New York: La Premiére dame du Niger plaide pour l’abolition du mariage forcé des enfants

In 2004 in Zambia, Gladys Kunda, 12, breastfeeds her six-week-old infant at her parents' home in the village of Chilembe Kasonde in Mansa District in Luapula Province. The baby's father deserted them. Families often force their daughters to marry older or widowed men for economic reasons. And while girls participate in initiation rites to prepare for marriage, they rarely learn about HIV/AIDS.

Dakarmidi – Lalla Malika Issoufou, la Premiére dame du Niger a plaidé récemment à New York en faveur de l’abolition du mariage forcé des enfants dans son pays en particulier et en Afrique en général, un phénomène qu’elle considère comme un facteur de « l’explosion démographique ».

« L’explosion démographique chez nous est liée aux mariages forcés d’enfants, avec 76,3 % des filles mariées avant 18 ans et 28,8 % avant 15 ans », a-t-elle soutenu devant 10 autres première dames africaines.

Selon l’Aps, elle a formulé ce plaidoyer en marge de la 73-ème session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) lors d’une session parallèle de haut niveau sur l’impact des bonnes pratiques du Niger sur la santé sexuelle et reproductive des adolescentes et des femmes.

Une rencontre à l’initiative du gouvernement du Niger, organisée en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et en en présence de plusieurs autres personnalités coutumières, religieuses et civiles du pays.

En sus de la secrétaire générale de la Francophonie, Michaelle Jean, 10 premières dames (Cap-Vert, Nigeria, Afrique du Sud, Comores, Mali, Burkina Faso, Sierra Leone, Rwanda, Zimbabwe, Lesotho) ont marqué leur soutien à Mme Issoufou dans sa lutte contre le mariage forcé des enfants.

« Le mariage des enfants est une situation peu reluisante relevant de la pression des pesanteurs socioculturelles », a encore dit Lalla Malika Issoufou, médecin de formation qui dirige une fondation qui lutte contre la fistule au Niger où quelque 750 cas sont enregistrés par an.

A l’en croire, le même problème se pose dans tout le Sahel, où la pauvreté veut que le mariage soit envisagé comme un moyen d’ascension sociale, ou même une source de revenus.

D’où l’appel à « la prise de conscience collective » prônée par le directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Manbigué Ngom.

Selon lui, il n’y aura pas de capture du dividende démographique sans l’abolition du mariage forcé des enfants. Il estime que « l’Afrique est confrontée à deux défis majeurs’’, respectivement d’ordre climatique et démographique. Malgré tout, « sa population et surtout sa jeunesse sont une opportunité pour son développement », a-t-il affirmé.

L’UNFPA finance le programme Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (SWEDD), qui vise principalement la capture du dividende démographique au Sahel.

Le SWEDD est selon l’UNFPA un modèle novateur de gouvernance et de mise en œuvre de projets avec l’implication directe des Etats, des bailleurs de fonds et des organisations de la société civile.

La rédaction