De la perte de valeurs civiques dans nos sociétés

Chroniques du MIDI

By Gentle MARA

Dakarmidi- Ayant un sentiment de perte de nos valeurs dans ce Sénégal de la Teranga je me suis penché aujourd’hui à rappeler des symboles qui sous-tendent l’avancement et l’émergence de toute nation.

Sénégal de mes rêves, les grandes civilisations se sont construites sur plusieurs siècles, nous n’aurons jamais l’émergence tant vanté et promut partout si certains symboles qui fondent tout civisme sont ignorés.

Voyager avec nous sur quelques définitions de concepts qui sont indispensables pour une meilleure vie sociale

Qu’est-ce que le civisme ?

« Le civisme désigne le respect, l’attachement et le dévouement du citoyen pour son pays ou pour la collectivité dans laquelle il vit. Cela s’applique en particulier à l’institution qui représente cette collectivité, à ses conventions et à ses lois.

Plus généralement, le civisme est le dévouement pour l’intérêt public, pour la “chose publique”.

Le civisme nécessite une “conscience morale” et implique la connaissance de ses droits en tant que citoyen ainsi que de ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.

Le civisme, qui est l’état du citoyen respectueux de ses devoirs et des principes collectifs, se distingue :

– de la citoyenneté qui n’est que la condition de citoyen,

– de la civilité qui relève du respect des autres dans les rapports privés. »

« Attitude d’attachement à la communauté nationale et à ses institutions et de participation régulière à ses activités, notamment par l’exercice du droit de vote.

Priorité donnée par le citoyen aux intérêts de la nation sur ses intérêts particuliers. »

 

Le respect

« Le respect est le sentiment de considération, d’égard, voire de vénération que l’on peut avoir envers un individu ou quelque chose. Il se manifeste par une attitude de déférence et le souci de ne pas porter atteinte à l’objet du respect, ni le heurter inutilement. Le respect est une valeur plus profonde que la simple politesse, car il est débarrassé de toute hypocrisie.

Le respect mutuel constitue l’un des fondements de la paix sociale et des relations interpersonnelles.

Le respect suppose une compréhension et un partage des valeurs d’une personne ou d’une idée.

L’intérêt public

« L’intérêt commun, L’intérêt général, ou intérêt public, désignent la finalité des actions ou des institutions qui intéressent l’ensemble d’une population.

La distinction entre ces trois termes n’est pas évidente :

  • L’intérêt commun désigne une finalité définie comme étant la résultante de l’ensemble des intérêts exprimés par les membres de la communauté concernée. Ce qui pose bien entendu la question de la légitimité de cette expression, en raison des difficultés pratiques de sa détermination. (Exhaustivité, représentativité, sincérité …)
  • L’intérêt général désigne une finalité d’ordre supérieur dont on sous-entend qu’elle dépasse l’intérêt commun dans la mesure où elle prétend être « quelque chose de plus ambitieux que la somme des intérêts individuels ».

Ainsi l’intérêt national correspond à l’intérêt de la Nation Cette notion est au cœur des débats politiques, économiques. Elle est abondamment citée pour justifier l’existence de services publics, des actions publiques, des lois et règlements d’ordre public, ainsi que des réglementations touchant aux droits fondamentaux ( par exemple dans le cadre du Droit de propriété pour fixer le régimes des expropriations et des nationalisations). Elle met en jeu la finalité même de l’ensemble des collectivités publiques (depuis le niveau des collectivités locales jusqu’aux échelons les plus élevés de l’État).

  • L’intérêt public concerne la mise en œuvre de l’intérêt général à travers le cadre juridique du droit public d’un pays ou d’une République.

Le cas échéant, l’intérêt public est représenté en justice par le ministère public. Sa fonction est d’intervenir au nom de l’intérêt public lorsque l’intérêt public ou l’ordre public sont menacés ou contestés. Son action peut s’exercer de façon indépendante ou au contraire se joindre à celle des personnes privées éventuellement parties prenantes de l’action juridique concernée. »

La liberté de conscience

« La liberté de conscience est le droit d’un individu d’avoir le libre choix de son système de valeurs et des principes qui guident son existence et de pouvoir y adhérer publiquement et d’y conformer ses actes. Elle inclut la liberté de croyance, de religion ou de ne pas avoir de religion.

Encore sujette à débat, la notion de liberté de conscience a fait l’objet de multiples controverses au cours des siècles. Elle est parfois confondue avec la liberté d’opinion, de religion ou de culte.

Quand elle existe, la liberté de conscience est garantie par les pouvoirs publics, en l’absence de trouble à l’ordre public.

Elle est explicitée dans l’article 18 de la “Déclaration Universelle des Droits de l’Homme” :

“Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.” »

La morale

« La morale est un ensemble de principes de jugement, de règles de conduite relatives au bien et au mal, de devoirs, de valeurs, parfois érigés en doctrine, qu’une société se donne et qui s’imposent autant à la conscience individuelle qu’à la conscience collective. Ces principes varient selon la culture, les croyances, les conditions de vie et les besoins de la société. Ils ont souvent pour origine ce qui est positif pour la survie de l’ethnie, du peuple, de la société. Si de tels principes sont en outre positifs pour l’ensemble des ethnies, des peuples ou des sociétés de la Terre, on peut les considérer comme faisant partie de la morale universelle.

Les termes “éthique” et “morale” ont des sens proches et sont souvent confondus. L’éthique est plutôt la science et l’étude de la morale.

On distingue en général deux grandes conceptions de la morale :

Objectiviste. Les lois morales ne dépendent pas de l’homme mais des lois de la nature, de “commandements divins” ou des lois de la raison. Elles ont un caractère universel, éternel, absolu, normatif. Elles ne peuvent être ni changées ni supprimées.

Relativiste. Les valeurs morales ont une origine humaine. Elles sont définies par la société ou par l’individu lui-même et varient donc d’une société à l’autre.

La philosophie morale aborde, avec la seule autorité de la raison, la question de la finalité de l’action humaine et cherche à éclairer les choix pratiques et en particulier la prise de décision :

  • Que dois-je faire ?
  • Qu’aurais-je dû faire ?
  • Y a-t-il des limites à mes actions ?

Les philosophes divisent la morale en trois domaines dont les limites ne sont pas toujours parfaitement fixées :

  • Méta-éthique : entendue comme la recherche des origines et du sens de nos concepts moraux ;
  • Morale ou éthique normative, qui concerne les critères de nos comportements (habitudes, devoirs, conséquences de nos actes) ;
  • Morale ou éthique appliquée, application des deux premières à des problèmes spécifiques et controversés (par exemple, avortement, environnement, droits des animaux, etc.). »
  • La civilité

« Le terme civilité désigne l’ensemble des règles et des comportements de la vie en communauté tels que la politesse, la courtoisie, le savoir-vivre. La civilité est l’affichage du caractère pacifique d’une personne dans ses relations à autrui, notamment dans la façon d’entrer en contact, et du respect que l’on a pour son interlocuteur. Elle montre également l’appartenance à une même communauté, communauté humaine au minimum. Le mot civilité est cependant peu utilisé, tandis que son contraire, incivilité, est de nos jours d’un usage beaucoup plus fréquent. »

Sources : patriotesdusenegal.sn