi, qui ne vit pas encore ce que je vis
Sois tolérant envers moi, accompagne moi dans mon élan
Et prions ensemble pour que cela t’arrive un jour
Tu me remercieras quand Dieu l’aura déclenché en toi,
Au bénéfice réel de toute ta progéniture, de ta demeure,
De ta foi, de ta soumission, de ton infirmité face à Lui, l’Exalté,
Prie que ce moment sonne à ta porte à l’instant
Car aucun autre moment ne pourrait être comparé à celui-là

La prière en assemblée assouvit les liens féconds
Qui nous lient à Lui, une prestation sacrée qui valorise l’existence,
Dépeuplant les rives que satan avait décidées de meubler,
Sans satan, l’univers de la foi serait serein,
Et quand il rode autour de cet univers, ses clins d’œil
Sont nuisibles et néfastes à ceux-là par malchance, qui lui répondent.

L’amour que je Te voue, m’a rendu aveugle, sourd et muet
Et mon infirmité est un rapport sacré qui me conduit vers Dieu,
Ma parole est entendue, car sans « galon », je Lui ai parlé
Il m’a écouté car j’ai emprunté le canal de l’insignifiance
Pour invoquer ses Sublimes Noms, mes vœux dedans.

Je cherche à me protéger de satan, lui qui ne lâche personne,
De l’amour que je Te voue, à ses fragrances, il veut goutter
Demain, ce jeune d’une autre ère, me lira, ses larmes couleront
Et il n’y aura personne pour le lénifier,
Car son amour pour Toi, sera plus profond
Que celui de l’illustre Uwais Al-Qarni.
Je vis seul dans ma demeure intérieure, celle extérieure je la partage
Mon âge est jeune, mon corps ne l’est point, ni diminué, ni fortifié,
Vivre en Toi, m’a rendu si fort que je ne peux coaliser
Mon âge et mon corps, même l’âme le sait
Elle qui les a unis, pour mieux les quitter demain,
À l’heure que le Seigneur aura décidée.

Ma vie a pris un autre virage, chanter le Prophète m’a soulagé
De toute souffrance, de toute douleur
Mes péchés me sont tous pardonnés,
Les chants que je Lui ai dédiés, ont plaidé en ma faveur
Après avoir été élevés vers les lignes sacrées

Mon regard fixé aux cieux me rend sans cesse
Plus amoureux de Ta noble vie,
Les étoiles y circulent lentement,
Mais elles aussi ont fait de leur vie, amour.

Je suis toujours en alerte, car pour moi, à tout moment
Je peux Te voir venir me bénir,
Bien que Ta main ne m’eut jamais quitté,
Tes amis vivent sereins, heureux ils T’observent,
Heureux Tu leur souris et les câlines.

Je veux être serein et détourné de satan,
Et ne point être ce lion affamé, entouré de biches inoffensives
Aide mon âme à corriger mon corps, mon cœur, ma raison
Fait la résonner de partout, comme cet « enfant » qui entendit
Dans son sommeil, Billal l’appeler constamment à la prière.
Nous voulons nous soumettre à Toi, ô Dieu,
Car si ce n’est pas Toi, qui d’autre mériterait
Que nous nous soumettions à lui ?

Quand l’âme a soif, quand ses faims sont inassouvies,
Quand elle évolue dans un corps sur une pente glissante,
Elle devient une proie facile pour satan,
Elle vit de misères, elle vit sans repère,
Hors sa principale nourriture doit demeurer la foi,
Incluse dans l’Ineffable, de Ta Lumière, elle doit se fixer.

Si la passion élit demeure dans un corps,
Elle le brûle à petit feu, et ne ménage guère
Les organes de ce corps, ni n’épargne son équilibre.

Si les envies et les passions forcent l’entrée d’un corps,
Elles mettent une main mise sur les actions de ce corps,
Elles dérogent à toutes les règles préétablies
Guidant satan vers ses artères, sans aucune pitié,
Dans l’irrespect totale de la dignité originelle.

