Le procès en appel de Khalifa Sall en exergue

Dakarmidi – Le procès en appel de Khalifa Ababacar Sall bénéficie de nouveau d’un traitement de faveur dans les journaux de ce mercredi 25 juillet 2018 dont une grande majorité revient en détail sur la position adoptée la veille par le parquet par rapport à la validité de l’enquête ayant débouché sur la condamnation en première instance du maire de Dakar et de ses co-accusés.

Et à la lumière de ce réquisitoire du procureur général près de la Cour d’appel de Dakar, Lansana Diabé, Le Soleil tranche : ‘’ Le parquet s’oppose’’ à l’annulation de toute la procédure réclamée par les avocats de la défense.

Lundi, le procureur général, dans son réquisitoire portant sur les exceptions de nullité soulevées par la défense, a admis la violation du droit des prévenus d’être assistés par un avocat à l’enquête de police tout en plaidant la poursuite du procès dans l’affaire dite de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar.

‘’Lansana Diabé a demandé au juge d’écarter purement et simplement le procès-verbal qui comporte les auditions et toute autre confrontation faite sans la présence d’un avocat et de ’’maintenir les autres actes qui n’exigent’’ pas la présence d’un conseil ainsi que tous les documents annexes’’, rapporte ainsi le quotidien national.

‘’Lansana Diabé fait trembler les murs du Palais de justice de Dakar’’, selon le quotidien Les Echos qui résume le réquisitoire du ministère public. Selon le journal, le magistrat réclame l’annulation des procès-verbaux faits en violation de la loi, et que le réquisitoire introductif soit maintenu.

‘’Il extirpe Khalifa Sall d’une partie et accepte la constitution de partie civile de la mairie de Dakar’’, note le journal. Une position du ministère public ainsi résumée par le quotidien Rewmi : ‘’Le procureur pour l’annulation partielle de la procédure’’.

Ce débat sur la nullité de la procédure d’enquête rythme l’audience du procès de l’affaire dite de la Caisse d’avance qui avait valu à l’édile de la capitale une condamnation en première instance à cinq ans de prison et à une amende de cinq millions de francs.

Les avocats de la défense s’appuient notamment sur un arrêt rendu par la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pointant entre autres le non-respect du droit à l’assistance d’un avocat et à un procès équitable. ‘’Les avocats de la défense démontent pièce par pièce le procureur’’ affiche à sa Une SourceA.

‘’Le réquisitoire introductif est adossé à un procès-verbal qui en est la charpente. Si cette charpente s’effondre, il n’y plus rien’’, souligne le journal qui rapporte des propos de Ciré Clédor Ly, un des avocats de la défense.

Les différents réquisitoires mis en lumière dans le cadre de ce procès et d’autres ont sans doute inspiré le journal Enquête qui titre à sa Une : ‘’Ces procureurs rebelles !’’.

Le journal à travers un dossier met en lumière ‘’des magistrats qui dans la conduite de certains dossiers ont eu des comportements irréprochables’’.

La Tribune a de son côté mis le focus sur la directive de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) à propos de la présence obligatoire d’un avocat dès les premières heures de garde à vue d’une personne.

Le journal parle de ‘’dérèglementation’’ au sujet de l’application de cette directive communautaire.

D’autres publications ont mis en avant la politique à l’image de Sud Quotidien déjà plongé dans la ‘’course’’ à la présidence de la République. Le journal évoque à sa Une ‘’La passerelle de la primature’’ et l’illustre de photos d’anciens Premiers ministres du Sénégal.

‘’Le passage à la Primature est-il en train de devenir dans le champ politique sénégalais une voie de obligée pour briguer, avec des chances réelles, le fauteuil présidentiel ?’’, s’interroge le journal qui rapporte l’éclairage d’observateurs de la vie politique sénégalaise.

La rédaction