Lâche éloge présidentiel de la fuite (Par Pathé Gueye Canada)

Dakarmidi – « N’écoute pas celui qui crie le plus fort,
Il est comme le tambour, creux à l’intérieur! »
Réflexion Soufi

Bien des gens ont l’air brillants jusqu’a ce qu’ils ouvrent la bouche, disait le sage chinois Lao Tseu. Ça y est, ses nouveaux maîtres de la Chine lui filent une Arène nationale de lutte très colorée, l’ancien président Macky Sall, fou comme un balai, ne voit rien d’autre dans l’horizon assombri de la République du Sénégal qu’un « COMBAT 2019 ». Là, y’a bien d’quoi sauter au plafond avec de meilleurs caches-yeux car « lorsque le roi est nu, parader est le seul atout qui lui reste »! Reconnaissons-le, en dehors de ses sept (7) soporifiques « Message à la Nation » lus à chaque veille de « fête de l’indépendance », avec grand mépris, Macky Sall ne parle la plupart du temps qu’aux membres de son écurie d’APR, les seuls sénégalais de son Sénégal parsemé de tenaces et regrettables PÉNURIES. Et puis qu’il n’existe pas de pendant masculin au terme cantatrice, durant ces parades lyriques, le petit Macky sous l’empire du WATHIATIA, a la perfide manie de se déguiser facilement en une Adjia Khar Mbaye Madiaga pour livrer à ses dogmatiques partisans des balivernes et des menteries émergentes en lieu et place du célèbre Hymne de la bravoure de Khar Mbaye à la voix dotée d’une pureté sublime. Tel est l’homme-président Macky qui se débine de l’essentiel à même plus vite de ça et là, ainsi sera le citoyen Macky Sall!

Des fois, il vaut mieux ne rien dire et avoir l’air d’un emmanché plutôt que d’ouvrir la bouche et le prouver! Encore, le Seigneur de l’Arène pour la Promotion des Ringards (APR Yaambaar) veut régner sur le Sénégal sans au préalable apprendre à régner sur lui-même et surtout sur sa toute petite écurie dénommée APR. Comme le proclamait Alexandre le Grand, il ignore également que les plus grandes victoires sont celles que l’on remporte sur soi-même. À l’évidence Macky a perdu ce combat depuis belle lurette entrainant dans sa dérive le pays dans ce qu’il a de plus noble, de plus précieux et de plus glorieux dans son histoire. Personne n’y peut rien, Macky Sall a atteint le moment le plus triste dans la vie d’un gouvernant qui est celui où il pense qu’il en a assez appris et fait. Dites-moi, comment un détenteur de la confiance d’un Peule qui se renie et ne sait pas employer sagement une seule parcelle de sa parole et de ses convictions, peut-il envisager et soutenir l’émergence d’une Nation? Pire, sa dramatique, clientélaire et patrimoniale gouvernance organisée autour de son permanent et intime désir de se maintenir durablement au pouvoir, périt de jour en jour parce que la destinée annoncée pour tout cocktail d’actes ignobles et de faits démesurés est l’effondrement.
Le Sénégal de Macky Sall supporté par des politiciens professionnels inassouvis, des délinquants politiques récidivistes et de vils croulants-vautours de la politique, s’est déjà effondré! C’est pourquoi, notre compatriote Macky Sall qui vit depuis 2012 en 2019 englouti dans ses sensations et pulsions marron et beige d’un fichu et très hypothétique quinquennat présidentiel de plus, ne cesse de fuir le Passé comme le Présent de notre chère République en dégénérescence certaine. Plus grave encore, il se moque d’avoir levé la main droite en ce lundi 02 avril 2012 pour prêter ce serment mort-né: « Devant Dieu et devant la Nation sénégalaise, je jure de remplir fidèlement la charge de Président de la République du Sénégal, d’observer comme de faire observer  scrupuleusement les dispositions de la Constitution et des lois, de consacrer toutes mes forces à défendre les institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale, de ne ménager enfin aucun effort pour la réalisation de l’unité africaine». Il ne se souvient pas non plus d’avoir martelé dans son tout premier discours à la Nation du 03 avril 2012: « Mes chers compatriotes. Au moment où j’entame mon mandat, les urgences sont nombreuses et les attentes pressantes. Tout est urgent ». Pourtant, c’est dans le temps précis de la responsabilité bien saisie et assumée qu’on parvient définitivement à se découvrir soi-même président de la République, mieux à entrer, par la grande porte, dans l’histoire mémorable d’une nation.

