Affaire Khalifa – la Jds appelle à la résistance : « Seule la rue arrêtera les dérives suicidaires de Macky Sall »

Dakarmidi -Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Dakarmidi, la Jeunesse pour la Démocratie et le Socialisme (Jds) dénonce ce qui est pour eux un acharnement du régime sur le maire de Dakar. Dr Babacar Diop et ses camarades appellent ainsi la population dakaroise à exiger que le droit soit appliquer.

« Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser ». Françoise Giroud, in : Gais-z-et-contents
Le régime de Macky Sall a perdu la raison. Ce pouvoir fou qui ne recule devant aucune honte est devenu dangereux, parce qu’il menace la paix sociale. L’injustice est une bombe qui désagrège une société. L’obsession d’un second mandat ne mérite pas de brûler le pays. La JDS appelle Macky Sall à arrêter d’instrumentaliser de la justice à des fins politiques. Au Sénégal, la justice n’est plus dite au nom du peuple, elle est, désormais, dite au nom de Macky Sall, sa famille et son parti. La JDS appelle, ce mardi, le peuple à descendre dans la rue pour défendre les libertés menacées. Macky Sall veut nous imposer une démocratie sans opposition.
L’instrumentalisation de la justice annonce la fin de la démocratie. Macy Sall nous installe dans le fascisme. Les magistrats ont perdu leur indépendance. Nous sommes devant une juridiction politique spéciale permanente sans frontières dont Macky Sall en constitue le procureur, le juge d’instruction, la première instance, l’appel, la grâce et l’amnistie. L’arrestation arbitraire de Bamba FALL, le verdict politique dont est victime Barthélémy DIAZ et l’acharnement politique que subit Khalifa Ababacar SALL constituent les preuves éloquentes d’une justice politique aux ordres de Macky Sall. La JDS s’indigne des manœuvres indélicates qu’orchestrent les gouvernants pour liquider des adversaires qui n’ont commis qu’un seul crime : porter l’ambition de se présenter à la présidentielle.
La convocation de Khalifa Ababacar Sall, maire de Dakar, à la Division des investigations criminelles (DIC) n’est aucunement motivée par un souci de reddition des comptes. Elle est une tentative ignominieuse de liquidation politique d’un adversaire politique en instrumentalisant la justice. Personne n’a plus le droit d’avoir des ambitions politiques. Tous doivent être à la solde de Macky Sall et de son parti. C’est la volonté de Macky Sall. Cette situation est inacceptable. LE PEUPLE DOIT FAIRE FACE. Le monstre est de retour. Protéger les siens et jeter de l’opprobre sur les autres est le comble du ridicule. M. Alioune Sall a souillé son âme jusqu’à la fin des temps dans le scandale de PETROTIM.

Le procureur devrait commencer, s’il n’est motivé que par la justice, par convoquer le frère du président pour l’entendre. Le scandale de PETROTIM résonne encore dans nos têtes et nos cœurs. Le président Macky Sall doit transmettre à la justice le rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) sur les conditions d’octroi des blocs de Saint-Louis et de Cayar attribués à la société PETROTIM ltd. Ces deux blocs sont évalués à des centaines de milliards. Si Aliou Sall ne rend pas compte, désormais, personne ne devrait plus rendre compte dans ce pays. Il symbolise la mal gouvernance achevée.
Macky Sall fait fausse route. Il va directement dans le mur. Il doit s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Les Sénégalais attendent son régime sur des questions sociales et les actions concrètes du Plan Sénégal Emergent (PSE) qui peinent à être posées. Ce n’est pas un projet d’intimidation qui fera reculer les démocrates encore debout. Macky Sall est en train de poser les actes qui renseignent sur les prémices de la fin de son règne. Le parti avant la patrie est une réalité indéniable pour le régime agonisant. Sinon, comment expliquer la protection dont jouissent les proches du président ? Tous les dossiers qui accablent ces derniers sont rangés dans les tiroirs du Palais. Nous avions tous vu la suite réservée à la scandaleuse gestion du COUD. Le dossier Alioune Sall-PETROTIM  est la tache hideuse du régime. Les actes de violences des jeunes de l’APR laissent Macky Sall indifférent tandis que l’expression d’un désaccord chez les socialistes mobilise l’arsenal judiciaire. C’est une aberration.
La fin d’un régime anti-républicain et anti-démocratique est toujours accompagnée de dérives et de scandales. La JDS s’insurge contre la situation actuelle du pays. La démocratie recule dangereusement ; tous les potentiels adversaires du président actuel sont systématiquement liquidés en instrumentalisant des tribunaux ligotés et aux ordres d’un pouvoir sans scrupules. Désormais, au Sénégal, la justice n’est plus rendue au nom du peuple, elle est dite au nom de Macky Sall, sa famille et son parti. Les démocrates sont interpellés. Le peuple est interpelé. Le Sénégal n’est pas et ne peut pas être la propriété des Faye-Sall.

Le Sénégal est une République. C’est pourquoi, la JDS demande à Dakar de se mobiliser derrière son maire afin de faire face à la forfaiture. La JDS appelle à des manifestations dans toutes les capitales régionales pour sauver notre démocratie prise en otage par Macky Sall. L’insurrection est légitime devant l’arbitraire ! Nous devons nous organiser pour aller à l’assaut de la Place Obélisque, symbole des résistances populaires, occuper les places publiques, retourner dans la rue. En vérité, seule la rue arrêtera les dérives suicidaires de Macky Sall.

Jeunesse pour la Démocratie et le Socialisme
JDS