Aibd: Les turcs réclament 2,5 milliards de taxes , les sociétés sénégalaises rejettent les contrats

Dakarmidi – Pour faire du business à l’Aéroport international de Blaise Diagne (Aibd), il faut environ 2,5 milliards de Fcfa de taxes, soit 1,5 euros par passager (982 Fcfa) sans oublier le versement d’une caution. Après six mois d’exploitation, les sociétés sénégalaises se sont réunies hier, jeudi 31 mai 2018 pour se faire entendre et exiger des autorités en charge des Transports aériens d’inviter les turcs à s’aligner au partage des bénéfices.

En effet, la société Limak-Aibd-Summa  (Las), dirigée par Xavier Mary, s’est basée sur une estimation de 2 millions de passagers par an, pour facturer les entreprises sénégalaises qui veulent faire des affaires à l’aéroport. Or pour démontrer le calcul injuste des turcs, la société en charge de l’emballage des valises des passagers est taxée sur les passagers à l’allée comme au retour. Alors que tous les passagers qui passent à l’aéroport, même s’ils font 2 millions n’emballent pas tous leurs bagages.

Il S’y ajoute qu’un passager qui débarque à l’aéroport n’a plus besoin d’emballer ses valises. « Comment la société en charge de l’emballage peut-elle être facturée sur des passagers au retour »?, s’interroge des acteurs de la plateforme aéroportuaire. Raison pour laquelle la société facture une valises à 4000 Fcfa l’unité, contre 2000 Fcfa à l’aéroport de Dakar-Yoff. Idem pour Global com en charge de la publicité et Infinite pour les salons. Ces deux sociétés éprouvent d’énormes problèmes pour respecter les clauses du contrat signé avec Las.

Selon l’obs, c’est le scénario de l’autoroute à péage qui se joue à l’Aibd. Car les turcs qui avaient trouvé l’aéroport à 80% réalisé par l’Etat du Sénégal, grâce à la Rdia, se comportent comme les principaux réalisateurs. Il gèrent tout du Fret à l’exploitation des boutiques et restaurants, sur 25 ans.

« Les société Senecartours, Global com, Infinite, Teylium Logistics, société d’emballage ne peuvent plus s’en sortir à cause des méthodes des turcs. L’Etat doit tout revoir » dénoncent les sociétés sénégalaises qui se sont réunies hier, jeudi 31 mai 2018, pour dérouler leurs plans d’actions dans les jours à venir.

La rédaction