Frustrés et déçus du «Macky»: Mor Ngom au banc des accusés

Dakarmidi – Alioune Badara Cissé, sortie de Youssou ndour, Yaxam Mbaye, ce qui se passe dans les régions entre responsables, les murs-murs dans le PS, le concert de Ndioum avec l’absence des invités d’honneur… Le cabinet politique du président Macky Sall pointé du doigt.

Nous sommes en mesure de vous révéler la cause exacte de cette situation problématique préélectorale que le parti de Macky est entrain de vivre dans ses plus profonds coins et recoins du Sénégal. Selon nos sources dignes de ce nom, tout le problème que le parti est entrain de vivre a une seule et unique cause, c’est son cabinet politique dirigé par Mor Ngom.

En effet, voilà une structure au palais sensé conseillé le Président dans ses choix et orientations politiques, et qui passe malheureusement à coté de sa mission fondamentale. Tout commence, on se le rappelle avec Alioune Badara Cissé. Un grand responsable du nord, militant des premières heures écarté sans justificatif ou raison valable. Mini Touré s’en suit, première ministre, elle dégringole de son échelon supérieur de la respectabilité dans le parti pour atterrir finalement à Kaolack avec comme « neexal », envoyée spéciale du Président. Le cabinet de Mor Ngom ferme les yeux. Youssou Touré, sans gueule de bois parle de faucons au palais et menace de sortir du Macky avec ses « enseignants ».

Marème part le capter et réintègre à la place de Mor Ngom qui, je le rappelle est le patron chargé des affaires politiques. Le méga meeting à Ndjoum, avec la présence du Super Etoile, attise le feu sur la bataille du nord entre le DG du COUD et Abdoulaye Daouda Diallo. Ce que Youssou Ndour ne parvient pas, d’ailleurs pas à comprendre, et le dit, à sa dernière sortie dans Face2Face de sa télé, en tant petit fils de Kocc : « siiseunté bi, ak gnakka xajoobi laa xamul lu tax ? ». Oui ! La star planétaire, c’est ce que beaucoup des partisans, fans et amis de « démb » du président ne comprennent pas ? C’est presque la même question que tout le monde se pose. A kaffrine, par exemple, le seul qui massifie et qui fait le job, Abdoulaye Seydou Sow, pour ne pas le nommer, est souvent regardé du mauvais œil et taxé de militant de dernières heures, sans que ceux de premières heures ne parviennent à satisfaire le parti. Où est Mor Ngom ? Un autre ancien ami du président, ex Dg du projet des volontaires et patron de la DFC du Ministère de l’éducation ne pourra pas faire parvenir son idée au Président à travers une lettre. Le cabinet politique ne donne pas le message.

Et la liste des dégâts est longue, très longue… Certains disent, que cela est dû, du fait que les amis de Mor Ngom, croyant qu’ils perdraient leur position, ne veulent pas que les ABC, Mimi… et d’autres grosses pointures du parti, se rapprochent du président. Et conscient de cette situation dans son parti, le président aurait même dit à son cabinet politiques et ses proches collaborateurs : « bayiléen siis bi té xajjal gars yi ». En d’autres termes, céder le passage aux autres… N’est-ce-pas dit-on que la politique c’est des additions mais pas des soustractions ? Pour l’intérêt du président et pour sa réélection en 2019, monsieur le chef de cabinet politique, vous avez intérêt à changer de stratégie et oublier vos soucis de clan et de privilèges…

Pape Modou Gueye