AFFAIRE DE LA SENELEC, HOLD UP OU NEGLIGENCE  NOTOIRE ! (Par le Professeur hors classe Serigne Khadimou Rassoul Thiam des Iles d’Amérique)

Dakarmidi- Suite à la parution de sa contribution sur le dialogue national qui a fait couler beaucoup d’encre la semaine dernière, le Professeur Hors classe Serigne Khadimou Rassoul Thiam est revenu cette fois-ci sur l’affaire de la Senelec :   Hold up ou Négligence notoire ! Voilà sur quoi porte cette seconde alerte du Professeur. Cette lettre s’adresse aussi à ceux qui sont épris de vérités républicaines, de justice et de dépassement de soi. Nous vous proposons in extenso la lettre.

Macky sall sait-il réellement ce qui s’est passé finalement dans cette entreprise nationale fleuron de notre dynamique citoyenne ?

Rappels des faits gravissimes autour de l’affaire de la Senelec :

Les Sénégalais sont descendus en masse dans les rues avec de nombreuses manifestations régulières et démocratiques en marchant pour défendre leurs intérêts face à la multiplication exagérée de leurs factures d’électricité.  Pour information, contestant aussi de la vulgaire gestion de communication de cette crise sans précédent, de taille exceptionnelle dans notre pays. Alors, il est de notre devoir de citoyen averti, de citoyen amoureux de son pays et de ma qualité de scientifique, de me pencher avec sérénité, avec impartialité et devoir de vérité dans les documents de la Senelec et d’organisations internationales liées avec la gestion de la Senelec.  De saisir les documents de la Senelec pour comprendre et analyser objectivement les problèmes attenants aux dossiers de notre société nationale. Nous pouvons vous rassurer que cet article n’est pas un plaidoyer pour attaquer la gouvernance de notre pays, non plus une invitation à dresser un processus ou un projet politicien pour freiner ou pour empêcher le chef de l’état à continuer à  faire son travail dans la sérénité.

Mais, une façon  citoyenne d’apporter notre contribution pour que le Sénégal avance dans la vérité et dans une bonne direction souhaitées par tous.

Alors, il s’agit d’analyser avec le plus grand sérieux et dans le plus grand respect des valeurs scientifiques, les faits réels avancés par le bilan de la Senelec et les documents d’experts d’organisations internationales liées avec la Senelec.

Ce travail d’analyses, pourrait permettre  de lever toutes les ambiguïtés contradictoires , de faciliter au chef de l’état à faire avancer le dossier de l’électricité et les dossiers de toutes les énergies dans une logique de bonne guerre.

D’emblée, dans les premiers constats du dossier de l’électricité s’y greffent des choses incroyables et qui font penser à une gestion mafieuse comme dirait Moustapha Cisse Lo.

– Qui sont ces voyous de la République  qui pillent les deniers publics indûment ?

– Qui sont ces délinquants financiers sénégalais qui ont aidé le chinois monsieur Akilee à s’accaparer de 66% de notre entreprise nationale depuis 2013 sans que les Sénégalais n’en soient informés…

– Qui sont ces Sénégalais qui ont fondé le groupuscule qu’on pourrait nommer  » Benno Bokk Yakhati Sénégal  » ? Nous avons pris le choix de vous parler de ce gouffre financier de la senelec, d’expliciter les raisons, de vous proposer des solutions justes et très lisibles dans toutes transparences.

En premier lieu :

Qui est monsieur Akilee, ce nouvel homme d’affaires chinois, ancien employé de EDF France; entreprise nationale française qui fait le même travail que la Senelec, mais pour les français de France.

Akilee est arrivé au Sénégal en 2011, un an avant l’élection de Macky sall avec la création d’une petite entreprise avec un capital  de 1524 € c’est à dire 1million de fcfa .  Une Somme  franchement ridicule pour pretendre représenter une entreprise sérieuse. Franchement pas sérieux de gagner un tel marché avec seulement  un capital de1million de franc cfa. Quel Sénégalais pourrait avoir un tel marché avec 10 millions de francs cfa ???

