À Seydina Limamou Lahi Al Mahdi Al Muntazar, la perfection NOIRE, basanée au reflet (Par Sheikh Alassane Sène Tarëe Yallah)

40 ans, tel l’âge du Saint illustre (psl), où il commença sa prédication, les bien guidés venaient d’avoir un Imam, Al Mahdi la maestria mythique, Al Muntazar le maelström mystique, issu de la noble lignée d’Al Hachimi, comme une enluminure faste des époques phares où la foi en Dieu avait pris le dessus sur toute forme d’idolâtrie. Le Hijaz du 07é siècle en témoigne!

Les rappels à Dieu de sa sainte mère Mame Coumba Ndoye, noeud fécond et de celui de son illustre père Mame Alassane Thiaw, ce grand endurant sur le sentier de la béatitude, annonçaient une retraite de trois jours du fils-prodige qui a façonné le grand miracle, le signe de l’heure, Issa. Ainsi une paroi a laissé évaporer un doux parfum, sueur du Saint Illustre (psl), sur toute l’étendue des rives du Cap-Vert. Le phénomène était né, ni ombre ne le suivait, il était exceptionnel, son cri résonnait de Yoff à Diender et jusque dans les îles les plus lointaines. Ce même cri était aussi entendu par le soleil, la lune et les étoiles.

La mer s’est arrêtée aux baies de ta mystique, psalmodiant chaque matin le rappel, en des mots appuyés, si tendres, de tes troupes invisibles, qui gardent soigneusement ton sublime mausolée. Demeure qui scrute à son tour, et finement, le comportement de l’Océan à nos portes. Cette mer aux mille bras parle de ses faiblesses, en un crépuscule éclectique, de ses excitations en une aube électrique, et de ses excès en des instants magnétiques. Des moments que tu as su dompter par ton silence, acte divin posé par Seybatal Hamdi (psl), le seul à être invité au Périmètre sacré, lors du Voyage céleste. Oui, sa main était celle de Dieu, sa parole, était de Dieu, sa précision dans toute action, était aussi guidée par Dieu.

À l’émission de ses effluves brillaient des milliers de vagues, en forme de bagues enchevêtrées, chacune en se levant lançait son message, puis surgit leur prosternation, aux baies de cette plage au sable si fin, ce moment si intense où scintille Laye Makhtar, Al Mahdi Al Muntazar, la noblesse au summum de sa quintessence, qui a fait dissiper les disparités sociales, comme indiqué dans la Thora, la Bible et leur socle, le Saint Coran.

Au regard du temps, à ton appel, où humains et djinns se côtoient dans le respect strict du contrat que tu as scellé avec le Divin, en ses espaces sacrés, devant le témoin, paraclet, le tapis tissé aux feuilles du Lotus des Confins étalé, Al Mahdi sur les ailes, Al Muntazar en escorte, Dakar la presqu’île privilégiée, venait d’être sauvée de toute bourrasque. Les masques étaient alors tombés. Ton appel [Adjibo daa ilaahi] a guéri les cœurs, soigné les déliquescences, hissé l’efficience au rang supérieur, faisant naître ta grande magnificence normée au delà du 7e ciel.

Que dire de cette noble révélation issue de la grotte des almadies connectée à celle de Hirae. Lis pour celui qui devait lire, le maître était alerté depuis la sourate Rahman, nul autre que Dieu ne lui a injecté cette source, socle de la tablette que rien ne saurait altérer.

Le sens du devoir, la vision claire de la chose mystique, ton noble comportement qui a reparamétré celui même des hommes les plus sceptiques, c’est en cela que l’on reconnaît la dimension de ton rang suprême d’Al Mahdi et de son mécanisme Al Muntazar.

Un mythe, selon le rite, le temps qui passe comme un air de flûte, accordé à celui du sitar, n’est plus une injustice. Le visage froissé de ce temps est essuyé par l’eau de cette mer de Camberene qui a décidé d’être douce et de demeurer disciple à jamais.

Ton œil circulaire, fixé sur les panoplies de la science, est un viatique pour les générations à l’avenir arrimé au temps, et d’un regard physique tu les visites par la mystique.

Ta noble mission fut d’accorder la seconde chance à tous ceux qui ont un jour taquiné les dérives, rendant leur espoir si fragile, et leur regard sur l’avenir rythmé par les méandres de leurs actes. Tu ne les jugeas point, tu les ramenas sur le chemin du bien sans jamais leur rappeler leur passé si sombre.

Tes rapports avec les humains et les djinns étaient d’une telle simplicité qui rappelaient Makkah, alors, sauvée par son libérateur. Ton humilité est saluée par le pêcheur, aux aubes si florissantes, ses filets s’étaient habitués au frottement des poissons. Tu es le sauveur de tous les pécheurs, ton noble manteau d’homme altruiste s’est répandu sur nous comme gage qui nous trempera dans la grande intercession, animée par le Saint Illustre (psl) et dans laquelle tout est MISÉRICORDE.

