La présidentielle, le parrainage et ses implications en exergue

Les journaux parus ce jeudi 10 janvier 2019 s’intéressent toujours à l’actualité liée à l’élection présidentielle du 24 février prochain, particulièrement au parrainage et ses implications après le rejet par le Conseil constitutionnel de vingt dossiers de candidature à ce scrutin.

’’Les leçons du parrainage’’, affiche ainsi Le Soleil dont la Une est illustrée de photos en médaillon de sept des vingt-sept candidats déclarés à l’élection présidentielle du 24 février.

Il s’agit notamment du président sortant, Macky Sall, et des opposants, Idrissa Seck, Karim Wade, Me Madické Niang, Ousmane Sonko et Issa Sall, dont la candidature a franchi l’étape des parrainages.

Analysant les implications de cette nouveauté dans la loi électorale du Sénégal, le quotidien souligne qu’une base politique était désormais indispensable pour désormais briguer les suffrages des Sénégalais.

’’Elle ne doit plus être seulement locale. Il faut exister, au moins, dans sept régions pour franchir l’obstacle du parrainage, et cela, beaucoup de candidats à la candidature l’ont appris à leurs dépens. Ceux qui ont pu mobiliser le nombre de parrains requis ont démontré la réalité et l’importance des appareils politiques quand bien même les récriminations contre le système de vérification des parrainages persiste’’, fait valoir la publication.

Pendant ce temps, des candidats à la candidature recalés par le Conseil constitutionnel ne semblent toujours pas avoir digéré le rejet de leurs dossiers.

Il en est ainsi de Bougane Guèye dont La Tribune se fait l’écho du lancement la veille de son opération dénommée ‘’Faxas’’ (débarrasser en wolof), une initiative censée faire échec à la volonté du président Macky Sall de se faire élire pour un second mandat.

‘’Il s’agit d’une tribune pour tout Sénégalais qui le désire de se prononcer, de donner sa vision sur le mode de gouvernance du pays. Un cadre qui servira également de tribune de lamentations sur le processus électoral et de critiques contre le régime de Macky Sall’’, souligne dans ses colonnes, le journal, dont M. Guèye est par ailleurs le propriétaire.

S’intéressant également aux conséquences du parrainage, Sud Quotidien analyse l’idée d’un boycott de la présidentielle agitée par une partie de la classe politique, notamment de l’opposition suite à la mise sur la touche de bon nombre de candidats à la candidature. A ce sujet, le journal pense que l’opposition ‘’manœuvre’’ pour Macky Sall.

‘’Le boycott de la prochaine élection présidentielle envisagé par certains responsables du Collectif des 25 partis politiques et coalitions membres de l’opposition ne semble pas pertinent’’, croit savoir la publication qui cite un commentaire de l’universitaire, Maurice Soudiek Dione, lequel soutient également que le boycott est inutile dès lors que les candidats recalés peuvent se retrouver autour des autres candidats restés dans la compétition.

Parmi les candidats encore en course pour la présidentielle du 24 février prochain, figurent notamment Khalifa Ababacar Sall et Karim Wade dont les candidatures intéressent particulièrement les journaux en raison de déboires judiciaires pouvant hypothéquer leur participation à ces joutes électorales.

C’est le cas du journal Enquête qui n’hésite pas à évoquer les dernières manœuvres entreprises au sujet de la candidature de l’ancien maire de Dakar.

Selon le quotidien, l’absence de notification par la Cour suprême de la décision de condamnation définitive à cinq ans de prison et à une amende de plus de 1, 8 milliard de francs Cfa diminue les chances de l’ex-édile de la capitale de participer à l’élection présidentielle à venir, en ce qu’elle empêche à ses avocats d’introduire un rabat d’arrêt, présenté par certains spécialistes comme un ultime recours.

S’agissant du fils de l’ancien président Abdoulaye Wade définitivement condamné à six ans de prison et à une amende de 138 milliards de francs Cfa par la Cour de répression de l’enrichissement illicite, des journaux évoquent son arrestation s’il rentrait de son séjour du Qatar, pays dans lequel il réside depuis une grâce présidentielle obtenue en 2016.

Le ministre de l’Intérieur ‘’lance Interpol aux trousses de Karim’’, écrit ainsi à sa Une Le Témoin qui reprend une information relayée par des avocats du candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) à la présidentielle de février.

L’AS quotidien annonce de son côté que la Cour de répression de l’enrichissement illicite avait lancé ‘’l’ordre d’arrestation’’ de Wade-fils, alors que Vox Populi souligne l’implication ‘’d’Interpol dans la bataille Etat-Karim’’.

Walf Quotidien pour sa part anticipe la campagne électorale de la présidentielle et met le focus sur les rivalités entre le camps du président sortant et celui du jeune opposant Ousmane Sonko sous le titre : ‘’C’est déjà la guerre’’.

La rédaction