Dans son démarrage ce chinois gérait par un serveur quelques  clients de la Senelec de moyenne tension à  peu près 2100 abonnés jusqu’en 2013 avec un chiffre d’affaires de 800 millions de francs cfa par an , un an après  son démarrage.  De 2014 à 2019 ce monsieur Akilee se trouve avec un chiffre d’affaires de 180 milliards de francs cfa sur nos propres recettes de nos propres abonnés de consommation de basse tension, c’est à dire plus de 1.361.000 abonnés qui paient régulièrement leurs factures. Alors , il nous sera légitime de demander comment ce chinois a pu et par quels moyens détenir 66% de parts de notre société nationale. Qui sont les Sénégalais initiateurs de ce grand HOLD UP du siècle ?

Ce hold up de centaines de milliards de francs par an sous le nez des Sénégalais depuis 2013 et probablement sous le manque de transparence pour le chef de l’état.  Qui pourrait ne rien maîtriser, eu égards à  la confiance et au manque de temps de pouvoir tout contrôler…

Posons-nous cette question qui tue : A qui profite ce crime qui permet à  ce chinois de profiter de ce marché juteux sans l’ombre d’une information claire et transparente pour les Sénégalais ?

Qui a orchestré cette piqure anesthésiante à l’état du Sénégal, qui a mis le pays dans un endettement et un endormissement profond… De ce fait, il est plus que normal et urgent de prendre collectivement les dossiers du Sénégal, ensemble et résoudre nos problèmes récurrents et désastreux.

Monsieur Macky sall,

Pourquoi vous refuseriez de voir et d’entendre  la situation très difficile que traverse notre pays.

Récemment, nous vous avons alerté  par une lettre publiée dans la presse.  Devant cette évidence, que le dialogue national n’est pas la solution.  En moins de 24h après la sortie de la lettre que je vous avais adressée par la presse.  Lettre publiée par le journal L’évidence, nous espérons, une fois encore qu’il ne vous a pas échappé que notre analyse a suivi d’effets, malheureusement indésirables. Car, immédiatement l’article publié le mardi 14 janvier et le lendemain mercredi 15 janvier 2020, a précédé d’un  jour l’implosion de la commission du dialogue national.  Pourtant, il s’agit de  vous mettre en garde dans le seul but d’éviter un chaos démocratique, un chaos économique, un chaos social et probablement un printemps  arabe ( ce soulèvement populaire que personne ne souhaite pour le Sénégal). Malheureusement en Afrique, particulièrement au Sénégal nos dirigeants continuent à confondre alertes et critiques. Raison pour laquelle, votre allié de taille Moustapha Diakhate que je ne connaisse ni d’Eve ni d’Adam a été victime et décrié comme militant en auto- éviction…

Alors pensez-vous qu’on pourrait gouverner ainsi dans la sérénité, tout en s’entourant de gens qui vont tous vous dire Amen…

Excellence ceux qui vous disent, vous pouvez dicter la messe !

