Chronique du MIDI : Doit-on fêter ou célébrer la nomination d’un ministre ?

Dakarmidi- Quand un président est élu, il nomme des ministres à travers son chef de gouvernement pour s’assurer d’un attelage gouvernemental qui répond favorablement  à son programme et à sa vision.

Au Sénégal après une joute présidentielle jalonnée d’embuscades et d’obstacles, Le président sortant Macky Sall a été réélu à 58% pour un second mandat de 5 ans.

Un quinquennat avec un gouvernement dirigé par Mahammad Boun Abdallah Dionne qui à son tour a opté pour plus d’une trentaine de ministres à la grande surprise de tous.

Avons nous besoin de tant de ministres pour atteindre l’émergence ?

Aussi devrions nous assister des scènes qui montrent des ministres qui exultent et sautent de joie pour leur nomination ?

Comme dans certains pays à travers le monde si les quelques lignes qui suivent décrivent le rôle et les prérogatives d’un ministre, doit il avoir le temps de pouvoir sauterde joie par rapport aux différentes responsabilités qui l’attend.

Nous rappelons que Les compétences des ministres et des secrétaires d’État sont fixées, après leur nomination, par un décret d’attribution.Leurs pouvoirs s’organisent autour de deux missions principales, l’une administrative, l’autre politique.

  • D’une part, le ministre doit assurer la direction d’un département ministériel, ce qui correspond à une fonction administrative. Il est alors le supérieur hiérarchique des fonctionnaires de ce périmètre ministériel. Il est en outre en charge du contrôle de tutelle sur les établissements publics agissant dans le champ de compétences de son ministère.

Un ministre ne dispose pas, en principe, du pouvoir réglementaire (c’est-à-dire la capacité d’édicter des normes générales), sauf pour organiser les services de son ministère. Le pouvoir réglementaire est normalement exercé par le Premier ministre, qui peut en déléguer l’exercice à ses ministres. En revanche, ces derniers doivent contresigner les décrets du Président et du Premier ministre ayant trait aux domaines relevant de leurs compétences.

  • D’autre part, le ministre est en charge d’une mission politique. Il a d’abord un rôle d’impulsion et de mise en œuvre de la politique gouvernementale. L’animation de la vie politique faisait traditionnellement partie de ses activités sous les IIIe et IVe Républiques. Les membres du Gouvernement étaient très impliqués dans la vie des partis politiques, voire se trouvaient parfois à leur tête.

Cette pratique s’est raréfiée sous la Ve République. Désormais, à l’exception des périodes électorales au cours desquelles les ministres sont mis à contribution, l’aspect politique de leur activité se limite au Conseil des ministres et au Parlement où la discussion est ouverte sur tel ou tel aspect de l’activité gouvernementale.

Aussi un ministre est un agent du pouvoir gouvernemental qui est à la tête d’un ministère ou d’un département ministériel, tel que les finances, la défense ou la santé. Il dirige les départements ministériels qui sont sous ses ordres, représente l’État pour ce qui concerne son ministère (ou département ministériel) et représente son administration au sein du gouvernement.

Réfléchissez y et à  bon entendeur salut