À l’illustre Cheikhna Cheikh Saad Bouh Abihi (Par Sheikh Alassane Sène)

Nimjatt, j’entends battre le cœur des disciples, sur cette savane aux merveilleux souvenirs, ratissant les cœurs éberlués et dévorant les chœurs scellés des hommes en quête de lueur. Cheikhna Cheikh Saad Bouh Abihi détient la clé salvatrice qui paramètre la créature et l’élève à des positions mystiques inespérées.

Sa science draine le vent à la rencontre de la mystique aux cœurs des rayons de son génie, qui alertent les vagues et qui contactent la somnolence des volcans. Tous s’exécutent grâce à sa noble dimension, de petit-fils de la prestigieuse lignée d’Al Hachimi, la plus illustre de cet univers, avec comme sublime lumière centrale, le rayon du bonheur du Tout Puissant, Ahmad (psl). Il s’est frayé une exaltation dans le périmètre divin, restreint, défini à la haute mesure de son grand-père Abba Za’ra (psl).

Le soleil dans sa rotation l’exalte, dans le salut ô combien affable qu’il a rendu au sceau des prophètes Seybatal Hamdi (psl), la clé de voûte de l’humanité, le révélateur de Cheikh Abdoul Khadr Jelani Sultani Euwliya, l’essence lunaire qui suinte de Bagdad.

Les yeux du vent le cherche partout à Nimjatt dans un élan de discipline digne de n’importe lequel de ses disciples, tous au rang de maître dans toute autre communauté

Il est le nectar des coeurs en quête de quiétude, le chemin des privilégiés dans le champ des élevés.

Sa dimension d’homme de Dieu est pesée sur la surface où ne résonne que la sacralité des mystères, de Dieu ils proviennent, de la lumière de Tâ-Hâ (psl) ils se fondent, se nourrissent et se définissent.

Il a conquis les terres les plus lointaines, elles sont venues à lui, car son pied leur serait si lourd à porter

Il est ce bijou rare qui guérit tous les maux incurables. Son index purifie l’âme, sa paume soulage le coeur, ses caresses fixent les destins, ô illustre fils de Cheikh Mohamed Vadel, de Mohamed Lemine, de Taleb Khyar.

Bénie soit la terre sacrée de Nema au Hodh Echargui où a raisonné pour la première fois ton [Cheikh Mohamed Vadel] noble cri d’enfant béni.

Bénie soit la terre de Dar As Salam, où les grains de sable couvent ton corps de saint aux fins et infinis dons.

Bénie soit El Medroum au Hodh Chargui, cette terre voisine anoblie. Al Vadel, la perle éclatante. Al Vadel, le flux béni et la perfection. Al Vadel, la pure sainteté qui a convaincu même les plus sceptiques.

Bénie soit Myriam Bint Ahmed Louly, la clé qui a ouvert le coffre-fort que tous les musulmans espéraient voir le contenu aux infinis remèdes.

Ô Cheikhna Cheikh Saad Bouh Abihi, le piédestal des sciences cachées, et le détenteur du secret attaché au sublime nom de Dieu

À chacune de tes [Cheikhna Cheikh Saad Bouh] pérégrinations, Dieu y est observé par les signes encodés qui relient tes cheveux blancs lumineux aux rayons du soleil et des étoiles en rotation. Grâce à toi, Le doute qui nous étreignait s’est évaporé. De tes terres gît ta noblesse soutenue par ta sagesse.

J’ai supplié le temps de faire agir le vent de la miséricorde pour entendre dans son sifflement la voix des hommes de Dieu louer avec densité et précision, ta bravoure jamais égalée. Tu as organisé le destin des disciples loin de toute fatalité, forgé leur foi, devenue le socle de la raison, isolant de fait tout argumentaire. Tu leur as aussi appris à se cheviller à leur dignité, faisant d’eux, des hommes aptes à manier tout outil mystique.

J’ai supplié les profondeurs de la terre qu’elles m’envahissent de leurs mystères pour exalter ma chair de fragrances, délice du temps, comme cette hélice en mer qui taquine les vagues, harangue les dauphins, laissant son coeur chanter tes bienfaits, pénétrant nos âmes, sous le cri des bergers. Oui! Je l’entends de partout, sillonner le mystère des âmes.