L’homme est aveugle dans ses actions, il est aveuglé par ses désirs,
Il vit un rythme infernal sans s’épargner, voilà ce qui nous arrive
Faisant de nous, d’éternels quémandeurs au près du Seigneur.

Nous cherchons l’abondance de partout, sans arrêt,
Alors qu’elle est incrustée dans la foi, et nous l’ignorons.

La résipiscence est le vent qui allaite
Mon sentiment de tristesse et de peur,
Mon désir est qu’elle aille chez son Créateur
Plaider pour ma cause, car j’ai fauté comme tout le monde
Nous implorons ô Seigneur, Ton pardon
Car dans chacune de nos familles, vivent aisés satan et le péché.
Ô Seigneur, guide nos pas vers le petit-fils d’Ibrahim (as)
Car par Lui seul, nous pouvons avoir accès à Toi et à Ta Miséricorde.

Ô Seigneur, écarte nous de l’influence de satan,
Nous sommes tous pareils devant le péché,
Face à l’excitation, certains se ressaisissent, d’autres non,
À des degrés divers, face à la tentation, nul ne se maîtrise
Voici les réalités que nous pensons cachés,
Et qui sont enregistrées dans les moindres détails
Par Ton œil, que le sommeil n’a jamais pris en otage,
Certes, Tu es son noble Créateur, soumis il T’est!

Je fondis en larmes quand résonna son Nom,
De partout dans mes artères, je n’ai point négligé ma relation avec Lui
Mais Seigneur, j’ai peur de ne point être à la hauteur de cet amour
Que je Lui voue, et ne point être en phase avec celui-là même
Que je sens me couver de sa grâce.

Un Prophète merveilleux qui a endossé les peines de l’univers,
Qui a vu les êtres pécher de partout, Il pria Dieu sans cesse,
Il L’invoqua de partout, prit la nuit en témoin de sa soumission,
Qu’aucun autre Prophète n’eut égalé.

Ma fragilité rime avec infirmité,
Mon insignifiance est mon caractère qui engendre
Mon incapacité à satisfaire mes besoins,
Et de Toi, je cherche aide, ma main tremble,
Cherchant de partout Ton soutien, ô Toi Seigneur, l’Exalté.
Il vécut dans un univers riche, car Dieu était la richesse en Lui,
Il s’était hissé au plus haut sommet de la foi,
Dans un périmètre que nul autre n’avait fréquenté;
Car tous, incapables d’une telle soumission au Seigneur

Il est la Clé par laquelle l’univers fut déclenchée,
Il est le sceau des envoyés,
Qui n’a point versé aux exigences du corps,
Toute sa vie, il menait un combat magnanime et bienfaisant
Où l’homme entra dans sa dignité,
Où l’univers se libéra de ses fardeaux
Où les « dieux » ubuesques étaient démasqués et détruits,

« Sallalahou Aleyhi wa Salam » est le socle des univers,
L’action des hommes bénis,
Le cœur vaillant qui dissout tout péché
Le sabre aiguisé qui humilie le mal et la misère
Le miroir sacré de l’espoir,
Le temps béni qui honnit tout souci rebelle.

Il est la Main du Seigneur, le bien dans le bien, le bien par le bien
L’ennemi juré de l’injustice, de l’arrogance,
Sa parole est parfaite, ses enseignements magistraux,
Son silence parlant, comme son repos raisonnant et susurrant.

Sous le son du ruissellement, le fils prodige de Abdallah
Vint allumer les feux de l’espoir, quand tout fut sombre,
Et quand tous les cœurs se révoltèrent.
Quand dures furent les relations entre tribus
Nul n’eut la capacité de restaurer la paix, la stabilité,
Et « Soub’hanahou wa Ta’ala » T’envoya,
Et ce fut un merveilleux moment que nous ne cesserons de magnifier,
Un moment sacré où les vents secouèrent les cocotiers jusqu’à
Ce que leurs noix s’écrasèrent hurlant et pleurant de fines larmes,
Ce frais jus limpide, qui coule sous l’air
Du temps que le fils prodige de Amina eut marqué à jamais

Voici Abba Zahra, zéphyr au zénith, aux empreintes gracieuses,
Je le jure par Dieu, qui connaît mieux que moi,
Mon désir d’être couvé dans sa noble miséricorde,
Que Toi, Ahmad As-Shakur (saws), Tu es le grade
Que le Seigneur fait porter à ses plus illustres créatures .

