Procès Imam Ndao: Massamba Diop-père de Moustapha Diop « J’ai prié pour que mon fils meurt au champ de bataille comme martyr car le Djihad est une recommandation divine »

Dakarmidi – Massamba Diop, père de Moustapha Diop, a glacé l’assistance par son discours acéré sur le Djihad, hier, mardi 8 mai 2018, sur le procès d’Imam Alioune Ndao.

Devant le juge Samba Kane et ses assesseurs, il a dit sa vérité sur les candidats au Djihad, engagés dans le combat contre les oppresseurs de l’Islam. « J’ai pitié de la communauté musulmane du Sénégal. Un pays qui a 95% de musulmans et on demande aux gens s’ils sont pour ou contre le Djihad », siffle t-il avec mépris lorsque le Procureur lui a rappelé ses déclarations à l’enquête faisant état du fait qu’Imam Ndao aurait prôné le Djihad dans ses prêches, nous apprend l’obs.

Mais bien avant ses déclarations, le vieil homme a parlé de son fils qui a eu à recruter beaucoup de jeunes sénégalais, dont plusieurs des accusés, pour combattre en Libye ou au Nigéria. Hier, mardi 8 mai 2018, les derniers moments de Moustapha Diop, ont été relatés par son père. Qui, avec fierté raconte que son fils qu’il considère comme un martyr a péri « pour la bonne cause ».

« La derniére fois que l’on s’est parlé, il m’avait dit qu’il se rendait en Arabie Saoudite. Mais un jour, il m’a appelé pour me dire qu’il était en Libye. Il m’a dit qu’il est sur le chemin du Djihad et m’a demandé de prier pour lui pour qu’il meurt au front et je l’ai fait. Mon fils a préféré mourir au champ de bataille comme martyr, car le Djihad est une recommandation divine. Et en Décembre 2016, j’ai reçu l’information selon laquelle il a été tué au front » a t-il dit et plonge la salle dans un silence lourd.

Le président qui l’a interrogé qu’à titre de témoin de lui demander pourquoi il  ‘a pas découragé son fils, lorsqu’il lui a fait part de son intention d’aller faire le Djihad. Il a répondu par: « il avait mémorisé le Coran, donc j’ai cru que c’était la meilleure voie puisqu’il connait la religion mieux que moi. Cependant, je lui ai suggéré d’arrêter le Djihad et d’enseigner, mais il m’a répondu que si un père interdit à son fils de faire le Djihad, c’est comme lui interdire d’aller prier à à la mosquée et ma dit que toute personne qui investit son argent ou perd sa vie pour le Djihad aura le paradis pour récompense ».

Quant à Imam Ndao, le vieux déclare l’avoir rencontré lors d’une conférence à Lac Rose, sur comment « différencier la vérité du mensonge ».

La rédaction