11 – 9 et 9 – 11, ces dates noires que les Etats-Unis maudissent!

Dakarmidi –  Le monde est sous le choc avec la victoire de Donald Trump. Mais en fin, qui a voté pour cet homme si excessif, si bavard, si vulgaire, qui n’était même pas sûr de bénéficier du vote de son épouse Melania? Après avoir insulté les infirmes, les immigrants, les pauvres, les femmes et les minorités sexuelles…en plus de s’être vanté de ne pas avoir payé d’impôts depuis plus d’une décennie, accusé d’agressions sexuelles par plus d’une dizaine de femmes, il s’en va directement dans le bureau ovale. Quel exploit, mais quel cataclysme aussi !!! Chapeau les américains, comme disait l’autre, ils ont préféré élire une «ordure» plutôt qu’une femme, avec une belle carrière, entourée de deux Présidents, Bill et Barack, chacun ayant fait 2 mandats pleins à la tête des Etats-Unis et écrit de belles pages de l’histoire de cette grande nation.

Hillary, à travers le monde entier est respecté pour son charisme, son savoir-faire et ses qualités de leader intrinsèque, et qui a laissé bonne impression partout où elle est passée. Le pire est arrivé ce 09-11-2016 qui finalement, a les mêmes relents que les événements du 11 -09-2001, avec ses lots de conséquences et de barbaries… 09-11, 11-09, des chiffres devenus finalement américains, à inscrire dans les annales de la première puissance mondiale, dans ses pages les plus sombres. Cette nation qui a pourtant tant fait rêver les peuples dans leur diversité, ses liens intimes avec la démocratie, sa maturité en terme de droits de l’homme, le bassin de l’égalité des chances qu’elle représente, semble malgré tout, traverser des étapes alambiquées de son histoire et si rien n’est fait, ira droit au bord du gouffre en prenant le risque énorme de vouloir « trumpériser » l’Amérique.

A peine Barack Obama a tenté d’essuyer les larmes d’un peuple qui avait besoin de sauver son identité, de se protéger de l’ennemi, de laver son honneur et de redorer son blason, et comme pour ne pas trop mesurer les enjeux du monde actuel fondés sur les grands blocs, la mondialisation et l’ouverture des marchés, Donald Trump jaillit de nulle part avec ses sauts d’humeur, ses caprices, ses « vices » d’hommes sans le moindre sens du leadership pour « diriger le monde» depuis la maison blanche.

Comme si un 11-09 en cachait un 09-11 ; à coup sûr, le monde connait des mutations, ces dernières années qui ne présagent guère de meilleurs lendemains. De plus en plus on assiste à l’avènement d’une vague d’hommes autant dire de « Business man » qui ne sont intéressés que par la recherche du profit et une nette volonté de digitaliser les peuples, phénomène aux antipodes du patriotisme tant chanté par les citoyens du monde.

On a pourtant connu des leaders au vrai sens du mot, qui ont su donner un intérêt à la vie des hommes  qu’ils dirigeaient en demeurant à leur service exclusif. Mais ce temps apparemment est révolu. Cela peut paraitre insensé, mais il est nécessaire de lire la réalité autrement, au-delà de toute objectivité, pour comprendre que même si Trump lui-même a, à l’annonce de son élection, tenté de tenir un discours rassembleur, force est de reconnaitre qu’il demeure ce personnage qu’il a toujours été, cet homme impulsif qui agit sur le feu de l’action sans mesure ni retenue, un personnage insensible à la cause des femmes, qui ne respecte pas la dignité des hommes venus d’ailleurs car étant trop ethnocentrique, il a pris le contre-pied du rêve américain, en fragilisant son establishment.

Personne n’a vu le tsunami qui a propulsé Trump à la tête des Etats-Unis surgir. Trump a ses rêves fous, et dans un vocabulaire si transgressif, il est arrivé à donner une douche froide au peuple américain, un peuple qui, 24h après la proclamation des résultats, le donnant vainqueur, est sous le choc. Il regrette déjà son choix, un choix qu’il est obligé de porter malheureusement et d’assumer pendant 1460 jours.

La Rédaction