De tout cela, l’ancien président par défaut Macky Sall n’y comprend que dalle. Or, un vrai et digne président de la République du Sénégal a l’obligation de se comporter avec honnêteté et de respecter les normes d’attitude, d’aptitude et d’altitude prévues par la Loi telles que la présence assidue, la compétence, la transparence, la vérité, la loyauté, le respect, l’intégrité, l’impartialité, la neutralité, la discrétion, la réserve, la vertu tout en évitant toute situation de conflit (potentiel, réel ou apparent) entre son intérêt personnel et l’intérêt général. Aussi, en tant que garant de la charte fondamentale de la Nation, un élégant et humble président de la République du Sénégal doit au quotidien et à toutes les sphères du pouvoir, veiller à la sauvegarde de nos maigres ressources, assurer la primauté du droit au sein de la société et maintenir dans son pays un système de justice qui soit à la fois digne de confiance et intègre afin de favoriser le respect des droits individuels et collectifs. Un président de la République du Sénégal commence vraiment à être président de la République le jour où il résout avec sincérité le premier problème politique: le mensonge. Un président de la République du Sénégal doit savoir que le cheminement importe plus sur la destination et que le vrai but du pouvoir c’est de donner aux Sénégalais le pouvoir sur leur propre existence. Enfin, un président de la République doit être doté de vues et d’ACTions loyales et non entachées d’aucun des crimes qui déshonorent notre cher Sénégal…

Le dit « COMBAT 2019 » de Macky Sall, seul et unique lutteur déjà tout nu sur son arène controversé, s’en vient si vite! « Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter », faisait remarqué le philosophe Georges Santayana. Alors répétons le ensemble: organiser une compétition électorale doit inéluctablement impliquer la responsabilité collective de créer de la croyance et par conséquent de justifier le besoin galvanisant de croire et de faire confiance. Une élection présidentielle au Sénégal est tout simplement une affaire de FICHIER ÉLECTORAL et de CONFIANCE ÉLEVÉE!

La confiance dans les Institutions chargées d’organiser des élections et dans leurs règles impersonnelles et égalitaires de fonctionnement, est aussi une vraie exigence. En effet, comme le souligne Joël Roman, « faire confiance aux institutions, c’est récuser toute forme de sujétion personnelle à un individu, quel qu’il soit, aussi bien intentionné ou charismatique soit-il». La crédibilité personnelle des individus qui incarnent les institutions publiques de même que le consensus sur les principes et les modalités sont des conditions préalables pour éviter au Peuple la polycrise électorale, le désastre et l’irréparable…

Jusqu’à maintenant avec certitude ces préalables fondamentaux pour une élection présidentielle possible, libre et transparente en 2019 au Sénégal font gravement défaut. Macky Sall de l’APR savourant les derniers instants de son accablant septennat de tataouinage, n’arrêtera jamais de s’épivarder devant Nous. Il revient alors au Peuple sénégalais DEBOUT, au nom de la seule politique autrement qui mettra résolument notre Sénégal en ACTions salutaires, de lui dire NON trois fois en continuant à verser du sang et des larmes sur l’autel de nos libertés, de nos besoins et nos aspirations, arrosant pour aujourd’hui et demain les racines de l’arbre de l’honneur qui fera dignement flotter partout le drapeau sénégalais.

Pathé Guèye-Canada