Le sens du futur, tu l’as tracé sur les empreintes de nos terres par tes doigts miséricordieux, aucun bruit, aucune sensation, la vérité par les mots, les actes se sont succédé, Dakar, ville bénie est choisie comme point d’ancrage au grand bonheur des érudits massés tout le long de nos cœurs.

L’immortalité d’une mission réside dans le contenu qui lui est donné et dans la sagacité de celui qui la déroule, et tu es parvenu, ô Al Mahdi, à t’extraire du lot, qui n’a pas compris l’herméneutique de cette mystique, grâce à tes lourds sacrifices d’endurance, diurne comme nocturne, pour te hisser dans le champ des grands disciples de Dieu, à qui, rien n’est plus jamais reproché. Leur unique mission : sauver des âmes sans périr en tant qu’âme!

J’ai pensé à toi, en humant l’air pur qui suinte de ton distingué passé. Mon coeur t’a aimé sans t’avoir pratiqué, aurait-il d’ailleurs besoin de te pratiquer pour te louer ou de te rencontrer pour te célébrer? Ô que Non!

Entre le recueillement à l’heure de mon invocation, et cet instant magique de pérégrination de mon esprit, le cœur peut-il voir plus que cet amour qui a privé mes pupilles de sommeil? Non!

Nul obstacle, nulle atteinte à mes libertés de panégyriste ne pourraient pendre mon désir de te chanter, ni même prendre en otage ma plume dédiée à chanter le Saint Illustre (psl) et ses nobles serviteurs.

Cet amour est immortel, et rien ne pourra le plonger dans un état de sénescence, d’agonie ou de putréfaction, car il s’est accroché à ta belle histoire, à ton beau parcours qui fondent la vie si riche de ces hommes dont les noms occupent les plus belles pages de l’histoire des nations, devenues toutes libres.

Tu fus d’une extrême patience, totalement impliqué dans la voix du Créateur, le bien, le pardon, l’endurance en tes mains soyeuses. Tu as su rester discret dans la grande mission, à toi, conférée. Tu fus redoutable et précis dans son exécution. Tu n’as laissé ni arbre, ni animal, ni humain, ni djinn échapper à ton appel, ils se sont tous accordés à te suivre, à s’engager dans ta mission que tu as réussie avec brio avant même qu’elle ne te soit confiée, Ô Al Muntazar.

La lumière sur ton front, tel un projecteur aux puissants volts illuminait tous les cœurs des croyants d’ici et d’ailleurs. Celle à tes yeux forçait le respect des plus grands hommes que l’humanité ait connus. Je me confonds dans ce chant qui t’est dédié, je marche pieds nus et fonds en sueur, dans ce champ éclairé par ta sublime lumière. Tu n’es autre que Lui (psl), car Lui, est partout. Nous croyons en ta merveilleuse vie, qui n’est autre que celle de ce grand homme du Hijaz. Tu es de la prestigieuse lignée d’Al Hachimi, tu ne t’es pas dissout en Lui (psl), car tu es Lui dans toutes ses contextures.

Nous étions prêts à t’accueillir, tu t’étais déjà glissé dans nos cœurs, nous étions soudés au temps, tu nous as ralliés à la miséricorde qui n’est otage d’aucun temps, sauf de celui divin, relié au chrono du Voyage Nocturne.

La douleur, la peur et l’ignorance ont été extraites de tes champs d’action. Ta capacité cérébrale est allée au-delà de la limite de celle des humains, la nature s’est dissoute en toi, toi qui as entièrement obéi à son Créateur dans toutes ses recommandations. Sa noble miséricorde s’est déversée sur toi comme une rétribution infiniment grande. Tu as su fédérer autour de toi tous les appels, les traduisant en un seul appel, en Dieu il est destiné et pour son illustre Envoyé il est établi.

La prescription divine comme un pèlerinage au bord de la mer, est accueillie sans secousse, nul maître apparent, à part toi, saint homme aux deux écharpes, les sonorités élargies meublent les terres conquises, celles aux allures de désert quémandent la présence de ta lumière. Elle a jailli à Makkah, est allée répondre à la flamme de Médine, s’est signalée à Yoff, au bonheur de notre continent, sous les hautes salutations des algues, toutes dignes de porter ton immense amour, à nous, dédié. Et au même moment, ailleurs et partout, elle s’est aussi manifestée à la vitesse du soleil, démultipliée en arithmétique codée. Elle fut présentée à tout l’univers, dans ses coins les plus reculés, au premier cri si doux de la sainte Amina, ni nuit, ni aube, la chance était uniquement réservée au 12 Rabbi Al Euweul.

Sheikh Alassane Sène Tarëe Yallah
Disciple du Prophète Muhammad (psl)