Moussa Taye tire sur le Conseil constitutionnel, le Cnra et la CENA

Dakarmidi – Moussa Taye s’est livré ce jeudi 13 décembre 2018 à une séance d’explication des réserves émises à l’endroit des trois organes autours desquels se concentre l’organisation des élections au Sénégal. Le conseiller politique de Khalifa Sall cite des noms de différentes personnalités qui composent ces différents organes et avancé des arguments qui expliquent leur disqualification.

Nous avons de sérieuses craintes par rapport à l’impartialité de ces organes de
contrôle, a confié Taye dans un entretien avec Vox Populi publié ce jeudi 13 décembre 2018

Le Conseil constitutionnel
Prenons d’abord le Conseil Constitutionnel. En l’état actuel, la
composition de cette institution est irrégulière. Il y a deux magistrats en
l’occurrence Malick DIOP et Mamadou SY qui continuent à y siéger alors que
leur mandat a expiré. Le Président du Conseil Constitutionnel en tant que juriste
ne doit pas accepter cette situation. C’est pourquoi, nous exigeons le
remplacement de ses deux membres pour que l’institution retrouve toute sa
légalité pour délibérer valablement.

Concernant le parrainage, nous n’avons pas connaissance du dispositif de
contrôle mis en place. C’est pourquoi, nous estimons que le Conseil doit
communiquer sur le fichier reçu des autorités administratives et définir les
pourcentages adéquats pour que nul n’en ignore. Aussi, le Conseil ne doit pas
accepter de recevoir un nombre de parrainages supérieur au nombre requis ni
d’en tenir compte. Enfin, il nous est signalé que l’ADIE serait dans le dispositif
de contrôle. Là aussi, nous voulons des éclaircissements.

Le CNRA 
Pour ce qui est du CNRA, au-delà de son président qui ne présente aucune
garantie d’impartialité, nous remettons en cause le choix de Alioune Badara
BEYE dont le mandat a expiré et ne peut pas être renouvelé car le mandat est de
6 ans non renouvelable. Sa reconduction est ainsi une violation de la loi.
L’autre cas concerne la nomination du journaliste Ibrahima SANE. Ce dernier,
après avoir milité activement au parti de Robert SAGNA, a rejoint la majorité
présidentielle. Il est donc aberrant qu’il soit nommé au sein d’un organe de
contrôle dont l’essence même doit être la neutralité.

La CENA
Pour la CENA, la violation de la loi est flagrante. Le Président Doudou NDIR
ainsi que certains membres doivent être remplacés parce que leur mandat a pris
fin. A défaut d’être remplacés, ils devraient eux-mêmes par éthique et par
responsabilité, quitter leurs fonctions.
Voilà les raisons pour lesquelles nous avons des réserves par rapport à la
neutralité de toutes ces institutions et nous exigeons simplement que la loi soit
appliquée.

La rédaction