Ne vous aiment pas, le pays est en train d’agoniser entre vos mains. Rappelez-vous au mois d’août passé, vous aviez avoué que vous ne saviez pas où sont passés les 700 milliards que vous avez mis pour résoudre les problèmes d’inondations…Permettriez nous de vous dire que cette nouvelle logique ne produira que votre propre perte. Ces fameux flatteurs ne seront jamais les bons collaborateurs, ni les coupables ni les responsables en 2024 (…). Que faites-vous encore de ce geste inamical de maitre Omar Youm, lors de la cérémonie d’inauguration de l’usine de carreaux de Sindia, qui est sur toutes les lèvres.  En effet, le ministre en saluant les officiels a évité le DG du COSEG. Mamadou  Ndione, qui ne cesse de défendre  votre projet  présidentiel, Ndeye Sene, conseillère  économique sociale et environnementale, Mamadou  Ndione responsable  APR Guerco et Daouda Faye. Ce geste inamical du ministre des transports de la République a suscité moult commentaires d’arrogance.  Excellence à quand  la fin de la récréation, à quand devriez-vous recadrer ces éléments néfastes pour la régulation des équilibres dans votre système et dans une bonne gouvernance ferme et responsable. Ces éléments qui font partie du groupuscule « Benno Bokk Yakhati Sénégal « doivent être hors de vous nuire ou de nuire le Sénégal. Points d’éclairage sur les profondeurs de la Senelec : En analyse numérique et statistique, lors de votre réélection en 2019 mes travaux ont été plébiscités par la sentv par l’éminent journaliste Ben Moctar qui couvrait cet événement des commentateurs et analystes politiques. Etant ébahis tous, que j’avais donné par mes travaux tous les scores avec précision déconcertante à 58.20% pour votre réélection. Pour vous dire qu’il existe dans notre pays des Sénégalais chevronnés qui sont capables de tenir ce pays dans un bon cap de réussite permanente et  sûre.  Maintenant, il s’agit de vous parler des profondeurs d’organisations malsaines de la Senelec ( Entreprise Nationale qui avait toujours fonctionné à fonds propres durant plusieurs décennies avec un plan de progression relativement accessible et acceptable  en termes de moyens disponibles et en termes de croissance de clientèle maitrisée).  Alors, vous rappelant que la Senelec  a deux types de clientèles très importantes pour l’instant. Celle qui utilise la basse tension, cette clientèle est exclusivement les ménages qui vivent au Sénégal.

Ils sont aux environs de plus de 1.361.000 abonnés.  Soit environ  99% des abonnements consentis par les ménages.  L’autre clientèle est celle qui utilise la moyenne et faible haute tension spécifiquement dans notre pays, ce sont nos entreprises locales. Cette clientèle est aux environs de 2161 abonnés  ce qui ne représente rien du tout en termes de pourcentage… Pour information, d’après les chiffres de la Senelec, notre Entreprise nationale perçoit annuellement au moins 340 milliards de francs CFA de facturations payées.  Pour ces premiers éléments précis et avérés, il est normal que les Sénégalais vous demandent de leur faire la lumière sur ce dossier épineux de la Senelec.  Il est encore normal, que nous vous demandons de nous informer sur l’origine et les causes de cet échec.

Beaucoup de Sénégalais se posent et développent des arguments tous très intéressants afin d’éviter de graves problèmes à notre pays. Dommages, si vous prenez ces réactions contre vous-même, tel n’est pas le propos. Les Sénégalais vous ont fait  confiance alors, nous espérons entretenir avec vous des relations régulières, républicaines et démocratiques. Seul le divin est parfois indemne de critiques, mais enfin, accepteriez que nous vous disons les avatars que traversent le Sénégal ! Dans  votre programme Yonou Yokoute, on y trouve le Slogan.

« La patrie avant le parti ».

Pour cette seule raison, nos compatriotes et  nous vous alertons davantage pour que de bonnes décisions soient prises pour l’inertie et l’intérêt général pour tous (…). En analyse directe, comment la Senelec a pu être donnée à une petite entreprise chinoise.

Pourquoi monsieur Akilee ancien employé de EDF France se trouve confier la gestion de notre patrimoine national de clientèle presque exclusivement Sénégalaise. Sans aucun appel d’offres, ni sans avoir l’idée de faire travailler les entreprises Sénégalaises locales qui se battent tous les jours dans le Sénégal. Sommes-nous en mesure de vous demander si vous pensiez que les Sénégalais, vos compatriotes sont aussi nuls qu’ils seraient incapables de bien travailler pour le Sénégal. A ce rythme de conscience ne serait-il pas mieux de privatiser la fonction de présidence du Sénégal et la confier à un chinois puisque la Chine fonctionne mieux que le Sénégal  ?