Il est ce Sublime Guide,
À qui Dieu donna les pleins pouvoirs de l’intercession,
À qui la résurrection tendra les bras pour qu’Il dépose sur ses actions,
Sa Miséricorde cachetée, faite de lumière, suintant de sa Lumière.

Il parcourut les âmes, proclamant l’unicité autour de Dieu, l’Absolu
Il fit un séjour plus qu’honorable sur terre,
Triomphant sur les armées païennes,
Attendant de Dieu, un signal sacré pour sauver tout l’univers.

Il est cette sublime créature qui exécuta avec rapidité et précision
Les commandements du Seigneur, comme jamais Prophète
Ne l’avait si bien fait,
Il est de leur nombre, mais les devança, et les dirigea sans tâche, avec brio.
Dieu L’a fait agir à l’intérieur des villes, « loin » des mers
Car Il savait qu’Il allait évincer l’ennemi sans que la mer ne les dévore,
Il est, Lui, la métaphysique, la science, et la physique réunies
Il excella en stratégie,
Bien avant sa venue au monde, Il dirigea les Prophètes un à un,
Sa main était dans toute leurs actions.

L’univers ne cesse de Te réclamer
Tu es sa source, son compagnon, son Maître
Tu es l’étendard de la foi, la miséricorde qui tranche le mal
Et remplit les vannes des êtres de grâce,
Ces derniers dont les actes sont si obscurs.

Je salue Ibrahim (as), Toi qui fus la cause de son amitié avec Dieu,
Tu es l’ «amplitude» sacrée qui mène aux rayons scellés,
Démembrements de Tes merveilleux démembrements.

Tu es la bonté du Seigneur, en de multiples bontés, Tu agis
Tu es la source des beautés, et la tienne est une mer infinie et unique,
Et celle partagée à tous les êtres,
Est une goutte d’eau dans cette mer, intimement liée à Dieu, le Glorifié.

Ô Seigneur, aide les chrétiens à faire le pas 000000000000000000000000000
Que leur guide Eissa (as) avait fait,
Son serment d’allégeance à Ahmad (saws)
Continue de résonner partout dans les cieux et dans Tes univers,
Ô Seigneur, Tu guides qui Tu veux vers Toi,
Guide nous vers Lui, et guide les aussi vers sa Lumière.
Te chanter, ô Maître des hommes, est si complexe
Que n’y arrivent que ceux-là que Tu as inspirés.

Ta générosité a injecté chez le riche croyant, une dose de raison
Qui eut le dessus sur lui et sur sa fortune,
Lui donnant la force et le courage de dépenser sans compter,
Dans Tes sentiers, investissement qui n’engrange aucune perte.

De Dieu nous venons, enrichis,
Vers Lui nous retournerons « défrichés ».
Sans Toi (saws), nous ne pourrons point accéder au Pardon du Seigneur,
N’est-ce pas ce Pardon est ancré dans Ta sublime lumière.
Sans Toi, il nous sera impossible de connaître le Seigneur,
De l’invoquer avec la manière, et d’attendre
Que sa miséricorde se déverse sur nos mains,
Une fois qu’elle transite sur les tiennes.
Ton Seigneur a secouru tous les envoyés au moment
Où les difficultés les assaillaient,
De par l’intermédiaire de ses nobles Anges,
Et quand Il a agi de Te secourir,
Il T’a envoyé depuis son Périmètre sacré,
Son manteau de Secoureur,
Et Te l’a fait porter avec aisance.
Il ne fut point ample pour Toi et sur Toi,
Et de cet habit, tu illuminas les cœurs, les sauva à jamais.
Si le silence est une dimension de sainteté,
Si les interdits plébiscitent dans nos sociétés
N’est-ce pas Toi seul, qui puisse, de par Ta Lumière,
Nous conduire vers Lui, nos têtes baissées, la Tienne levée,
Ta miséricorde déclenchée, nos péchés évaporés.

