jeudi 21 mars 2019 — 00 : 40
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Sonko et l’affaire des 94 milliards: Le bagou sans les bagages n’est que ruine en soi ! (Par Daniel So)

Dakarmidi – Oh que oui, François RABELAIS, qui fut reconnu le plus imaginatif des écrivains de l’époque de la Renaissance avait bien raison de dire que «La sagesse ne peut pas entrer dans un esprit méchant, et science sans conscience n’est que ruine de l’âme.” Le journaliste, Madiambal Diagne aussi, peut bel et bien se vanter d’avoir raison sur nous, en attirant notre attention sur des éléments – jusqu’avant son passage à l’émission le jury du dimanche de e – radio du 30 décembre 2018 – étaient inconnus de tous dans cette affaire dite de “94 Milliards de FCFA” à l’allure labyrinthique.

En décortiquant cette illustrative citation tirée de son premier livre “Pantagruel”[1] publié en 1532, et dont le titre complet est “Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel Roi des Dipsodes”, fils du Grand Géant Gargantua et et de Badebec, nous avons pu déceler qu’en réalité, celle-ci donne l’impression d’être  premonitoirement conçue pour être adaptée après, à l’homme politique nouveau en général, le sénégalais, en particulier, qui, pour se faire un nom, dans un landerneau assailli par plus de 254 chefs, sombre perpétuellement dans des ruses invraisemblables.

Ainsi, pour s’attirer les faveurs du peuple, ils sont à même de traîner d’honnêtes citoyens  dans la boue ; quitte à user de leurre à la taille gargantuesque pour saper davantage le moral, et ne tendant pas moins qu’à contrôler la conscience de l’opinion publique à des fins politicopoliticiennes.

Or, subjectivement, cette conscience est toujours censée nous faire réfléchir sur nous-mêmes et nos actions. Ré-fléchir : fléchir sur soi, se replier sur son nombril, contempler sa propre subjectivité. Ce qui, du reste, est indispensable dans une vie tout court, à fortiori, si elle est politique. D’où cette façon prodiguée de l’envisager avec, ne serait qu’une once de morale et de réflexion sur elle-même avant de prendre des risques considérables, pouvant nous mener à notre propre perte ! Cela suppose également que, l’âme, la pauvrette, soit forcément dans le coup.

Mon Dieu, pouquoi beaucoup de nos  hommes/femmes politiques sénégalais(e)s n’ont guère en conscience du qu’en dira-t-on ?

L’Édition Spéciale (2STV) de 2h19mn49s consacrée exclusivement au décryptage du Discours à la nation du président de la République S.E.M. Macky SALL, au soir du 31 décembre 2018, et qui a mis à nu notre “diatribeur national” est utilisée comme modèle de référence dans notre modeste analyse qui suit :

En effet, sur une question inattendue en fin d’émission du journaliste Mouth BANE à partir de 1h42mn23s – passage coupé de quelques minutes devenu viral sur les réseaux sociaux – où l’on voit, notre “DN” tentait d’atermoyer en usant de faux-fuyants (Dama Sonn)[2] pour éviter de donner une réponse adéquate, pour assombrir la lanterne des téléspectateurs/ces dans cette affaire qu’il a pompeusement soulevée face à la presse, le mardi 16 octobre 2018.

Si l’on étudie bien son langage corporel et gestuel, on se rend aisément compte qu’il a dû fourrer son nez là où il ne fallait pas. Rien que le fait d’avoir le corps raide en redressant la posture de réceptivité de l’émotion de surprise en celle de défi, accompagné de son sourire de gêne avant de répondre à la question, en dit plus long que mille de son explication cahoteuse. Sans tenir compte des répétitions au nombre de plus de 20 fois du mot “dossier” en moins de 7mn chrono de parole pour se frayer des fenêtres de sortie.

Selon les éthologues et synergoloques [3] qui s’intéressent de plus en plus à l’exploration scientifique de la communication non-verbale des leaders politiques, inconsciemment, l’homme politique peut mentir dans un discours, mais son corps dont les gestes sont incontrôlables à 95% par l’être humain, est incapable de lui servir de faire-valoir.

C’est pourquoi, il ne voulait pas certainement  donner de réponse sans au préalable chercher à contourner l’essentiel. N’eut été la ténacité de l’excellent journaliste Pape Alé NIANG qui a bien recadré la question, il n’allait pas cracher – après 15 secondes de réflexion –  le nom de son cabinet “ATLAS GROUP SENEGAL” (Afrique Tax and Law Advisor Services Atlas Sarl depuis ), qui, pourtant, serait cogéré par un Sir Ismaela BA, également DG du cabinet Mercalex Suarl, créé bizarrement (à cet effet/ou non) le 29/06/2018 sous le Régistre de commerce : SNDKR2018B18236 – Ninéa : 006913546, et dont il refutait titubiantement être lié dans l’émission, tout en avouant avoir transmis le dossier à ce dernier qui,  par « contrat de man-
dat » en date du 13 septembre 2018 l’a  confié à son tour au caninet “AB partners.”Moyennant quoi et/ou pour quelle raison ? Notre langue au chat !

Le moins que l’on puisse dire est qu’avec tout ce vacarme pantagruélesque autour des 94 Milliards de FCFA qu’aurait – selon lui – détournés l’actuel Directeur général des Domaines dans le cadre d’une transaction immobilière liant des familles à une société intermédiaire du nom de SOFICO SA, et par ricochet, l’État du Sénégal à travers l’implication du nommé, son attitude corroboré aux faits laisse à désirer. Car la situation de conflit d’intérêts dans laquelle il s’est embourbé tout en essayant vaillamment de s’en extirper est loin de connaître son épilogue.

Qu’en est-t-il réellement du dossier ? Quid des bases légales sur lesquelles celui-ci a transité d’un cabinet à un autre ? Sa réponse fournie ne le dédouane pas pour autant.

Hors de nous l’idée de vouloir nous aventurer dans des considérations pantagruéliques, au vu des éléments de preuve produits et soulevés à la une du journal libération de ce jeudi 3 janvier 2019 – nous pouvons dire sans risque d’être contredit par qui que ce soit qu’il s’est bien mis le doigt en plein mille – dans l’oeil.

De grâce, opposons – nous, mais faisons le en ayant toujours en conscience que le peuple nous observe et se marre de notre propre turpitude ! Au regard du principe selon lequel nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, ne revenons pas après, s’apitoyer sur notre sort.

Au peuple, nous disons, de ne pas suivre aveuglément les nuisibles hypocrites hostiles pour nous éviter le syndrome du “Mouton de Parnurge” dont le célèbre personnage-compagnon de “Pantagruel” et habile en caricature controverse, avait pour nom, qui signifiait tout bêtement « apte à tout faire, méchant » en grec ancien ( πανοῦργος / panoûrgos).

À Bon Entendeur Salam !

#DEWENETI #MEILLEURS_VOEUX_2019

Par Elhadji Daniel SO,

Président d’En Mouvement ! Défar Sénégal

Ensemble, Construisons le Sénégal !

 

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