Soyons un peu sérieux toute de même, tel n’est pas l’objet de la lettre que nous vous adressons… A notre sens sur le plan stratégique, rien ne justifie de donner ce marché juteux à cette entreprise chinoise sous bannière déguisée EDF France.  Il est urgent d’arrêter toute cette mascarade honteuse et sans aucun intérêt ni de respect pour le Sénégal et pour tous nos concitoyens.  Paradoxalement les finances du pays vont mal et certains vous poussent à  offrir gracieusement 8% de nos recettes perçues sur la Senelec, ce qui correspondrait  à 27.120.000.000fcfa par an ( plus de 27  milliards de francs fcfa)… Maintenant de cet argument, il est clair que vous comprendrez aisément, pourquoi les Sénégalais sont pressés que vous fassiez l’audit de la Senelec et au demeurant les audits de toutes les entreprises nationales avant la fin de votre mandat. Dans l’affaire de la Senelec, les faits et les chiffres doivent être analysés afin de vous permettre de décliner une bonne stratégie. Parfois une biopsie est nécessaire pour comprendre la nature et la gravité d’une maladie et y trouver des solutions alternatives urgentes. Si les Sénégalais n’ont pas encore compris que le plus grand défi du Sénégal est l’Énergie. Pour cela, il est scandaleux de faire croire aux Sénégalais des mensonges du style que notre pays est en capacité de vendre de l’électricité dans la sous-région.

Quel gros mensonge !

En 1980 la Pologne avec une population de 22 millions d’habitants et une capacité de 86000Megawatts ne pouvant même pas  satisfaire la totalité de sa population et la totalité de ses entreprises. Le Sénégal en 2019 avec 16 millions d’habitants et une capacité inférieure à  1600 Mégawatts, ose dire que nous avons les moyens de vendre de l’électricité dans la sous-région.  Stop ! les délires sont irrespectueux,  nos voisins de l’Afrique du nord respectivement Algérie, Tunisie, Maroc , sont environ à 27000 mégawatts, 20000 mégawatts et 19000 mégawatts, dont le Maroc vient de lancer un programme énergétique mix pour atteindre les 30000megawatts pour 2035. En vérité les modèles utilisés en Afrique, particulièrement au Sénégal sont le plus souvent fondés sur une pensée linéaire et supposément politicienne, où l’avenir ressemble à une version du passé, puis actualisée du présent, vers un futur incertain…Puisque la pensée linéaire ne permet pas de changements  spectaculaires  et que ces potentiels changements  se produisent  sans cadre structurel. Alors dans le cas du Sénégal, il faut d’abord assurer la transparence  et la solution  consisterait à  prendre en compte toute l’histoire énergétique coloniale, néocoloniale et les perspectives actuelles. En analysant concrètement et en mettant en évidence les tendances anciennes et actuelles , pour finalement mieux cerner les éléments critiques spécifiques liés aux différents modèles de développement énergétique et surtout améliorer éventuellement leur capacité de production et de prévision à court et moyen terme.  Par ailleurs, nous espérons que les modèles adaptés et optés pour notre développement auraient une approche méthologiquement hybride et qui avec des objectifs qui seront suffisamment organisés à long terme. Pour que rentabilité, rime avec efficacité. Permettrez nous par souci de clarté de dire que les chiffrés annoncés  sont exagérés et devraient être revus à la baisse. Car il ne suffit pas, en effet, de vivre dans une ville où le réseau électrique est disponible pour accéder à  ce réseau. Plus évident, encore en terme démographique la propension annuelle en moyenne est de 300000 naissances par an au Sénégal…nous vous laissons convertir le besoin d’abonnés potentiels sur une période de vie probable dans notre pays. Parfois il faut aussi avoir les moyens d’accès aux réseaux et avoir la capacité de faire face aux prix qui sont excessivement chers.  Pour information le Sénégal fait partie des pays les plus chers en prix d’électricité dans le monde. A mon sens la question de l’électricité, la question de l’énergie, ne devrait pas être  sujet à  polémiques.  Puisque ce sujet de l’énergie demeure un enjeu vital, parce que ne peut y avoir d’industrialisation et de développement sans accès à l’électricité et aux technologies nouvelles et aux technologies de pointes(…). Pour cela, notre pays qui est supposé avoir son premier baril en 2021, potentiellement doit œuvrer à  fournir de réels moyens qui vont  servir à accélérer la croissance des pays surdéveloppés, grâce à nos multiples ressources et d’accepter de rester dans l’obscurité de son développement et dans l’obscurité tout court.  Souvenez-vous, Excellence Macky sall, ce que vous aviez dit à la tribune de l’assemblée générale de l’ONU, le 21 septembre 2019.

