Chronique Dakarmidi : Moustapha Cissé Lô, un hors-la-loi au coeur de l’Etat….

Dakarmidi – Cissé Lô mérite-t-il ce poste si prestigieux qui lui a été gracieusement servi sur un plateau d’or par Macky Sall et ses pairs de la CEDEAO? Cette question refait surface régulièrement à chaque fois qu’il s’illustre par ses fréquents comportements bizarres, irrévérencieux et irrespectueux, de tels actes que continue de tolérer la République au plus haut sommet de sa hiérarchie. Il y a quelques années, un son qui circulait sur le net qu’on lui avait prêté, le montrait insulter virulemment le Chef de l’Etat en des termes malsains, qui avaient provoqué la noblesse et l’élégance. Même s’il a eu le toupet de le nier, tout porte à croire, et de manière formelle, que cette voix semblait être là tienne. Pour preuve, les mots qu’il avait utilisés sont inclus dans son vocabulaire, les clés de son langage quotidien.

Alors, à peine nous avons dépassé ce quolibet version el pistolero, « l’honorable député » s’il l’est réellement, ressurgit avec cette fois, une attaque frontale, virulente, excessive, pernicieuse, injurieuse à l’encontre de Serigne Abdou Fatah Mbacké ibn Serigne Fallou ibn Cheikhoul Khadim. Une sortie qui avait dépeint le marabout, et qui avait fait jaillir la colère noire de ses disciples.

Cela lui avait valu une « intifada »  et un saccage de ses biens. Il avait attaqué le coeur de Touba, et la ville sainte avait tout simplement répliqué à la hauteur de l’attaque outrepassant les lois fondamentales qui régissent la République laïque et démocratique qu’est le Sénégal. Ces dérives n’ont pas empêché Macky Sall de le propulser à de hautes fonctions au coeur du système parlementaire africain, avec sa nomination à la tête du parlement de la CEDEAO, cette élection déguisée qui lui vaut aujourd’hui tous ces privilèges et tous ces honneurs. Un célèbre penseur du 16è siècle disait : « quand un fou vous gouverne, à force de renforcer ses honneurs et privilèges, il vous matte, et se croit, de manière illusoire la matrice du monde ».

Cissé Lô est insupportable, certains de ses camarades de l’Apr l’appelle dans son dos le « fou du village », un nom qui colle bien pourtant à sa personnalité. En fait, le Président du parlement de la CEDEAO est un cas clinique qui mérite un diagnostic minutieux. Il a ressuscité il y a 48 heures, et cette fois-ci en s’attaquant directement à la femme,  socle de notre histoire,  coeur  de notre culture et sève de notre société avec ses valeurs ancestrales profondes.  Oui, seuls les « petits hommes » s’attaquent aux honorables dames, car méconnaissables des textes les plus sacrés qui ont tous placé la femme à l’avant de leur avènement. Cissé Lô est allé trop loin sur ce cas-ci, car chez nous au Sénégal, la femme revêt une certaine sacralité, voire même une puissante immunité qui la protège face à sa « fragilité », son innocence, d’où le grand respect que lui voue le Seigneur dans les livres révélés.

Dans la Thora, la mère de Musa (as) a fait confiance au Seigneur, en plaçant sa corbeille dans les eaux du Nil sous son (Dieu) instruction et cela a provoqué plus tard le destin ô combien exaltant du Prophète Musa (as), et la décadence de Pharaon et de ceux qu’il avait embarqués dans son acte suicidaire. La Bible décrit la sainte Marie, comme une femme calme, qui avait couvé Jésus, et avant que ce dernier ne soit crucifié sur cette croix qu’il a portée sous les instructions de Ponce Pilate, sa mère était là, sereine, priant le Seigneur, sans jamais douter que son illustre fils faisait partie incontestablement des élus de Dieu.

610 ans plus tard, apparut Khadija bint Khuwailid (ra), quand Dieu a demandé au Prophète Muhammad (psl) d’appeler les masses à adhérer à l’Islam, elle lui dit : « je te suis, car je te crois ». À Médine, les femmes se sont massées aux portes de cette ville sainte pendant plus de 14 heures de temps sous une forte canicule pour accueillir celui qui allait changer leur vie et paramétrer leur morale et la morale de la ville.

En 632, le Prophète Muhammad (psl) rendit l’âme aux côtés de la brave Seydatuna Aicha (ra) cette sommité de la jurisprudence. Le premier livre du Saint  Coran compilé a été jalousement gardé chez Hafsa bint Omar Boun Khatab, cette grande savante des lettres qui fut, elle aussi, épouse du Prophète (psl). Plus près de chez nous, l’histoire de Ndaté Yalla, celle d’Aline Sitoé Diatta, ou encore celle de Ndieumbeutt Mbodj mérite le respect de tout un peuple, de toutes les générations et de toute la République. La femme est exaltée sous nos cieux, car elle  est au coeur de notre histoire religieuse. En parlant de Serigne Touba, on pense automatiquement à Soxna Diarra, cette sainte dame éteinte à l’âge de 33 ans avec une vie remplie de grâce divine. Soxna Mame Fawade Wellé nous fait penser à El Hadji Malick Sy (ra), à la Tariha Tijaniya et à Mimiya, ce sublime panégyrique dédié au Saint Illustre Muhammad (psl).

Il faut arrêter Cissé Lô, il faut que la République lui assène ses 04 vérités crues sans usage de gant. Il faut qu’il comprenne qu’il est impératif qu’il retire ses propos méchants, inélégants et haineux à l’endroit d’Aida Mbodj. S’il y a un homme qui ne mérite aucune considération dans la République, c’est bien Cissé Lô, qui a, à travers ses propos déplacés, adressés à la première femme présidente de groupe parlementaire de notre République vielle de 56 ans, manqué de respect à Annette Mbaye Derneville, Collette Senghor, Elisabeth Diouf, Viviane Wade, Coumba Gawlo Seck, Amsatou Sow Sidibé, et j’en passe. Il aura aussi manqué de respect à l’actuel première dame Marième Faye Sall, qui sans doute doit être remontée face à cette attaque injustifiée.  Il a aussi manqué de respect au PM Mahammad Boun Abdallah Dionne, lui qui, en direct de l’hémicycle, était sorti du protocole républicain pour saluer sa chère tante Aida Mbodj.

Il aura aussi provoqué Me Wade, celui-là qui était à l’origine de l’avènement de son patron, même si….. Et si un tel acte n’est point sanctionné par le Président lui-même, les sénégalais y verront malheureusement à travers l’image du Chef de l’Etat, un berger incapable de diriger son troupeau vers les rives de la bonne morale, de la vraie rupture et de l’émergence tout court!

La Rédaction