Nous avons contracté beaucoup de dettes, auprès du Seigneur
Et nous ne sommes point solvables pour les rembourser
Nous avons pris souvent des engagements vis-à-vis de Lui,
Que nous n’avons point respectés, et nous continuons
De lui tendre nos mains, en quête d’autres grâces,
Quels êtres sommes nous, quelle foi avons nous,
Dans quelle misère nous sommes-nous retrouvés ?

Du genre humain, Il provient,
Mais rien qu’Il fit ne pouvait être assimilé,
Même au plus doué des humains de l’univers.
Il demeure parfait, Dieu en Lui,
Il demeure exempt de tout péché, Dieu ses actions.

Depuis son Poinçon, alors établi dans sa Lumière,
Ahmad (saws) le Témoin
Les cieux bleus, humant l’air pur,
Sainte vapeur de Kawthar,
Les programmes de tous les envoyés y étaient inscrits.

Depuis ce même Poinçon, établi sur son dos,
Muhamad (saws) et la Kaaba, témoins
La terre révoltée par le paganisme,
Il lança la conquête de l’univers,
La victoire éclatante était le dernier virage
Qui mena vers Dieu, l’Exalté,
Un moment de haute solennité,
Les clés de la Kaaba aux mains du Seigneur
Recevant Al-Mustafa (saws), tout « ému »,
Le monde ne verra plus jamais, quelqu’un qui l’a si bien traité.

Sa chair était Lumière, son sang était Lumière
Sa salive et sa sueur, de purs liquides de Kawthar,
Son cœur battait au rythme de Kursiy
Il est l’énergie qui ravitaille toutes les créatures du Seigneur.

Un homme aussi élégant, aussi raffiné,
Aussi courageux, aussi serein
Aussi endurant, aussi magnanime,
Aussi sage, aussi courtois,
Aussi juste, aussi équitable, aussi croyant,
Aussi pratiquant, aussi intelligent, aussi engagé, aussi déterminé,
Toutes ces qualités n’ont jamais cohabité chez une personne
Depuis que l’univers est, sans qu’il n’y ait un conflit psychique en lui.
En Toi seul, elles étaient en parfaite harmonie.
Il fut un « général » qui savait maîtriser et déployer ses troupes.
En fin stratège, il savait surprendre l’ennemi
Quelle que soit sa force, quel que soit son courroux
Il épargnait les prisonniers de guerre, ne les tortura point
Il aimait faire rire les gens, tel fut son plaisir de mieux les service,
Il souriait d’un sourire responsable,
Sa bouche laissait sortir une fine lumière
Et ses joues rosâtres présentaient chacune une fossette bien visible,
Qu’Il est sublime, notre illustre Prophète (saws)

La blancheur de Ses dents, la couleur fine-rosâtre de Sa langue
Dont la pointe se glissait aux écarts des dents
Pour déclencher des pluies, des vents, des fraîcheurs,
Des naissances, des fins, des sciences.
Aucun autre être, n’a en son sein, autant de dons que Lui, le Paraclet.

Tu es le parfum des âmes,
Tu es le parfum que tous les saints,
Les rapprochés, les bénis sentent
Et qui fait renaître en eux espoir, et foi raffermie.

