Chroniques du Midi : Succulente méditation philosophique dans une société du paraître (Par Papa Ngor Ngom)

Dakarmidi- Quand la vérité sort de ma bouche, en général ils se bouchent les oreilles. Dans la comédie humaine le souci de la clairvoyance est un crime, la compromission est la norme et le paraitre est révéré comme une essence. Toute conscience est comédie! Si jamais ce mot de Sartre pouvait avoir un sens, ce serait bien ici, dans le contexte précis des rapports sociaux, des liens familiaux.

Il faudrait pour vivre heureux dans ce cirque, n’avoir jamais appris à gratter la surface, être un amoureux de la forme ayant une haine viscérale pour le contenu. Ils n’aiment pas le contenu, ils n’aiment pas la vérité, ils préfèrent le bonheur couché sur le lit du mensonge et quand ce bonheur est menacé parce que la monture du mensonge n’arrive jamais seul à bord, ils se tournent vers la vérité et lui reconnaissent un mérite circonstancié!

Ils veulent la clamer mais avec des dents volées, mes dents! Qui suis-je alors pour eux? Pour eux, je suis le fou du foyer, le fou de la société!  Il est vrai comme dit l’adage que la vérité sort de la bouche des enfants et des fous et il y’a de l’enfance dans le fou. Je suis donc un fou. Mais un fou qui n’amuse pas la galerie. Je suis un fou qui agace qui importune. Un fou pas tout à fait fou à leur goût. Ah si vous saviez ce que ce fou pense de vous!

Pensolitude de Pape.

Papa Ngor Ngom

Lycée Malick Sy