In fine, ce sujet de l’énergie est crucial, raison pour laquelle l’organisation internationale a fait de l’accès à l’énergie pour tous, l’un des objectifs majeurs de développement durable adoptés depuis septembre 2015. Quant au Sénégal, il existe depuis des décennies un déséquilibre flagrant de couverture électrique du rural et de l’urbain. Dans notre pays ceux qui ont moins accès à l’électricité se trouvent dans les zones les plus pauvres et les plus reculées. Pourtant la population rurale est très importante, malgré, cela le raccordement électrique ne progresse en revanche que lentement par manque de visions et d’infrastructures adaptées. Mais aussi par défaut de qualité  et surtout par les vandalismes permanents non résolus. Paradoxalement, si l’électricité est une énergie difficile d’accès au Sénégal , mais aussi, les nombreuses coupures ont été défaillantes entre 2008 et 2012. Pour des raisons non analysées à ce jour…Récemment, reconnaissons la baisse des coupures qui se soldent d’après la Senelec à 40 coupures en moyenne  par an. Néanmoins, malgré ces désagréments les factures d’électricité sont plus chères  au Sénégal. Pour information, en Termes de mesures où d’indicateurs sérieux dans les 54 pays  africains dont fait patie le Sénégal, nous ne connaissons pas le rythme des coupures de l’électricité et des couvertures réelles…aucune preuve d’après les conclusions des experts de la banque mondiale. D’où l’idée de terminer cette lettre par les enjeux d’une stratégie de crise face au déficit de production d’électricité et face à  la cherté des prix d’électricité au Sénégal.  Comment le Sénégal doit agir pour répondre et résoudre l’équation du Mix-Énergétique. Dans le monde entier, nous pouvons constater que le devoir des entreprises nationales citoyennes est de promouvoir leurs responsabilités et leurs transparences aux yeux du public, surtout en situation de crise. Il est vrai que toutes les entreprises peuvent être sujettes et frappées par des crises, mêmes les multinationales  les plus connues. Celles-ci  connaissent aussi des crises, c’est la raison pour laquelle personne n’est à l’abri, personne n’est infaillible, d’où la nécessité de la maîtrise de la crise.  Dans la vérité d’une  bonne organisation et dans l’organisation d’une bonne gestion, vous devriez même pas être interpellé par la population pour cette affaire… En effet, les phénomènes de crise ne sont plus des événements à  caractère exceptionnel, alors le président de la république ne devrait meme pas s’inquiéter pour l’apaisement de ce type de conflit de nature commerciale à visée publique. Nous observons partout un « boom  » des crises depuis une dizaine d’années au Sénégal. En effet, la liste des éléments de crise est longue dans notre pays, alors pour l’intérêt de notre travail scientifique et citoyen, nous restons loin de toutes démagogies politiciennes. Seule la vérité scientifique et technique nous anime pour apporter des solutions efficaces et améliorer les meilleures dispositions pour agir efficacement. Nous  ne cesserons d’alerter et de proposer des pistes de solidarités et  de solutions efficaces et pérennes, pour réussir une sortie de crise heureuse. Tout cela dans le seul but de l’intérêt général du Sénégal !

