Tremblement au CESE – Limogé, Mouhamed Diallo écrit une lettre foudroyante à Aminata Tall (document)

Dakarmidi – Celle qui aura battu tous les records d’absentéisme au plus haut sommet de l’Etat, Aminata Tall, pour ne pas la nommer, veut faire le ménage politique dans son périmètre. Elle a décidé à travers une lettre où elle explique les raisons officielles pour lesquelles elle a remercié le jeune Mouhamed Diallo, de le rayer du personnel du CESE. Mais nos radars ont enquêté discrètement sur les motifs officieux d’un tel divorce, son compagnonnage avec Cheikh T. Gadio aux législatives et la presque totalité de son temps qu’il passe, loin des salons feutrés, au chevet des populations, sont les principaux menus qui ont réellement motivé la décision de la dame. Voici ci-dessous le contenu de la lettre

Réponse à Madame Aminata Tall: présidente du CESE

« Tout homme ou institution qui essaiera de me voler ma dignité perdra » Nelson Mandela

j’ai accusé réception de la lettre mettant fin de manière officielle à mes fonctions de Directeur adjoint au sein du Conseil Économique Social et Environnemental.
J’en rends grâce à Dieu, l’Exalté.
Dès la réception du courrier, j’ai immédiatement appelé le secrétaire général pour restituer les biens de l’État à savoir :
* Le véhicule fraîchement sorti de garage DK 6328 AH et remis en état par mes moyens personnels
* La carte de carburant 87 582
* Le badge d’accès, matricule 079 signé SG
* Le stock restant de mes cartes de visite.

Connaissant les procédures pour avoir servi très tôt dans les cabinets ministériels notamment au Cabinet du Président Macky Sall, à l’Assemblée Nationale, au Cabinet du ministre de l’économie maritime, au Cabinet du premier ministre enfin dans votre auguste cabinet, il me semble nécessaire Madame la Présidente, de vous rappeler qu’au lendemain de l’accession à la magistrature suprême de son excellence le Président Macky Sall, vous étiez chargée de me consulter pour un poste à la Primature, vous occupiez alors, le poste de Secrétaire Général à la Présidence. Lorsque vous avez par la suite été nommée au CESE, vous avez émis le souhait de me voir rejoindre votre équipe en tant que Directeur adjoint d’un service rattaché à votre cabinet.
Suivant cette logique, selon les pratiques de l’administration et par courtoisie républicaine vis à vis de l’institution, il aurait été préférable d’envoyer un courrier à la Primature pour une remise à disposition.

Ce qui laisse entrevoir que les absences évoquées comme motif, semblent être le signe d’un acharnement sur ma personne venant de personnes ressources qui m’ont toujours rendu la tâche difficile, dans un environnement inadapté face aux nombreux défis que le CESE a le devoir de relever. Je n’ai alors commis qu’un seul péché, celui d’être en contact permanent avec les jeunes, sur le terrain, loin de la luxuriance des dorures que la République balafrée peut nous procurer.

Dernièrement, aux législatives, j’avais intégré une coalition avec qui j’ai battu campagne, et cela m’a comblé de faveur au-delà de toute espérance, et ce, loin de tout regret.
Lors de la tournée nationale, j’ai pu être en contact avec les populations et échanger avec elles sur notre programme; Dieu merci notre score honorable n’est point muet.

Vous n’êtes pas sans oublier madame la présidente, que la population sénégalaise est composée en majorité de jeunes, ce qui est un puissant facteur d’avenir. Hélas cette jeunesse est étouffée alors qu’elle devrait servir de pépinière pour assurer la relève future, et malheureusement, cela ne grandit pas notre chère République à ses 57 bougies soufflées.

Un peu partout dans le monde, les jeunes sont promus à des postes d’envoyés spéciaux du chef de l’Etat auprès de la jeunesse, certains autres pays l’ont compris en faisant du ministère de la jeunesse, un département important dans l’ordre protocolaire du gouvernement.

Soyez en sûre que je ne me sentirai nullement gêné de prendre les transports en commun, car le devoir d’un jeune patriote est de laisser les rayons du soleil brûler sa cervelle pour répondre à tout instant aux cris de détresse des populations. Ce soleil ardent que nous ne cessons de braver chaque instant pour rester en contact avec les plus démunis m’a privé aujourd’hui d’un poste que je pouvais pourtant conserver si j’étais un « fayot », mais je suis et demeure ce combattant au service exclusif de la cause de notre vaillante jeunesse.

Anne Barratin disait que “L’ambition est comme le chat, qui aime qu’on lui caresse le dos.”

Je suis un petit soldat de la République, et ma vie restera à jamais calquée à ce sacerdoce.
Je demeure fidèle à mes convictions et compte les partager avec cette jeune génération pour relever les défis futurs qui propulseront à n’en pas douter, le Sénégal dans le carré restreint des pays les plus puissants du monde. Et nous sommes nombreux, prêts à tout pour que ce rêve puisse devenir réalité. Et à mes yeux, ce souhait Madame la Présidente est plus puissant qu’un poste ou un privilège aussi éminent soit-il.

Le secret d’Etat est une guillotine, il vous tranche la gorge si vous le divulguez, disait un homme d’Etat peu catholique qui avait fait un faux pas en sortant de sa paroisse.
Devant moi je vois le reflet des trois années si riches que nous avons passées ensemble, elles jalonnement bien évidemment le futur radieux que je souhaite à mon cher pays.

« Personne ne sait ce qu’il acquérira demain et personne ne sait dans quelle terre il mourra… » SOURATE LUQMAN

Cordialement!!!
Mohamed diallo
Leader de la jeunesse sénégalaise
Conseiller municipal à Dakar plateau