Le Tout Puissant veilla Lui-même sur la naissance de l’Élu
De sa main bénie, il ouvrit les cieux,
Envoya ses Anges, essaimé dans l’univers.
Il sécurisa la demeure où allait naître l’Élu et ses alentours.
Sa naissance fut une victoire,
Son retour vers Lui fut une gloire.
Sa naissance a laissé ses empreintes partout
Dans cet univers, le vent rêva, et vit son rêve s’exaucer
Du palais de Chosroês et dans tout Le Hedjaz, le monde « divin »
Ressentit qu’un miracle allait retentir dans la péninsule Arabique,
Le Sceau des Prophètes, Lui-même ce miracle
« Sallalahou Aleyhi wa Salam »

Makkah fut ravi de voir un des siens
Grandir sans bruit, sans révolte
Cette tendre enfance, il l’avait mise à analyser
Les comportements des uns et des autres
Ses repères, la psychologie des chefs de tribus
L’état des échanges autour de la Kaaba,

Il fut debout, analysant Ses angles d’attaques,
Aucun détail ne fut négligé,
Il ne dérogea à aucune règle, pour venir à bout de Ses ennemis,
Eux, qui ont enfreint toutes les règles pour exaucer leur souhait
De Le liquider, de faire taire Sa parole, émanant de Son Seigneur.

Il était très attentif à tout, sa sérénité forçait le respect
Sa démarche dans les rues de Makkah rappelait
La démarche des grands hommes, Leur maître, Il demeure.
Il était l’honneur au sens pur du terme,
Sa position assise attirait l’attention de tous
Son visage était compatissant
Ses yeux parlaient avec les autres, dans leurs tréfonds
Dans un dialogue silencieux, et Il avait réponse à tout.
De Sa main bénie, Il insuffla à l’oiseau, le secret du nid-éclair
Et à l’araignée, Il lui procura des fils-lumières
Pour établir une toile sublime, et en un éclair, il le fit.

Plus qu’un mur Le sépara de ses ennemis, spadassins sans scrupule,
Plus qu’un nid était devant cette grotte, les Anges armés par Dieu
Plus qu’une toile y était installée, les Djinns soumis aux commandements;
Dieu fut Son « interface »,
Son rideau blindé, Son Protecteur,
Et la main qui Le dirigea partout en toute sécurité.

À chaque fois que je suis peiné,
À chaque fois que des attaques contre ma personne fusent de partout
À chaque fois que je suis calomnié, invectivé
Ta noble main caresses mon cœur, le rendant apaisé
Ta noble main électrocutes mes ennemis, les fragilisant de partout.

J’ai embrassé Ta douce main un soir de lundi
Et depuis lors je suis devenu le plus grand quémandeur
Dans les périmètres du Seigneur
Et à chaque fois que je veux me mettre à quémander
Ta main conduit ma langue au silence
Et exauce, merveilleusement les vœux que je voulais énoncer.

Il reçut cette révélation des mains du Seigneur,
Il n’a jamais fermé l’œil, ni n’a dormi
Il était exempté de toute fatigue, de tout sommeil,
Car son Seigneur, communiquait avec Lui en permanence.
Il eut Dieu à ses côtés, Il eut les Anges à ses services
Il eut les êtres à son écoute, Il eut les animaux à ses ordres
Il eut comme principal disciple, l’univers
À qui, Il injecta de profondes mutations et le propulsa vers son Maître.

Sa sublime main bénie était le remède à tous les maux,
Le refuge sacré de tout égaré, de tout malheureux, de tout orphelin
Il provoquait l’atmosphère, sa main transformait
Toute sécheresse en abondance,
De son index droit, pointé aux cieux, il pouvait déclencher,
Des pluies qui contactaient les terres, les offrant une fertilité.

Les grands panégyristes de l’univers,
T’ont chanté aux sons des vents,
Ils eurent des besoins, être aux côtés du Seigneur, fut le plus grand,
Ils eurent péché tous, le dire aux autres, rime avec délicatesse
Tu fus généreux, ne cassant point Ta convention avec eux,
Ni leur refuser le grade de rapproché du Seigneur.

Ô Seigneur, bénis Imam Al-Busayrī
Bénis Al-Burda, son sublime poème de vérité,
Ô Seigneur, fais de As-Shakur, un poème «pérégrineur»
Bénis son auteur, « Tarée Yallah », son secret.