Il est vrai que certains veulent voir tristement sur la communication de crise une réalité quotidienne de blocage du pays, et surtout une surenchère de désinformation et de désordres  permanents et de désaccords politiques. Nous recevons et reconnaissons que dans la  crise de la Senelec, ceux qui  doivent régler les choses n’ont pas respecter des éléments nécessaires et évalués évidemment dans leur communication.  Par ailleurs, lors d’une crise , toute entreprise se trouve face avec de nombreux et nouveaux interlocuteurs qui ne demandent que des explications et des solutions, tout en exprimant leurs opinions sur le sujet. Parfois leurs opinions restent philodoxes, sinon objectives et justes, s’imposeront les bonnes raisons de les écouter et d’échanger dans le plus grand respect.  Dans le cas de l’affaire de la Senelec   nous pouvons nous apercevoir du nombre croissant de demandeurs d’informations aussi bien internes qu’externes (salariés, syndicats, associations de consommateurs…). Aussi, tels que des journalistes chevronnés, de simples  hommes de medias et le simple public, qui n’ont aucune information fiable. Cette lettre est encore déterminée par l’incompréhension du gonflement exagéré des factures des ménages Sénégalais. Vous conviendrez que, c’est comme  si 136100000 x 4 abonnés ; c’est à dire plus de 8 millions de  Sénégalais sur une population de 16millions qui doivent  remplir de milliards, les poches de Monsieur Akilee, ce chef d’entreprise chinois  ancien employé de EDF France. En valeurs financières d’électricité payées  cela équivaudrait à  plus  de  1440 milliards de francs cfa. Trop….c’est  trop , la crise a atteint un sommet inacceptable, alors, impossible dans ces conditions de faire revenir la paix sociale dans notre pays.  Cette  immense tension favorise un impact très négatif sur le chiffre d’affaires, sur la déviance envers la Senelec et ses différents  produits. Pire encore, la motivation des salariés qui sont acteurs et consommateurs prendraient un réel impact négatif tant intérieur qu’extérieur…

Indubitablement l’image de la Senelec est remise en cause  sur beaucoup de plans à revoir et à  disséquer pour l’intérêt général de notre pays. Les comportements malsains qui vous ont été signalés tout au long de cette lettre mérite un vrai électrochoc de décisions justes et attendues par tous les Sénégalais.  Car ces comportements malsains nuisent  à  notre démocratie, à  notre émergence et tout simplement à la survie de la Senelec. Vous avez constaté que, depuis le début de cette crise et pourtant ce n’est que le début, la pression temporelle s’accroît et s’accélère et place l’énergie de notre pays dans un cycle d’urgence…

Plus grave encore, si la question de l’énergie n’est pas prise en compte de manière concertée et programmatique dans une transparence conventionnelle et convenable. Alors, cela pourrait être précurseur de votre propre chute. Dieu sait nous le désirons point, je  vous souhaite de réussir votre mandat.  Dans cette crise un nombre important de paramètres doivent être passés au peigne fin, après que vous ayez demandé de faire rapidement des préavis, des pré-audits et une nouvelle réorganisation de la Senelec.  Selon Edgar Morin  » une crise signifie indécision « , en même temps qu’une perturbation, où surgissent des incertitudes.  Dans nos propos, l’essentiel est d’analyser et de tirer un enseignement de cette crise et de la traiter comme si elle fût des clients les plus importants jamais servis.

Par conséquent les éléments qui vont suivre doivent nous permettre d’avancer et de conclure sur de nombreux et nouveaux objectifs et surtout aider à  la responsabilisation et à la reconstruction citoyenne de la Senelec par des mesures fortes. Plus jamais au Sénégal, le management du tâtonnement et du gonflement injuste des prix. Ces pratiques divergent le pays et favorisent l’emprise hors de la réalité de service public.  Tous ensemble pour une bonne réflexion essentiellement juste et mûrement orientée dans un cadre d’équilibre.  Finalement la complexité de la Senelec nous impose de faire un choix de gestion sous forme de holding pour nous éviter le HOLD UP de notre entreprise nationale que nous devrions défendre tous.

Nous vous proposons de subdiviser la Senelec en trois filiales indépendantes sous coordination d’unité mère qui coifferait les trois filiales.

Les filiales seront :

-F1: filiale production

-F2: filiale transport de l’électricité et produits annexes

-F3:filiale  commercialisation qui doit rester exclusivement Sénégalaise.  Car c’est  dans cette filière où se trouvent la totalité des recettes de la Senelec.

Pour le reste dans le choix des stratégies d’énergies du futur nous mettrons un vrai projet de taille nationale pour régler les problèmes énergétiques du Sénégal avec les nouveaux principes prioritaires du Mix-Énergétiques .

Vive la démocratie Sénégalaise. Vive le Sénégal !

Article signé par le Pr Serigne khadimou rassoul Thiam.