Présidentielle 2019: Ibrahima Déme annonce une éventuelle candidature

Dakarmidi – Ibrahima Hamidou Déme, l’ancien magistrat, et président du mouvement « Ensemble », lors d’un entretien accordé à un confrère de l’obs, fait des révélations sur les dysfonctionnements de la justice, la traque des biens mal acquis, et son ambition d’accéder au fauteuil présidentiel

Selon Ibrahima Déme, son entrée en politique est la suite logique d’un combat qu’il mène depuis 19 ans. « J’étais d’abord greffier et j’ai fait partie des 8 membres du comité de pilotage qui a créé le Syndicat des travailleurs de la justice, en 1999. Nous avons menés avec les collègues greffiers, qui ont permis d’améliorer sensiblement le statut du greffier. Par la suite, en tant que Magistrat, j’ai été secrétaire général adjoint de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), entre 2009 et 2011 » a t-il dit.

A l’en croire, durant pratiquement toute sa carrière de greffier et de magistrat, il a été dans des positions de combat en interne. « Apres ma démission de la Magistrature, j’avais dit dans ma lettre de démission que je ne capitule point. Capituler c’est renoncer au combat, il faut rester et continuer de combattre. Et la meilleure manière de continuer ce combat selon moi, est de faire la politique, mais dans toute sa noblesse, c’est à dire etre aux services des concitoyens et travailler pour un développement durable » a t-il dit.

D’apres l’obs, pour M.Déme, la justice qu’elle soit judiciaire ou politique ne joue pas son rôle de garante de la paix sociale. « On s’est rendu compte que lorsqu’il y’a des affaires qui intéressent les autorités politiques, la justice ne se prononce jamais en faveur des citoyens.C’est ce qui fait qu’il y’a une sorte de sentiment partagé que la justice ne fonctionne pas de manière indépendante. Ce sentiment fait que les justiciables n’ont plus confiance aux magistrats et ils pourront être tentés de résoudre eux memes leurs différends » souligne t-il.

Revenant sur le rôle fondamental de la Crei, Ibrahima Déme, est pour le maintient de celle-ci, car selon lui, l’enrichissement illicite des responsables publics et de certains agents publics, par le détournement des ressources publiques constitue une atteinte fondamentale à beaucoup de droits vitaux et tous les droits économiques et sociaux. « C’est pourquoi le renversement de la charge de la preuve constitue le meilleur moyen de démontrer si le train de vie ou le patrimoine est conforme à ses revenus légaux » a t’il expliqué.

A la question de savoir une éventuelle candidature le président d’un mouvement « Ensemble » répond que l’objectif de son organisation politique est d’accéder au pouvoir. « Nous sommes entrain de former nos instances. Nous parlons aux sénégalais depuis quelques semaines et nous allons continuer en sillonnant le pays. Les mois à venir nous permettront véritablement de nous fixer sur ces échéances présidentielles, comme locales de 2019. Il faudra donc compter sur nous pour les élections présidentielle et locale prochaines » nous renseigne t-il.

La rédaction