La maladie de l’eau à Dakar en convalescence

Dakarmidi – Le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Mansour Faye, était en visite de terrain hier, mardi 27 Février 2018, pour vérifier les chantiers du Programme spécial de Dakar ( Ps-Dak).

En effet après les fortes pénuries de l’été dernier, la Société Nationale des Eaux du Sénégal (Sones) a mis en place un programme d’urgence pour la réalisation de 11 forages à Tassette et 10 autres à Bayakh. Selon M.Faye, ce programme va permettre de sécuriser la consommation en eau à Dakar.

D’apres le quotidien, au terme de sa visite, le ministre a assuré que la capitale sénégalaise aura 60 à 75 mille mètres cubes par jour de production supplémentaire dès Juin prochain. Il ajoute qu’une production additionnelle viendra des 11 forages qui sont en cours de réalisation vont permettre de sécuriser Dakar. « Avec ça nous pensons résorber le déficit que Dakar est en train de vivre présentement » assure M.Faye.

Au total, ces travaux ont mobilisé un financement de 15 milliards de francs Cfa dans le cadre du Ps-Dak et 12 milliards dans le cadre du projet eau et assainissement en milieu urbain (Peamu), financé par la banque mondial. Sur place, à Bayakh, l’eau des forages nouvellement forés forme déjà une mare au pied des manguiers.

« Les travaux sont en cours et devraient s’achever au plus tard en Juin, selon les techniciens. Mais vu l’avancement des travaux, nous osons espérer que nous allons entamer la période de chaleur avec beaucoup plus de réserve » se réjouit le ministre. Remarquant le déficit en eau au niveau de la banlieue, le ministre souligne que le volume additionnel va permettre de résoudre ce problème.

Pour apporter des solutions à la  » déferrisation « , dans la forêt classée à quelques mètres de Thies, de vastes excavations sont entrain de recevoir du béton frais. C’est le site des nouveaux réservoirs de Thies. Il va accueillir quatre réservoirs de 10 mille mètres cubes chacun. A quelques encablures du Centre International de Conférences Abdou Diouf ( Cicad), l’usine de  » déferrisation  » du point K prend forme petit à petit. Elle permettra de traiter 40 mille mètres cubes par jour d’eau rougeâtre que les Dakarois ont du mal à qualifier d’eau potable venant des forages de Pout et de Sébikotane.

Cette question de la qualité de l’eau touche plusieurs régions du pays. Le bassin arachidier ainsi que Foundiougne sont confrontés à un problème de remontée de l’eau salée.

La rédaction