Gestion de l’autoroute à péage: Macky Sall entre dans le capital du Senac

Dakarmidi – L’Etat du Sénégal va entrer dans le capital du Senac SA. Une décision qui entre en droite ligne dans la volonté du chef de l’Etat de revoir le contrat de concession de l’autoroute à péage avec Eiffage.

Une délégation de la Direction générale de Eiffage est à Dakar depuis hier, mardi 15 mai 2018, pour finaliser l’entrée de l’Etat dans le capital. L’on annonce même que la procédure devrait être bouclée d’ici la fin du mois de mai.

D’après l’obs, même si le taux n’est pas encore arrêté les investissements,l’Etat du Sénégal détiendra entre 20 et 30%au plus dans le capital du Senac. Pour le moment, la puissance publique n’a pas encore désignée la structure qui la représentera au sein du Senac. Mais, des structures comme la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) seront annoncées pour gérer les intérêt de l’Etat.

Les discussions que l’Etat va poursuivre avec son partenaire français Eiffage, vont s’étendre à d’autres points, dont le plus attendu est la baisse réclamée du prix du péage. Une réclamation facile à satisfaire, car il suffit que l’Etat renonce aux redevances qu’il reçoit sur les prix au passage des usagers. Il faut noter que l’Etat empoche 31% des recettes du péage. Si un usager paie 1 000 Fcfa au péage e Thiaroye, les 310 Fcfa sont pour l’Etat, les 250 Fcfa à la Senac et les 440Fcfa servent à payer la dette contractée auprès des banques.

Seulement, il faut relever que l’exploitant, la Senac, est moins lotie, car en plus d’avoir la plus petite part, elle paie le personnel et assure la maintenance de l’ouvrage qui coûte très cher. D’après des confidences faites à la source, la baisse du prix du péage n’est pas une option recommandée en ce qu’elle présente des inconvénients aussi bien pour les usagers que pour l’infrastructure.

D’une part, la baisse du prix entrainerait un flux exponentiel de véhicule sur l’autoroute à péage. Une situation qui peut déboucher  sur des embouteillages.Ce qui ferait perdre à l’infrastructure ses fonctions de rapidité et d’économie du temps.

D’autre part, l’augmentation du trafic induit une dégradation plus rapide de l’ouvrage et nécessite des travaux de nettoyage et d’entretiens plus importants.

La rédaction

 

 

 

 

 

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