Secteur des hydrocarbures : La Sar plongée dans un puits d’incertitude

Le moins que l’on puisse dire c’est que la Société africaine de raffinage (Sar) n’est pas encore sortie du gouffre. Au contraire, elle semble s’enfoncer dans la zone de turbulence dans laquelle elle est plongée, depuis déjà plusieurs mois. Ce, malgré le mutisme des autorités.
En effet, les raisons de la démission au mois de février dernier de l’administrateur et patron de la société de crédit-bail Locafrique, Khadim Bâ, sont en réalité beaucoup plus profondes qu’on ne pourrait le penser. L’actionnaire principal a été informé de l’impossibilité de régler la totalité d’une facture de 40 milliards de F CFA devant permettre l’acquisition d’une cargaison de brut d’environ 950 000 barils.
Un départ qui n’a fait qu’empirer la situation et pour cause. L’ancien ministre de l’Energie, Samuel Sarr, a été lui aussi viré, quelques jours plus tard, du conseil d’administration où il représentait en même temps que Khadim Bâ Locafrique, l’actionnaire majoritaire. Et dans la foulée, trois nouveaux administrateurs ont été installés parmi lesquels le père de Khadim Bâ, Amadou Bâ, patron de Carrefour Automobile.
Une situation qui semble bien être le reflet du prolongement de la guerre larvée pour le contrôle de Locafrique entre Khadim Ba et son père.
Mais en attendant la suite du long feuilleton opposant les Ba et dont l’issue aura un impact décisif sur l’avenir de la Sar, de grandes personnalités, très connues du milieu des hydrocarbures, veulent profiter de ce «flou total» pour manœuvrer afin de ‘’contrôler’’ cette stratégique boite.
Ainsi, il ressort de nos informations que parmi ces dernières, il y a une haute autorité du pays qui tenterait, avec le soutien d’un lobby, à se positionner pour s’adjuger «une bonne part» des actions. Wait and see…