Dakarmidi – Le football africain traverse actuellement des zones de turbulences difficilement maitrisables. Les résultats des équipes africaines en compétitions internationales sont mitigés, et les scandales de corruption et de mauvaise gouvernance secouent le continent. Dans ce contexte, Samuel Eto’o, l’ancien capitaine des Lions Indomptables du Cameroun et actuel président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), apparaît comme un atout précieux pour le football africain.
Samuel Eto’o est l’un des meilleurs joueurs africains de l’histoire. Avec une carrière riche en titres et en distinctions individuelles, il a remporté quatre Ligues des champions, deux Coupes d’Afrique des nations et a été élu meilleur joueur africain de l’année à quatre reprises.
Eto’o a également démontré ses qualités de leader en tant que capitaine des Lions Indomptables du Cameroun. Il a mené son équipe à la qualification pour la Coupe du monde 2014 et a été un élément clé de l’équipe qui a remporté la Coupe d’Afrique des nations 2000.
Avec son expérience et son influence, Samuel Eto’o pourrait être un atout précieux pour le football africain. Il pourrait aider à résoudre les problèmes de gouvernance et de corruption qui affectent le continent, et à promouvoir le développement du football africain.
L’intrusion du président de la FIFA, Gianni Infantino, dans la gouvernance du football africain et l’affairisme présumé de Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), sont des sujets de préoccupation pour de nombreux observateurs. La CAF serait sous l’influence de la FIFA, avec des décisions prises sans transparence ni équité. Patrice Motsepe est accusé de favoriser les intérêts marocains, notamment dans l’attribution de la Coupe d’Afrique des nations 2025.
La décision de la CAF de retirer le trophée au Sénégal au profit du Maroc a provoqué un tollé mondial. C’est une décision sans précédent qui montre à quel point la gouvernance du football africain est défaillante. Cette affaire soulève des questions sur l’intégrité de la CAF et sur les motivations réelles derrière cette décision.
Dès lors, à défaut de la création d’une nouvelle confédération africaine de football indépendante, l’Afrique doit se mobiliser pour dégager les dirigeants actuels de la CAF pour les remplacer par des hommes aux mains propres, dignes de confiance de la trempe de Samuel Eto’o. Il est temps pour l’Afrique de prendre son destin en main et de créer un football africain plus fort et plus indépendant.
Doyen Majib Sène
