Mission accomplie pour Abdou Diouf : il conclut la « vente » du PS, sacrifie Khalifa, « renoue » avec Tanor, « tord » le bras à Aissata Tall, puis refait ses « valises » pour Paris…

Dakarmidi – Abdou Diouf veut imposer sa personne à l’histoire de notre pays, ce qui serait presque impossible vu les 19 longues années qu’il a passées à la tête du Sénégal, une période sombre et cauchemardesque que le peuple tente d’effacer systématiquement de sa mémoire. De 2000, année de sa chute à 2017, première année de sa retraite, Abdou Diouf n’aura jamais passé assez de temps au Sénégal, que son dernier séjour lors duquel, il s’est particulièrement, sinon essentiellement penché sur sa nouvelle fonction après la francophonie, réduite à conforter Macky Sall dans son fauteuil de Président et à tout prix. Diouf est un homme irascible, qui aime les tensions, même si, de par l’histoire, il a un autre comportement qui reflète la paix, mais qui convoque l’inélégance et la malveillance, a-t-il contaminé Macky Sall? Ce dernier aura vite compris dès son accession au pouvoir qu’il fallait éliminer, un à un, ses adversaires les plus coriaces, à savoir entre autres, la famille des Wade, Idrissa Seck et Khalifa Sall.

Dès lors, Abdoulaye Sylla, un des plus proches collaborateurs du Président, s’occupera à l’aide de A.S du cas de Karim Wade, en épluchant ses emails privés, et en travaillant avec ses « amis » de la justice, sur la re-naissance de la Crei, et s’en sont suivis l’emprisonnement de Wade fils, sa liquidation politique, et son exil à Doha. Quand à Idrissa Seck, « Ndamal Kadior », il a fallu l’isoler à Thiès, le décapiter de quelques-uns de ses membres, et l’asfiphixier financièrement. Et depuis quelques mois, il s’est retranché dans un silence incongru entre sa résidence du point E et celle à Thies, plongé dans une longue méditation attendant certainement la grande offensive de la masse ou un réveil du peuple en un sursaut national, pour la libération du Sénégal des mains de l’oppresseur.

Le dernier cas, qui aura attiré toutes les attentions et qui aura choqué plus d’un, est cette course folle engagée par le « Macky » pour faire « couler » Khalifa Sall.  Vous ne l’aurez pas remarqué, mais les vrais déboires du maire de Dakar ont commencé aux premiers jours de l’actuel séjour d’Abdou Diouf à Dakar. Le premier acte que « Sa ndiambour » a posé, est de convoquer toute la famille Gueye Massar à sa résidence (séjour au frais du contribuable) pour lui donner un faible signal, qui semble fort pour lui, et qui consistait à accompagner Macky Sall et à le soutenir à tout prix dans tous ses combats politiques futurs. Grincements de dents dans les rangs de la famille, tout le monde n’est pas convaincu par un tel appel, car disent-ils, dans le passé, Diouf ne s’était jamais déployé pour couver ses proches ou les aider à sortir du marasme social.

Deuxième acte de Diouf, se rapprocher de Tanor, via Aminata Mbengue Ndiaye, pour refaire un nouveau socle du PS sans Khalifa Sall ni Aissata Tall Sall au départ. Au même moment, Macky Sall avait tout fait pour « canaliser » Diouf et le mettre à l’abri du besoin, en lui assurant une belle retraite, en lui donnant le nom du centre de la francophonie (CICAD), en laissant Aminata Mbengue Ndiaye, à son poste de ministre, même battue aux municipales, sans compter les faveurs accordées à Serigne Mbaye Thiam, et en laissant la main à son ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo pour gérer Abdoulaye Willane et Mamadou Wane. Macky Sall s’est aussi offert un référendum sur mesure chez les « tailleurs » de constitution, dans le but de trouver à Tanor un « eldorado », et façonné en même temps le Ps à l’image du « Macky ». Abdou Diouf aura aussi finalement convaincu son « ami » Aissata Tall Sall à s’éloigner  de Khalifa Sall politiquement, et de tout ce qui pourrait nuire à son compagnonnage avec Macky Sall, la salle besogne allait donc revenir à « bison futé » au-delà des principes de dignité.

La dame a finalement abdiqué, et au moment où son frère de Parti était dans le « couloir de la mort » au palais de justice, elle étalait le tapis rouge à son bourreau Macky Sall et l’élevait au rang de citoyen d’honneur de Podor, ville dont elle est l’édile. La politique au Sénégal est un cygne qui s’agite, qui renifle un rat, fait semblant de ne pas le voir, l’attrape et le bouffe sans donner l’air de ne jamais bouger de son périmètre.  Khalifa Sall est aujourd’hui isolé, seul dans son combat, le Parti socialiste de Senghor est méconnaissable, les charges qui pèsent sur le maire de Dakar sont lourdes comme des tonneaux remplis de déchets toxiques, ameutés comme des éclats de météorites, et à cela s’ajoute le marquage à la culotte de la presse du palais, qui, par la plume grise, cherche à enfoncer celui qui aura battu tous les poulains de Macky Sall à Dakar, et qui était sur le point de le déraciner, lui, cette montagne au pied d’argile.

Le peuple dans tout ça et avec tout ce bruit, est loin d’être convaincu de la culpabilité du maire de Dakar, la plaidoirie inopinée du ministre d’état Mbaye Ndiaye a été cette goutte qui a coulé des lèvres de la persécution, si grosses et si sèches qu’elles donnent l’air de trahir les férus de vengeance des actes d’indignité qu’ils posent ….. Sacré « Macky »!

La Rédaction