À Cheikhoul Khadim en ce 18 Safar si exceptionnel (par Sheikh Alassane Sène)

Les signes se bousculent, tassés aux portes de Ndiarème, Touba la sainte a embelli ses parures et dorures, odes tissées en ondes plissées, 18 Safar te voici encore paré de tes plus beaux atours vernissés

Une sensation qui équivaut à mille ans d’exaltation mêlée à l’euphorie générale
Le Grand Magal, qui tire son essence dans Safar, la référence, la puissance d’une terre physique à l’horizon, en chair vivante éternelle.

Sous le son des voiles qui flottent vers cette destination tracée pour toi ô Cheikhoul Khadim par Dieu le glorifié,
Voie qui mène vers ton maître (psl), élevé dans toutes les stations, sanctuaire et viatique des élus en quête d’autres espaces, dont les accès sont strictement réservés aux anoblis

18 Safar en Dieu le magnanime, où pour Lui, ô Cheikhoul Khadim toute ta grâce est étalée, estampillée sous le sceau de la mystique, incrustée dans le poinçon du noble Élu (psl) et inconnue par les guetteurs des essences divines.

Ils ne peuvent ni détecter le temps de ton accession dans les espaces interstellaires ni encercler les mystères du voyage de la délivrance à Mayomba tirés de la victoire éclatante de la sainte terre des sains saluts (psl) à Makkah actif, repos éternel à Madina

Tes peines ô Cheikhoul Khadim se sont tues devant la sublimité des vers sains que tu as dédiés au meilleur des hommes par la grâce de tes mains soyeuses, avec la pureté d’un cœur envahi par le pardon

Tu n’as laissé aucun espace, épargné aucune force, ne t’allégeant aucune tâche de l’esprit, du corps et de l’âme, pour te rapprocher de lui (psl) et t’éteindre en ses lumières

tu as convoqué l’initiation mystique la plus difficile pour fréquenter les saintes rives de Dieu. Que tu fus seul dans cette prairie exaltée par l’élite la plus prestigieuse, en t’abandonnant dans la noble lumière du plus haut des saints (psl)

La mosquée bénie de Touba est une preuve d’amour qui a scellé votre union, communion où le fanion de la félicité t’a été décerné, sous le regard admiratif du natif de Habacha, le tournis avait ferré les ennemis de la paix

De ta sublime écharpe connectée aux terres saintes,
De tes écrits, de haute poéticité, ces fines fleurs qui guérissent les cœurs
Et font dissiper les maux incurables même dans d’autres stations

Te voici présent dans nos esprits et dans nos cœurs
te voici occupant nos espaces
te voici garnissant nos mémoires souillées tantôt par les soubresauts de la vie,
tantôt par nos différends
et tantôt par nos compétitions, sans foi, sans loi, toutes les fois absurdes

Tu as dédié ta noble vie,
Ta riche mort,
Et ta merveilleuse résurrection,
À ton auguste Seigneur
Par ton comportement sans tâche
Par ta voix de sublimité avérée
Par ta présence irréprochable sur terre
Par ta plume si finement aiguisée
Par tes vers si tendrement cousus
Et avec ton encre qui a suinté de Kawthar,

Les saints quémandent les faveurs du Seigneur
Les anoblis quant à eux, usent de la mystique qui envahit leur chair pour capter l’exemption divine

Ô Cheikhoul Khadim,
Le Très Haut t’a élevé, propulsé au delà de toute attente vers les rives interdites d’accès
Afin de te rapprocher de la clé de voûte de l’humanité (psl), avec humanité
En lui (psl) tu as trouvé refuge et abondance en infini, toi le grand humaniste,
Qui,
De la haine viscérale des conquérants
tu as répondu par un pardon sincère,
Le même pardon que tu as hérité de ton maître, ton unique inspirateur dont les pas continuent de raisonner éternels dans le périmètre sacré

Je te chante ô Cheikhoul Khadim
Car j’ai aussi un désir fort de connaître
Le secret qui fait évader la chair,
Le code qui fait sevrer l’esprit
Et la sève qui est injectée à l’âme, extraite de la sublime lumière d’Aba Za’ra (psl) connectée en permanence au Trône divin.

Tu es en réalité ô Cheikhoul Khadim
Un miracle en chair dont la science s’est établie au-dessus des pinacles
Aurait-on l’impression d’assister à une rivalité de tes écrits au sommet,
Où les saints se manifestent exigeant des rémunérations méritées à hauteur des tâches exécutées avec passion et précision,
Sans tache même celle invisible à la microscopie sphérique

Ô Cheikhoul Khadim
Anime nos chairs par tes chants,
aux infinis dons, aux essences exquises
Remèdes de premier ordre
Capables de régénérer tout cœur endolori

Te verrai-je un jour en ton seigneur, serviteur du Noble Seigneur ?
Te parlerai-je dans une nuit à double transition ?
ils m’ont dit que tu étais fréquent au delà du Lotus des Confins
Te croiserai-je un beau matin aux mille étincelles en compagnie de ton maître ?
Ou t’a-t-il déjà fait fondre dans sa chair,
Lumière éternelle ?
Ils m’ont dit que ton exaltante histoire est aussi extraite de sa noble et riche vie

Je sollicite humblement un recours ô maître de Ndiarème devant les exilés des espaces intermédiaires qui te fréquentent m’a-t-on encore dit en permanence

Je ne cesserai de te chanter ô Cheikhoul Khadim par reconnaissance pour tous les merveilleux poèmes que tu as dédiés à mon ami éternel, ce merveilleux être qui t’a fasciné et façonné, la meilleure des créatures, seigneur de mes terres, Aba Za’ra (psl), le point d’orgue des éventails mystiques, secret des eaux parfumées de Kawthar et des ondes de Kursiyu

Me voici enfin soulagé, rassuré car,
Tant que la fine fleur que tu as tant chantée ne fanera notre amour pour toi issu d’elle ne souffrira d’aucune érosion ni évasion. Il demeurera trempé dans son éternité dans laquelle tu es éteint à jamais …

Shasty