Notre amour pour toi ne peut être contenu par nos cœurs, car si immense il est, à des égards loin de tout écart, démultiplié à la hauteur de ton noble rang, de ton infini pouvoir et de ta grande magnanimité.

À l’unique prononciation de ton illustre nom, réduit au silence nos colères, Ya Cheikhna Cheikh Saad Bouh Abihi, détruis nos misères et enduis notre foi en Dieu, Lui à qui, tu as dédié en exclusivité ta riche vie, niche des arches.

Seul dans la nuit à penser à tes miracles, produits avec humilité, qui pansent nos plaies et nos baies. Nous sommes tes invités, guide nous vers le périmètre sacré où se retrouvent les initiés, invités privilégiés du Seigneur.

En ce jour si merveilleux, je suis épanoui de te chanter, radieux comme ce jeune garçon qui vient de poser le premier pas dans sa vie d’homme, comme ce petit oiseau qui sent les plumes de sa mère envelopper tout son nid, tout en laissant échapper de fines lumières gracieuses.

Il ne suffit pas d’avoir un don ni du talent pour chanter Cheikhna Cheikh Saad Bouh. Il faut un plus, qu’il est le seul à pouvoir procurer. Heureux soit celui à qui tu as insufflé ce capital mystique.

Cette bougie qui illumine l’espoir en nous ne doit point s’éteindre, ni sous le vent, ni sous la tornade, ni même sous aucun déluge. Oui! Elle ne s’éteindra jamais car elle a été allumée de ta noble lumière qui prend source à l’océan de lumière du plus sage des envoyés (psl).

Je suis tombé sous le charme de ta voix que j’entends régulièrement résonner dans mon coeur au loin de ces terres qui t’ont toutes fait acte d’allégeance.

Ta lumière s’est déversée sur nous comme du parfum doux aux mille fragrances, tu es fidèle en amitié, ô guide des pauvres, des démunis, des savants, des orphelins et des sans abris.

Tu as fait dissiper leurs craintes les plus incertaines, grâce à toi, ils n’ont plus peur d’affronter la vie, et tu es leur garant auprès du Seigneur. Demain à l’heure des comptes, ton illustre grand-père, vêtu du manteau de la grande intercession, sera le seul à être écouté, à se prosterner au trône de la miséricorde et à plaider la cause des musulmans et des non musulmans. Tu seras à ses côtés, dévoué et silencieux. Gloire au Seigneur!

Ô vous qui nous avez devancés dans les prairies de Cheikhna Cheikh Saad Bouh Abihi, allumez les meilleurs encens, dressez les tapis verts, tirez les rideaux et accueillez nous à bras ouvert.

Ces hommes aux pas réguliers, ces dames aux voix d’anges, ces jeunes en colonnes ordonnées malmènent leurs cordes vocales pour ainsi rendre doux le champ qu’ils ont dédié à ton illustre grand-père Al Mustafa (psl).

Il [Nabi Rahma] avait quitté la terre de ses aïeux, ses pairs lui avaient tourné le dos, il ne s’était jamais éloigné de ses repères, Dieu dans l’infinité de ses hauts mystères avait orienté sa démarche pour que ses arrières petits-fils deviennent ces soleils aux rayons dosés qui illuminent nos vies, et Cheikhna Cheikh Saad Bouh en est un, illustre en fine pensée, je m’honore en te chantant, Nimjatt à ses grains fins et ses confins me le rendra sûrement.

Je suis finalement confiant d’avoir emprunté cette voix de disciple des plus illustres hommes de cet univers, tous humbles serviteurs de celui que Dieu a indiqué, détenteur de Kawthar, secret d’Al Isra, mécanisme du Mi’raj, code du Saint Coran, clé des envoyés, Mouhamed Ibn Abdallah (psl) dont en son poinçon est incrusté le plan de vol qui mène au Périmètre sacré, de Dieu, il est uniquement question. Et la réponse est ta venue sur terre, ô Cheikhna Cheikh Saad Bouh Abihi (que Dieu sanctifie ton œuvre colossale), le cordon qui nous lie à jamais à tous ces mystères.

Shasty