Ô Seigneur, bénis le noble et saint Coran
Éternel sanctuaire, qui guide l’univers vers la lumière
Incrustée dans les tréfonds de l’homme-lumière
Dont la venue fut manifeste,
Dont les actions furent précises et glorieuses.
Tes voyages nocturnes vers Ton Seigneur
Déclenchèrent Ta vue, Ta cadence et ses Merveilles
Tu T’élevais à chaque fois vers Lui, en des temps records
Un verre rempli de lait incliné fut l’heure du départ
Et quand il arrêta de couler,
Tu étais déjà parmi les tiens, serein et heureux.

Tu es le guide souverain des croyants
Tu es le cœur vaillant, le généreux avisé,
Tu as fait du Pardon du Seigneur, une réalité.

Tout l’univers T’est soumis,
Tu fus invité par Ton Seigneur,
Dans son Périmètre sacré,
Où aucun être n’a posé le pied,
Tu y posas le tien, celui de Dieu
Tes passages aux cieux, allant vers Lui,
Ont vu Anges comme Prophètes Te chanter,
Dans de merveilleux airs,
Le bonheur fut intense, le Maître passa, vers Dieu, Il alla.

Le Seigneur T’a conféré, avant même Ta naissance
Des grades qui n’ont jamais séjourné chez une autre créature
Il T’a loué dans le livre le plus prestigieux de tous les livres
Il a fait de Toi, la bonne nouvelle, le libérateur,
Grâce à Toi, nous avons compris que rien ne peut être activé
Que si Ta noble main le décide, ou l’active elle-même
Grâce à Toi, la soumission est devenue pour nous, un sacerdoce, un viatique.
Grâce à Toi, la gnose est devenue compréhensible,
Et accessible par une élite, qui l’injecte par la suite à nos corps
Grâce à Toi, l’ennemi de L’Islam,
Même toujours sur nos terres, à vouloir nous terrifier,
Est devenu infirme face à la recrudescence des croyants.

La vie est un combat qui, menée sans foi,
Nous écarte de son champ de prédilection
Un homme sublime est né à Makkah,
Si les fervents défenseurs des idoles savaient
Tous les problèmes qu’Il allait leur causer,
Ils l’auraient liquidé dès sa tendre enfance

La volonté du Seigneur les aveugla, inattentifs ils demeurèrent
Face à l’avènement majeur que l’univers allait accuser réception.

S’il y’a quelqu’un qui mériterait d’être loué, ici ou ailleurs
C’est bien Toi, Muhamad As-Shakur (saws) qui eut la palme à jamais.

Ô Seigneur
Que de guerres, Il a livré aux côtés de ses illustres compagnons
Qui n’ont jamais reculé face à l’obstacle,
Qui n’ont jamais laissé le drapeau de l’Islam tombé
Qui ont bravé tous les dangers à Honyn, à Badr, à Uhud, etc…
Des jeunes qui n’eurent point goutté à la fraicheur de la vie
Sont tombés sur ces champs de bataille, pour une seule cause,
Restaurer la liberté, la dignité, l’équité et faire triompher l’Islam
Certes, ô Seigneur, ils avaient Ton appui,
Ta bénédiction et Ta protection,
Et la vie au-delà est certes meilleure pour eux.
Le cœur qui bat de Ta Lumière est prise en charge
Dans le Périmètre sacré, il jouit de prestige, de considération
Même dans les zones où la paix ne retentit guère.

Tu procures exemption à Tes amis,
Tu les couves de Ta main divine
Tu isoles leurs ennemis de Ta science secrète,
Tu les éteins, au risque même
Que leurs progénitures ne s’éteignent à jamais, qui ose Te défier?
Certes, ce ne sont pas ceux-là
Dont les aïeux T’avaient un jour défié qui le feront !

De fines promesse sortaient de Ta bouche bénies,
Qui étaient exaucées par Dieu, content il était.

Que d’avanies sur Lui, au moment où
Makkah déroulait son tapis aux païens,
Que de personnes se sont déclarées prophète,
Voulant Te mésestimer, et « ridiculiser » Ton Dieu,
Que de livres sont sortis de leurs mains, pure invention de l’homme
Voulant défier le Livre Saint que Tu nous apportas,
Ils se sont finalement tous tus, leurs inventions parties en cendre,
Loin des terres qui leur avaient tendu l’oreille.

