La santé mentale, le défi du 3e millénaire (Par Ansoumana Dione)

Dakarmidi – Le 10 octobre 2018, la Communauté internationale célèbre la Journée Mondiale de la Santé Mentale. A la veille de cet évènement important, vu les nouveaux enjeux que présente cet élément essentiel de la santé, Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM), invite tous les chefs d’Etat du monde à plus de respect et de considération pour la santé mentale qu’il considère comme étant le défi du troisième millénaire. D’ailleurs, c’est conscient de cela que l’Organisation mondiale de la santé (Oms), a choisi comme thème, cette année : « Les jeunes et la santé mentale dans un monde en évolution ».

Si l’on y prend garde, l’humanité risque de disparaitre, avec cette frange de la population qui cause déjà beaucoup de problèmes à leur pays comme en France, aux Etats-Unis d’Amérique, au Sénégal et partout dans le monde. A l’origine de cette situation, il y a l’absence d’une politique d’accompagnement, notamment, en matière de prévention, face à l’avancée de la science et de la technologie, ajoutée à cela, le chômage, le manque d’éducation civique, morale et citoyenne, dans un univers en perte de valeurs, où la trahison, la méchanceté, l’hypocrisie, l’injustice, la violence, la criminalité, la corruption, la vengeance, entre autres, sont érigées en règle.

Malheureusement, au Sénégal, les autorités sanitaires ne sont pas encore conscientes du réel danger qu’encoure la population dont l’état de santé mentale se détériore de plus en plus. Aujourd’hui, tous les signaux sont au rouge. Il ne se passe pas un seul jour où, pour des choses insignifiantes, des individus s’entretuent. Ici, personne ne s’écoute. Conséquence, l’on ne s’entend sur absolument rien et ceci est dangereux pour notre sécurité. Au Rwanda, un pays désormais cité comme exemple en Afrique, c’est ce que les dirigeants avaient compris, après leur génocide, pour mettre en place un vrai programme de santé mentale, visant à organiser leur population, pour le respect de soi, de son prochain, de son environnement, pour ne citer que cela.

Chez nous, c’est le contraire. Même pour célébrer cette Journée mondiale du 10 octobre 2018, les autorités sanitaires vont déshonorer la santé mentale, à travers un cirque, prévu à Rufisque. Mais, fidèle à sa mission, Ansoumana DIONE sera ce mercredi à partir de 11 heures, au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, pour le dépôt d’un Mémorandum, avec les vraies des préoccupations des populations, en matière de santé mentale, que la Direction de la Lutte contre la Maladie et la Division de la Santé Mentale qui, elle, n’existe que de nom, tentent de faire occulter au détriment des citoyens.

Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM).

La rédaction