Crise gambienne : la guerre évitée de justesse, Buhari à deux doigts de convaincre Jammeh, film d’un coup de fil qui aura duré trois quarts d’heure….

Dakarmidi  – La guerre est-elle sur le point d’être évitée en Gambie et dans la sous-région? Les nouveaux signaux le présagent et mieux cela est en phase de se concrétiser avec les accords souterrains trouvés entre Jammeh et Buhari, au nom de la CEDEAO. Si les négociations ont dû prendre beaucoup plus de temps que prévu, c’est que les hommes de Jammeh ont cherché à verrouiller leur lendemain à tout prix, loin de toute poursuite, en évitant le syndrome Gbagbo avec sa famille et certains de ses proches. Après que la CEDEAO a soufflé le chaud et le froid, qui ont suivi les répliques excessives et extravagantes de l’homme fort de Kanilai, l’heure de revenir sur terre a sonné.« Il faut trouver une porte de sortie à Jammeh, il faut le ménager, il faut l’écouter, il faut lui parler, il faut, il faut… », Et dans le jargon populiste, on ne provoque pas un fou, on n’excite pas un dictateur, il faut capturer sa mémoire au plus profond de sa conscience et l’hypnotiser afin qu’il marche droit, les yeux aux œillères attachées, vers la matérialisation du vœu de tout un peuple, son départ dans la paix, sans effusion de sang.

Et c’est ce qu’a compris le Président nigérian Buhari, médiateur désigné de la Cedeao, qui a dû changer de fusil d’épaule, parlant du cas Jammeh, en prônant le dialogue. Jammeh et ses hommes ont peur des représailles après l’investiture de Barrow, lui-même redoute la réaction de Macky Sall, avec qui il n’a jamais été en odeur de sainteté. Hier, Mardi 03 janvier 2016, dans la nuit, il a, de sources concordantes, longuement échangé avec un de ses parents proches, dont nous tairons le nom pour des raisons de sécurité. Ce dernier gère les intérêts de Jammeh dans le Golf, et est assis sur une manne financière inestimable que lui fait manager le Président. Leur communication était surtout accès sur la suite à donner à cette crise, après les différents accords trouvés entre lui et Buhari.

Jammeh croit fermement aux promesses du Président nigérian car c’est avec un exemplaire du Saint Coran qu’ils ont ficelé leurs accords secrets. Même si Dakarmidi est en mesure de révéler les accords, vu la gravité de la situation, les enjeux qui s’offrent après l’investiture de Barrow et la naissance d’une Sénégambie forte en gestation, nous avons décidé de croiser les doigts attendant que cette ultime négociation entre les deux hommes aboutisse et connaisse une fin heureuse. Buhari a parlé au téléphone avec Jammeh pendant 03 quarts d’heures et à la fin de cette liaison téléphonique, le premier a été surpris et rassuré par le nouvel élan réceptif du président déchu.

Hier comme aujourd’hui, il a rendu compte à certains de ses pairs quant à l’issue heureuse que promet cette crise post-électorale gambienne. La date du 19 Janvier approche à grands pas, et sauf revirement de dernière minute, car Jammeh a le même comportement que le cours du dollar, tout rentrera dans l’ordre. Dans quelques jours, voire quelques heures, le Président battu par Adama Barrow fera une importante déclaration par voie de presse, déclaration à travers laquelle, il reviendra sur sa décision de vouloir coute que coute confisquer le pouvoir.

Muhammadu Buhari rassure et fait de ce levier, une manivelle pour faire ressurgir la stabilité dans ce pays privé de tout voilà plus de 22 ans. La CEDEAO a pris acte, mais continue de mener ses opérations en perspective d’une guerre sans merci qu’elle serait prête à livrer contre Jammeh. Quant aux gambiens, ils attendent impatiemment le 19 Janvier pour enfin saluer et célébrer le retour à la démocratie, aux libertés les plus élémentaires égratignées, malmenées et sabordées par un « vilain » dictateur devenu la risée du monde en général et de la sous-région ouest africaine en particulier….

La Rédaction