L’illettré que Tu fus, est un code du Seigneur
Dans lequel sont régies la science et son herméneutique
Il est le pont qui relie Ta noble personne
À nos personnes, pécheurs et quémandeurs.
Tu es la rémission des esprits égarés, sans raison,
Ils combattirent entre eux, de manière sauvage.
C’est uniquement dans ces chants
Que je Lui dédie que j’attends du Tout Puissant
Une guérison totale, une élévation aux périphéries des cinq élus,
Une abondance infinie, une reconnaissance au Périmètre sacré
Et un laissez-passer permanent
Dans les sphères célestes où convergent
Ceux-là que Dieu a élevé, dignes héritiers du Digne d’éloges.

L’univers lui étala ses mystères
Il ne faisait mal, à son passage à aucun animal
Et le lion, même affamé, devint inoffensif face à Lui,
Voici l’homme qui m’a été proposé de chanter
Voici le Sublime Homme que Imam Al-Busayrī a chanté
Dans ses différentes élégies, qui ont fait de lui,
Un maître du verbe, à qui la poésie dédiée à Al-Mahmud (saws)
A fait un serment d’allégeance inamovible.

Ô Seigneur, sanctifie les œuvres de Imam Al-Busayrī,
La valeur d’un homme réside dans sa pensée,
Sa pensée provoque son action,
Et toute son action est versée à la vie exemplaire
De « Sallalahou Aleyhi wa Salam,
Si elle emprunte le canal de la foi.

Ô Seigneur, sanctifie les sublimes œuvres
De imam Al-Busayrī, élève le au rang
Des plus illustres chantres du Prophète Muhamad (saws)
Ô Seigneur, élève cette poésie (As-Shakur) à un rang inespéré,
Essaime la dans tout l’univers, injecte la de Ta douce seringue
Dans chaque âme, dans chaque corps, dans chaque esprit,
Dans chaque veine, dans tout sang, dans chaque cœur,
Rend la populaire au rang d’Al- Burda,
Et fait de moi et de Imam Al-Busayrī,
Des disciples du Saint Prophète (saws)
Fait que la relation d’amis que nous avons décidée de tisser
Puisse plaire à celui qui en est la cause.
Bénis nous ô Seigneur, bénis nos écrits, bénis nos humbles efforts
Par la Grâce du Maître Ahmad (saws).

Je me réclame membre de sa famille de cœur,
Aussi ne saurai-je si même suis-je son petit-fils de sang?
Seul Lui, le digne d’éloges pourra y répondre!

Tu n’assistes point à la déliquescence de Tes amis,
Ta main bénie, depuis Medine, pérégrine de partout
Par Ta présence, nos maux se dissipent
Par Ton action, nos vies sont agréablement vécues
Car grâce à Ta salive, elles ont toutes pris une saveur exquise.

Tes qualités déteignent sur Tes amis,
Ton endurance et Ta constance éteignent leurs ennemis
T’avoir comme ami est la meilleure des récompense des mains du Seigneur

J’ai pour habitude de Te louanger, même à mes heures de repos,
Je me prépare à T’adresser des éloges
Et quand je finis de les tisser, certes je deviens cet enfant heureux
Et en même temps je suis insatisfait car aucun beau mot
Ne peut réellement décrire Tes nobles qualités ou Ta valeur
Selon les arcanes scellés du Seigneur enfouis dans Kursiy
Ô Éminente Créature, aux dons féconds,
Hissée au plus haut rang de la création
Tu es mon refuge, incontestablement
Tu es mon paravent en tout temps et en tout lieu
Tu seras l’attraction le jour de la résurrection,
Et pourtant, avec tous ces honneurs dus à Ton noble rang
Que Ton Seigneur T’a conférés, Tu resteras humble
Devant ces assemblées, dont ses membres sans exception
T’auront tous tendu leurs mains de pécheurs et de quémandeurs.

