Portrait-robot de l’homme qui s’apprête à « liquider » Jammeh. L’Angleterre va-t-elle entrer dans la danse le 18 Janvier?

Dakarmidi – Dans moins de 72 heures, la crise post-électorale qui secoue la Gambie connaîtra un rebondissement spectaculaire en faveur d’Adama Barrow. Le peuple gambien ne demande qu’à être entendu et que son vote soit matérialisé, par le départ de Yaya Jammeh, un dictateur qui a régné pendant 22 ans dans ce petit pays, une banane dans la bouche du Sénégal, sans partage. Jammeh est têtu, il a l’intention de s’accrocher au pouvoir, malgré les différentes pressions qui fusent de partout. Mais l’histoire du monde n’admet point de nouveauté, elle tire ses pages dans la réédition et dans la répétition.

Et cela est valable partout, aucun peuple n’est épargné, même ceux qui connaissent des avancées significatives en démocratie et en matière de droits de l’homme et des libertés fondamentales. La garde rapprochée de Jammeh est infiltrée depuis quelques jours par un officier de l’armée en charge de libérer tout un peuple. Personne ne peut le soupçonner dans ce cercle d’hommes de confiance de Jammeh, de trahison, car il fait partie des soutiens de premières heures les plus fidèles au dictateur, mais n’approuve pas cependant la démarche de l’homme.

Sa décision est prise, il s’en est ouvert à un de ses proches amis de la sous-région, lui indiquant que si la CEDEAO n’arrive pas à forcer la main à l’homme de Kanilai, il fera le nécessaire sans tambour ni trompette. Que veut dire le nécessaire? Que va-t-il se passer si ce nécessaire se produit? Va-t-il lui aussi, chiper le pouvoir à Jammeh et le détenir ou simplement, va-t-il après avoir fait le nécessaire, le transmettre sans délai à celui que le peuple a choisi démocratiquement?

Les heures à venir vont nous édifier de tout cela. Jammeh vit ses derniers moments au pouvoir, qu’importe la mathématique qui l’éjectera de son fauteuil, il ne saurait échapper à cette « peine capitale ». L’Angleterre peaufine, elle aussi discrètement une stratégie en vue de libérer le peuple gambien, même si sa démarche est opérée sous silence, loin des médias et de l’opinion en général. Le 18 janvier s’annonce bouillant pour le camp de Jammeh.

Nous y reviendrons

La Rédaction