Macky Sall – Abdou Diouf : deux hommes, deux générations et un destin fixé sur la loyauté et la fidélité

Dakarmidi – Le Président Macky Sall qui avait la quarantaine quand Abdou Diouf quittait le pouvoir en 2000, incarne aujourd’hui la plus haute autorité de ce pays. Il est sans doute un élève de Wade, ce dernier qui a cru en ce jeune ingénieur et qui lui a vite fait gravir les échelons avec une fulgurance jamais connue dans les rouages de l’Etat. Il aimait même dire que le jeune Macky Sall était une semence destinée aux grandes récoltes. Et dans la déchirure son rêve s’est exaucé, son poulain est devenu le 04é Président du Sénégal mais indirectement l’héritier de Diouf. Durant les 05 années de Macky Sall à la tête du pays, l’homme s’est plus rapproché de Diouf, déclarant même devant les télés les merveilleuses qualités de l’ancien président, sans détour et ignorant dans tous ses discours sa relation ou son compagnonnage avec Wade. Et pourtant Macky Sall connait Wade mieux que quiconque pour l’avoir côtoyé et servi, pour avoir courageusement engagé, pendant les périodes de « puissance » de Wade, un bras de fer, qui lui a valu plus tard une démission et une lutte âpre pour la conquête du pouvoir.
Macky Sall a tranché dans sa traversée du temps, comprenant que Wade ne pouvait pas être le « père » qu’il lui fallait, le conseiller sur qui devait reposer sa lourde charge de Chef d’Etat. Et il a choisi, la pondérance et l’expérience de la gestion administrative, des fonctions humaines qui sommeillent en Diouf.
À voir les deux hommes, l’impression que cette relation de fusion donne est un gage de confort et de sécurité mutuelle.
Deux hommes qui ont su et pu imposer leurs relations au temps et aujourd’hui déroulent dans la plus grande sincérité leurs liens affectifs comme s’ils étaient bien de la même génération.
Macky Sall respecte Diouf, à la limite l’adule et ce dernier lui retourne gracieusement tous ces sentiments, en conformité avec l’amitié et quelque fois avec une si fine tendresse. Et si ce principe est un socle qui raffermit les fondamentaux de la République, loin de tout parti pris, il faudra le saluer et l’encourager. N’est-ce pas un choix amical est loin d’être facile ou s’il l’est, il est loin d’ajuster devant ceux qui s’étonnent le caractère intrinsèque de nos rejets de certaines mains tendues. À méditer ….

La rédaction