Ô Seigneur, Il pria des nuits entières, des années, des décennies
Des siècles, tout le temps et au-delà du temps,
Pour sauver l’univers des plus grands péchés,
Aux péchés les plus véniels
Ô Seigneur, je sais qu’Il est déjà satisfait de l’abondance
Que Tu Lui octroyas dans le Noble livre qui n’a rien omis !

Ton rang de sublime créature est une volonté unique du Maître.
De cette infinie grâce, Il propulsa les autres Prophètes un à un
Tel Suleyman (as) échangeant avec le chef des fourmis,
Ou avec la huppe qui lui annonça l’existence du royaume de Sabaa.
Sa reine, Balkisse vint à Lui, elle fut l’hôte du Palais de glace,
Sa joie fut immense, sa foi en Dieu avait pris le dessus sur tout,
Grâce à la subtilité de Suleyman (as). Fils du Prophète Dawud (as),
Lui qui évinça Goliath, lui, le détenteur de Zabour, éminent successeur de Taalout.

Ma fusion avec le Prophète est une convention scellée par le Seigneur
Ni mes efforts, ni ma foi, ni ma soumission
Ne sont à son origine,
Son omnipotence, sa miséricorde
En sont les clés qui m’ont gratifié de cette position.
La sève des arbres fruitiers m’a contaminé en amour
Dédié à l’illustre Élu (saws),
Elle circule dans ces arbres en louangeant le maître incontesté,
Produisant des fruits variés, à l’usage salvateur.

La Lumière de Ahmad (saws)
A une puissance telle, qu’elle peut provoquer de partout
Des averses, des révolutions,
Faire passer une vache dans un trou d’aiguille
N’est ni difficile ni infaisable pour elle,
Car tous deux sont des éléments de la nature entre autres
Qui agissent sous ses ordres en permanence.

Tu as placé dans les mains de Ton Serviteur, Ta Clémence,
Il est magnanime dans la rétribution.
Tu as placé dans ses mains Tes infinis dons,
Et nul ne sera lésé quand Il déclenchera sa mansuétude.

Il est Ta bénédiction, loyal Serviteur, « infirme » devant Toi
Humble devant l’univers, Il est l’abondance, la « médiane », allée des saints

Quand la nuit Te parle, elle oublie même
Que d’autres êtres l’empruntent pour pécher,
Elle se charge de grâce, elle se sent légère,
Elle se déplace à la rencontre de la stabilité,
Elle instruit à l’aube la sérénité, la voix du cœur lui parla
D’un dialogue restreint, d’un dialogue hermétique
Que personne ne saurait décrypter.
Les profondeurs des terres scrutent les louanges
Que le Seigneur, Lui-même, T’a dédiés.
Les vers sous terre dirigent cette psalmodie de qualité,
Empreinte de soumission, les corps mobiles
Sont menacés d’attaque, sauf ceux dont les sangs
Avaient acquis l’immunité sur terre, venant
De la sublime Lumière du merveilleux petit-fils de l’ami,
Émérite fils de Makkah
« Sallalahou Aleyhi wa Salam »

Le monde a vu juste, quand ses illustres fils
T’ont chanté, sous toutes les formes,
De partout dans cet univers, Ton Nom résonne
Il n’y a pas sur cette terre quelqu’un
Qui a plus d’amis que Toi (saws).

Même quand le soleil cessera de briller et que Tu plieras l’univers
Quand la fin des fins sonnera et que la lune se repliera à jamais,
Quand zam-zam retournera à sa source d’origine, Kawthar
Quand les étoiles, une à une se fondront dans sa Lumière,
Quand les Anges seront rang par rang, invoquant le Seigneur,
Quand Beit Al-Ma’mur sera drapé de ses plus beaux atours
Quand Dieu fera de sa Kaaba, ce qu’Il en fera,
Lui, Al-Mustafa As-Shakur (psl) continuera de briller, de triompher,
À Tes côtés, Toi, qui ne Te plais que dans son service,
« Sallalahou ‘Aleyhi wa Salam »

– Amine –