COVID-19 LE CONFINEMENT, UN DANGER POUR LA SANTÉ

Le confinement semble être la meilleure solution, à ce jour, pour lutter contre la Covid-19. Mais attention au revers de la médaille, car l’enfermement a aussi des conséquences sur la santé.
« Restez chez vous ! ». Tel est le nouveau cri du cœur au Sénégal et un peu partout dans le monde. Au-delà de ses conséquences sur la santé, le confinement, total ou partiel, se dessine comme la meilleure solution contre la propagation du coronavirus. Et le Sénégal n’est pas en reste.
D’un premier cas de coronavirus importé le 2 mars dernier, le pays est passé à 162 patients testés positifs à la Covid-19, à la date du 30 mars. D’où la nécessité de réduire les déplacements des populations pour limiter les risques de transmission.
C’est ainsi que l’état d’urgence a été décrété le lundi 23 mars avec un couvre-feu de 20 h à 6 h du matin. L’objectif principal étant de maintenir la population à domicile.
Dans ce sens, toutes une batterie de mesures a été prise telles que la fermeture des mosquées, des écoles et autres lieux publics, l’encouragement du télétravail, la réduction des horaires dans les marchés et dans l’Administration, l’interdiction du transport interurbain, la réduction de moitié, dans le transport en commun, du nombre de places indiquées sur la carte grise…
Bref, autant de mesures qui, in fine, visent à confiner la population chez elle, afin de casser la chaîne de transmission du virus.
Confinement et santé
Cependant, ce moyen de lutte contre la Covid-19 peut avoir aussi des conséquences sur le plan sanitaire. Il peut être un moment déplaisant, voire angoissant pour certains, selon le médecin généraliste Khady Cissé, jointe par Seneweb.
« En réalité, le confinement entraîne une certaine sédentarité. Par conséquent, on fait de moins en moins d’activités physiques. Et cela a un fort impact sur notre santé. Le confinement entraîne le stress, la prise de poids qui peut conduire à l’obésité, des troubles de l’humeur, l’irritabilité, la colère ainsi que l’insomnie et la nervosité », précise-t-elle.
Selon la blouse blanche, il y a plusieurs méthodes de lutte contre une épidémie et une hiérarchisation de ces moyens. Mais, renseigne-t-elle, le Sénégal n’est pas encore au stade du confinement total.
« Le Sénégal a opté, à l’instar de beaucoup de pays, pour le confinement partiel. Cette méthode, en première intention, devra permettre aux « Goorgorlu » de sortir et de se mettre à la quête de « sa dépense quotidienne ». Nous n’en sommes pas encore au stade de confinement total, qui me semble plus adapté à une population ‘salariée’. Au Sénégal, plus de 80 % des travailleurs exercent dans le secteur informel ».
Couvre-feu
Certaines mesures d’urgence ont été édictées par l’Etat du Sénégal. Parmi elles, le couvre-feu de 20 h à 6 h du matin. Cette mesure ne plaît pas à tout le monde. Si certains s’y conforment sans problème (ou presque), d’autres semblent difficilement supporter l’isolement qui, selon eux, est égal à un confinement.
Pour le médecin généraliste, cette mesure ne doit pas avoir un impact sur la santé, car bien avant même le couvre-feu à 20 h, la majorité des Sénégalais terminent leur travail.
« Je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas possible ! Je pense même qu’une grande partie de la population active rentre chez elle avant 20 h, pour ne ressortir que le lendemain ».
Conseil de base
Pour mieux s’adapter au confinement, Dr. Khady Cissé a rappelé quelques conseils de base pour être en bonne santé.
« Il faut adopter un régime alimentaire sain et nutritif, qui aide votre système immunitaire à fonctionner correctement. Éviter les boissons sucrées et veiller sur la santé mentale, et ne pas oublier les divertissements », confie-t-elle.
En cette période de confinement imposée par la propagation de la Covid-19, le maintien aussi d’une activité physique contribue à rester sain de corps et d’esprit.
« Il est préférable de faire une activité physique au moins 30 minutes chaque jour à domicile, pour ceux qui travaillent à la maison. Ces mêmes personnes doivent également éviter de rester assises dans la même position pendant de longues périodes », ajoute-t-elle.
À travers le monde, des millions de personnes vivent désormais confinées. Sur les réseaux sociaux et à travers les médias, on voit les multiples initiatives prises pour éviter les conséquences de la sédentarité. Certains font du sport dans leur salon, d’autres se livrent à de la musique. Ailleurs, on crée des groupes pour partager son quotidien.
Mais il y en a quand même qui se sentent  » inutiles « , après avoir tout rangé à la maison en quelques jours. D’où les risques de l’inactivité.