Au-delà de l’accoutrement de la première dame, que retient-on de son visage si triste qui meublait le décor?

Dakarmidi – La première dame recevait avant-hier lors du traditionnel diner de nouvel an qu’elle offre chaque année, les femmes les plus en vue au Sénégal de tous secteurs confondus. Occasion ne pouvait pas être plus belle pour elle, de communier avec cette prestigieuse assemblée colorée, empreinte de chaleur et de cordialité. Mais nos radars toujours vigilants, ont pu dénicher un petit « fait » qui mérite cependant une longue pause. Il concerne la première dame, vedette de cette rencontre. Marième Faye-Sall en effet, est apparue « rayonnante », habillée en dentelle de calais noir avec un bustier blanc qui repose au-dessus de son nombril laissant la fine broderie de la dentelle dévoiler une partie de son corps.

Et cela a ému beaucoup de sénégalaises, et pourtant qui se mettent moins habillées qu’elle, en décolleté ou pire en évasé, et cela n’émeut plus la société dans laquelle nous vivons. Le Sénégal malheureusement n’a qu’un seul public, les personnes qui fréquentent les boîtes, les « sabars », les discothèques, les stades sont les mêmes qui côtoient les événements religieux. Notre toute petite hypocrisie maquillée par une foi à géométrie variable. Au-delà de cette robe et de son maquillage, la première dame n’a pas pu cacher sa solitude, sa souffrance, sa peur et la lourde charge morale qu’elle doit porter sur son dos régulièrement sans que cela ne penche à l’opposé des normes d’équité.

À voir la photo, elle nous rappelle son manque de volonté pour la lecture, la recherche, le savoir tissé à l’épreuve du temps, fécondé par des événements à même répétition qui meuble l’univers de l’Exalté. Le vide est en train de s’opérer chez elle, elle n’a pas le choix, et c’est en ces moments que l’on arrive à douter sur le chemin qu’on a déjà parcouru, sur celui sur lequel nous nous sommes posés et sur celui que nous devrons emprunter.

Marième Faye-Sall a tous les pouvoirs dont devrait disposer un homme puissant, mais elle a en même temps une attitude qui peine à s’adapter à son contexte. Le plus naturellement possible, elle est trahie par une situation qu’elle a voulue sienne et exclusive. Son accoutrement n’a rien de choquant, au contraire c’est une femme triste, qui a envie de se rebeller, de s’attaquer aux carcans qui l’encerclent et de dire enfin, ouf je prends mon indépendance! Mais à quel prix Madame la première dame et à quelles fins?

La Rédaction