RECIDAK 2018 : UNE SOIXANTAINE D’ACTEURS INTERNATIONAUX ATTENDUS À DAKAR

Dakarmidi- Une soixantaine de professionnels du septième art en provenance de l’étranger prendront part aux Rencontres internationales cinématographiques de Dakar (RECIDAK) qui s’ouvrent mercredi dans la capitale sénégalaise, a annoncé samedi à l’APS, Hugues Diaz, directeur de la Cinématographie du Sénégal.

‘’Les invités étrangers seront précisément au nombre de 63. La majorité, une vingtaine, viendra du continent africain tandis que la diaspora européenne et l’Europe enverront 19 représentants. Le reste des participants est constitué d’acteur venant de l’Arabie, ainsi qu’une petite diaspora américaine’’, a indiqué Diaz lors d’un entretien accordé à l’APS.

Il s’agit notamment de réalisateurs, de producteurs, de professeurs de cinéma et des critiques de cet art, attendus à cette manifestation dont la cérémonie d’ouverture sera présidée mercredi au Grand théâtre de Dakar par le Premier ministre du Sénégal, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a-t-il fait savoir.

Selon le directeur de la Cinématographie du Sénégal, la Palestine et l’Inde seront représentées à la faveur d’un engagement de leurs représentants diplomatiques au Sénégal.

’Dès qu’ils ont eu connaissance de la tenue des RECIDAK, ils se sont signalés pour exprimer leur volonté d’y participer afin de montrer leur savoir-faire en tant que grandes nations de cinéma’’, a-t-il expliqué.

De ‘’grands’’ réalisateurs viendront notamment de la Palestine. L’Inde, pays invité d’honneur des dernières Journées cinématographiques de Carthage (du 3 au 10 novembre dernier) va donner de grands films, a promis Hugues Diaz.

Il a également cité le Maroc, qui sera présent avec des films, tandis que la conférence inaugurale sera prononcée par l’ancien directeur du Centre marocain du cinéma (CMC), Noureddine Saïl.

‘’Aujourd’hui tout le monde veut venir à Dakar. Nous ne pouvions pas tous les inviter, mais certains sont en train de s’accréditer pour venir par leurs propres moyens’’, a souligné Diaz.

Il a ainsi fait part de l’engagement et de la détermination du comité d’organisation de l’évènement, prévu du 22 au 28 novembre, à faire en sorte que la manifestation soit une réussite.

‘’Tout est en ébullition. Nous travaillons d’arrache-pied pour que l’édition présentée comme celle de la relance soit couronnée de succès’’, a insisté le directeur de la Cinématographie

‘’Les commissions s’affairent aux derniers réglages. La programmation est aujourd’hui affinée. Les films sont en train de nous parvenir par voie postale rapide, les contrats en phase d’être conclus, et les répétitions pour la cérémonie d’ouverture sont en cours’’, a-t-il assuré, en rappelant que les invités avaient reçu leur billet à 80 %, et que le reste sera clôturé ce samedi soir.

S’agissant toujours de l’organisation, il a également rassuré sur le volet sécuritaire de l’évènement avec l’engagement des forces de sécurité à veiller à la sécurité des participants pendant toute la durée de la manifestation.

Un colloque sur ‘’Cinéma et développement’’ et des panels et un atelier sur ‘’l’actorat et le fond vert (décor virtuel utilisé dans certains films), ainsi que des masters class et des séances de projections, font partie des temps forts de la manifestation.

Hugues Diaz souhaite ainsi par-dessus tout que les RECIDAK revêtent un cachet populaire. ‘’Si elles ne le sont, on aura un peu échoué. Il faut que les populations puissent communier avec les créateurs de leur imaginaire à travers l’image’’, a-t-il déclaré.

Il a, à cet égard, invité les cinéastes sénégalais à la mobilisation. ‘’Il ne faut pas que les gens soient attentistes, aujourd’hui il n’y a pas un cinéaste qu’il soit jeune ou ancien qui n’est pas au courant des RECIDAK, il faudrait que nous nous mobilisions’’, a-t-il insisté.

‘’Il s’agit de montrer la véritable identité de notre pays. Le Sénégal, c’est l’âme du cinéma africain’’, a-t-il dit en citant Noureddine Saïl, ancien directeur du Centre marocain de la cinématographie.

Les Rencontres internationales cinématographiques de Dakar avaient été initiées en 1990 par Annette Mbaye D’Erneville par le biais de sa structure dénommée Consortium de Communication en Afrique (CCA).

L’idée était de créer cet évènement autour du 7e art en partenariat avec le ministère français de la Coopération et des instances de la Francophonie.

Après la tenue d’une seule édition, les RECIDAK cessent d’être organisées durant dix ans en raison de difficultés financières. Elles ont été relancées en 2014 au niveau national avec l’appui de l’Etat.

avec aps