Moise Sarr, directeur des bourses à l’étranger, un costume seyant et taillé sur mesure

En adage Wolof on dit souvent que la bonté d’une personne ne saurait être vraie que s’il est prononcé par ses proches. Faudrait-t-il en ajouter que la grandeur d’un homme ne peut se mesurer qu’au service rendu à son peuple?

Dans l’affirmative Moise SARR en ferait certainement partie.

Si nombreux de ses prédécesseurs ont choisi de manager à leur guise avec une administration cadenassée où l’usager est pris en otage, Moise semble bien tiré les leçons du passé, s’est frayé un chemin et veut procéder autrement. En effet, un travail acharné, de l’imprégnation et une solide capacité d’écoute voilà le triptyque qui pourrait résumer l’action colossale qui est en train d’être menée au sein de SGEE (Service de Gestion des Etudiants Sénégalais à l’étranger) dont il est plus grand architecte.

La symétrie entre Moise et ses prédécesseurs se creuse et se concrétise plus que jamais.

Moise Sarr, enfin, un leader au diapason de l’émergence connecté à son peuple.

Un peuple est pauvre non parce qu’il n’a rien mais parce qu’il ne travaille pas : une maxime que Moise a certainement mieux compris que tant d’autres. On ne l’entend pas comme certains discourir devant les tribunes internationales pour s’attendre à un standing ovation mais on le voit éblouir par ses projets, sa vision et son engagement auprès de la communauté sénégalaise à l’étranger.

Il faudra dire sans ambages que Moise est un mégalomane. Tel un prophète, il s’est christifié avec les sénégalais et a su adopter un véritable rôle de proximité. Conscient qu’une volonté politique ne se traduit uniquement par des phrases, Moise étale sa feuille de route à travers des actes concrets.

Oui des actes Moise en a vraiment posés.

Le constat d’abord c’est une rationalisation sans équivoque des services d’aides des étudiants à l’étranger que Moise dans sa stature de directeur-déontologue incarne bien.

A moins de six ans plus de 4000 étudiants sénégalais sont attributaires de bourses de l’Etat du Sénégal avec une augmentation considérable du budget de gestion et d’approvisionnement estimé à plus de 7 milliards entre l’année 2014-2015.

Ensuite, toujours au chevet des plus démunis, le SGEE sous la houlette de Moise Sarr tient mordicus la dimension humaine dans ses politiques novatrices des conditions  existentielles des étudiants sénégalais à l’étranger. En effet, des milliers d’étudiants dépourvus de ressources financières se sont vus défalquer de la précarité avec l’octroi d’une aide sociale oscillant entre 70 mille et 145 mille selon le pays d’étude.

Dans le même sillage, depuis son arrivée à la tête de SGEE, Moise ne cesse de multiplier les initiatives, cette fois-ci en renouant avec l’esprit de la Méritocratie qui semblait être jetée aux oubliettes. Ce Moise a vraiment du cran en remettant le culte de l’excellence au cœur du parcours des étudiants notamment avec la mise en place des bourses d’excellences lesquelles passent désormais de 297,27 euros à plus de 600 euros le mois de quoi mettre à l’abri des besoins les bénéficiaires tout au long de leur formation.

Moise a fait de la rigueur et du pragmatisme ses marottes pour réduire à néant le cercle vicieux de la vielle gestion. Le SGEE est une des structures de l’Etat sénégalais aujourd’hui qui se sont achetées une conduite en matière de gestion et de redistribution équitables et impartiales des biens publics. D’ailleurs le prix RAGNEE (distinction honorifique) décerné à son directeur Moise Sarr au cours du mois de Mai reste un exemple édifiant.

En fin par le travail et pour le travail, on pourrait imaginer que c’est cette formule magique que Moise a décoché pour réaliser ce travail titanesque. Moise est un innovateur qui répond avec brio et efficacité à la problématique complexe du binôme Formation-Insertion. La CLEE (caravane de l’emploi et de l’entreprenariat) lancé en Avril 2018, demeure une alternative efficace permettant d’anesthésier les risques de chômage aux futurs diplômés de la Diaspora. Il s’agit en premier temps d’un dispositif permettant de démocratiser quantitativement et qualitativement l’accès aux opportunités de stage et d’insertion future. Et en deuxième temps de pluraliser les atouts via des partenaires nationaux, locaux (entreprises privées, publiques, organisations professionnelles) afin de développer plus de circuits d’insertion professionnelle.

Par extension, les mesures incitatives de retour débloquées en faveurs des étudiants diplômés à l’étranger avec la collaboration de différents acteurs et corporations étudiantes constituent un rempart pour endiguer le Brain Drain (fuite des cerveaux) longtemps considéré comme une réelle entrave pour développement de l’Afrique  afin de mieux ajuster la productivité, les compétences et expériences professionnelles acquises à l’étranger avec les demandes du marché du travail et les secteurs de développement économique au Sénégal.

« Osez les jeunes », dans une Afrique prise en tenaille par un logiciel obsolète de Management, on pourrait deviner que c’est le message politique que Moise transmet avec courtoisie à ses pairs.

A moins de six ans, Moise a transformé considérablement la condition des étudiants à l’étranger avec une empreinte académique et professionnelle durable.

Un chemin escarpé, difficile à cheminer que Moise et son équipe se sont pavanés finalement.

Certainement si les petits cochons ne le mangent pas, Moise a vraiment les pendules à l’heure pour bien arriver à la gare. Et la jeunesse sénégalaise peut rêver une prime existentielle meilleure.

BA Toucouleur Bourou Serrère.