Mais oui, Mohamed Dionne a raison ! ( Ibrahima Sarr)

La blogosphère s’est enflammée hier, reprenant à coups de hoquets répétés, de spasmes délirants, des propos prêtés au Premier ministre Mohamed Dionne. L’exutoire qui était offert aux nouveaux directeurs de la pensée était de taille : le Premier ministre lui-même, resté jusqu’ici éloigné flèches empoisonnées de ces vulgaires archers, pirates du nouveau monde médiatique. Ils venaient pourtant de donner raison à un homme connu pour sa mesure, sa politesse, son calme, mais qui sait s’indigner quand il le faut. Ils venaient de le dépeindre tel que doit être un Premier ministre : un vrai collaborateur du Président de la République, attaché à ses idées, à ses convictions, capitaine de son équipe gouvernementale, capable de monter au créneau, d’aller au charbon et au besoin, servir de fusible au Président de la République. Voilà donc ce qui a été dit à Mohamed Dionne et de Mohamed Dionne : On lui reproche ce qui doit faire sa fierté. Le reste, somme d’injures, les propos salaces, n’honore pas ceux qui les prononcent et ne fait que conformer le Premier ministre Mohamed Dionne dans ce qu’il a osé pointer : l’Internet est devenu un refuge de délinquants, de bandits, de matamores de tout acabit, plongés dans des réseaux d’égouts fumants d’odeurs nauséabondes qu’il ne faudrait pas dire sociaux, mais antisociaux. Ce sont des antivaleurs qu’on y apprend et chaque homme sensé se demande ce qu’il adviendra de son adolescent au contact de ces piètres samouraïs qui concourent en vulgarité et en impolitesse.

Qu’a donc dit Mohamed Dionne de mal, sinon attirer l’attention sur les tares de ces contempteurs, comploteurs, qui ne sont pas au nombre qu’ils déclarent, mais quelques individus qui se cachent derrière des pseudonymes comme des pirates s’embusquaient derrière les barques des ports d’attache pour insulter, calomnier d’honnêtes gens.

Pour avoir dénoncé ces pratiques malveillantes, contraires à toute valeur sociale que nous voulons incarner, le Premier ministre est devenu la cible de ces bandits qui se sont sentis visés par ses propos éloquents. Les mêmes qui ont crié au sacrilège, en voyant passer une loi dont le but est de tenter de réguler ce tas d’immondice, ce Mbeubeuss géant qu’est devenu l’Internet. Les injures et attaques qui ont suivi ne font que donner raison à ceux qui pensent que les réseaux sociaux méritent d’être régulés, organisés pour notre bien à nous tous.

Tout ce qui n’osait pas s’affirmer de mal, d’indicible et d’ignoble dans la société a trouvé dans les réseaux sociaux de puissantes soupapes convulsives et un déversoir de haine. Ils sont arrivés dans un champ où rien ne leur est interdit : la drague, l’escroquerie faite aux jeunes filles innocentes, la fausse identité, l’escroquerie, puis l’injure, la calomnie, le mensonge.

Tous ceux qui ont exprimé leur soutien au président de la République, les membres du Gouvernement et surtout ceux de l’opposition qui voudraient rejoindre le Président de la République deviennent vite des parias, des traitres à la Nation. Ils n’admettent, ces nouveaux directeurs de la pensée, que ceux qui font le chemin inverse. Il faut trahir Macky Sall, l’insulter, le calomnier, pour devenir crédible à leurs yeux. Tous ceux qui décident de soutenir le Président de la République sont ramenés à leurs positions d’hier, à leurs propos d’hier, qualifiés de traites, insultés de mère et de père. Ils ont établis leurs nouveaux codes, défini leur nouveau territoire, l’Internet où leurs bêtises fumantes rivalisent de candeur et d’ardeur.

Evidemment, ils le font avec la complicité de milliers de personnes, de millions d’hommes et de femmes médusés, épouvantés, qui gardent le silence, regardent faire, sans doute tétanisés par tant de haine.

Eh bien, il faudrait en venir à des sanctions sévères contre ces prévaricateurs de nos valeurs ancestrales, ces calomniateurs pervers qui infestent le Net et trouvent maintenant de la résonnance dans notre société, chez nos enfants. Le cri d’indignation de Mohamed Dionne, que nous saluons, ne doit pas demeurer en l’Etat. Il doit être suivi d’un acte fort : débusquer ces délinquants et leur infliger le traitement qu’ils méritent.

Ibrahima Sarr,
Ancien ambassadeur à la retraite

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