« Madagascar n’a aucune objection au retour du Maroc à l’UA » (Président)

Dakarmidi -Le président de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina, s’est félicité de la décision prise par le Maroc de retourner à l’Union africaine (UA), expliquant que ‘’c’est en toute conscience de l’importance de son rôle, que le Royaume a décidé de reprendre sa place naturelle dans l’organisation continentale. ‘’Beaucoup de pays africains, dont Madagascar, n’ont aucune objection à ce que le Maroc reprenne sa place au sein de l’U’’, a confirmé le président malgache dans une interview exclusive à l’Agence de Presse Africaine (APA), ce vendredi à Antananarivo.

En septembre dernier, le Maroc a officiellement demandé à réintégrer l’Union africaine, organisation que Rabat avait quitté en 1984 pour protester contre l’admission de la pseudo République arabe sahraouie démocratique (RASD). Le Maroc a quitté l’Organisation de l’unité africaine (OUA, actuelle UA) pour protester contre la reconnaissance à l’époque de «ce prétendu Etat n’est membre ni de l’Organisation des Nations Unies, ni de l’Organisation de la Coopération Islamique, ni de la Ligue des Etats arabes, ni d’aucune autre institution sous régionale, régionale ou internationale».

Le Maroc trouvait cette décision contradictoire avec le principe fondateur de l’organisation, qui prévoit la non-ingérence et le respect des frontières des Etats membres. Parlant du choix de son pays d’abriter le 16 eme sommet de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF), prévu du 26 au 27 novembre à Antananarivo, le président malgache a dit tout l’honneur que Madagascar tire de cette désignation. ‘’C’est un honneur pour Madagascar d’abriter le sommet de la Francophonie, qui constitue une grande plateforme, permettant de fédérer les valeurs, forces expériences et les volontés d’agir pour les intérêts des peuples composant l’OIF’’. Selon lui, l’objectif de l’organisation reste cohérent avec une OIF qui devient de plus en plus une francophonie économique, au service des jeunes de la paix et de la sécurité des peuples.