Wilane contre la réouverture des mosquées

Abdoulaye Wilane ne veut pas entendre parler de réouverture des lieux de culte (mosquée ou église). Le parlementaire a fait savoir « qu’en aucun cas, il faut favoriser la propagation du coronavirus » qui a fait 19 morts dans le pays.

Wilane contre la réouverture des mosquées

« Il n’est pas question de rouvrir les lieux de culte en cette période où le coronavirus se propage »,  s’est emporté le porte-parole du Parti socialiste. Abdoulaye Willane estime l’Etat du Sénégal ne doit pas reculer devant sa responsabilité de respecter l’état d’urgence ou encore baisser sa garde. Un relâchement qui pourrait constituer un obstacle majeur dans la lutte contre cette pandémie.

« C’est peut-être légitime qu’un chef religieux, qu’un qu’un prêtre, qu’un imam fasse une demande pareille mais au niveau de l’Etat, des leaders politiques, des leaders d’opinions, des guides religieux qui ont le sens des responsabilités, nous ne devons pas faiblir ni avoir peur de dire la vérité à ceux que Dieu nous a confiés qu’on doit conscientiser, organiser, diriger, et gouverner. Au rythme où la maladie se propage dans notre pays à la faveur du mode de transmission communautaire, les spécialistes, les médecins et autres professeurs de médecine, nous ont indiquer clairement et sans ambages qu’il ne faut pas assouplir les mesures barrières », soutient le maire de Kaffrine.

La résistance face à la pression

Pour le député à l’Assemblée nationale, les acteurs politiques doivent faire bloc autour de l’état pour faire face à la pression.

« L’état doit être fort et responsable parce que l’Etat lorsqu’il est suffisamment outillé pour prendre des décisions qui vont dans le sens de l’intérêt général ne doit pas reculer, qu’il s’agisse de l’ouverture des classes ou bien des lieux de culte. J’en appelle à tous les leaders d’opinions, à tous les chefs de parti, à toutes autorités religieuses, il y en a même parmi les autorités religieuses qui font face à des pressions qui relèvent plus de l’intérêt personnel ou économique que de l’intérêt général », a-t-il conclu.